Accueil des projets innovants en région. La lozère en est aussi

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  • 26 novembre 2008

La France ne se résume pas à sa capitale, aussi belle soit-elle. Les régions françaises disposent de nombre d’atouts qui font d’elles des endroits non seulement agréables mais aussi économiquement porteurs. La France découvre ou redécouvre la capacité de ses régions à entreprendre et à engendrer des réussites économiques. Les exemples ne manquent pas de ces créateurs d’entreprise cherchant à concilier réussite professionnelle et amour pour une région.

En ce sens, les lois de décentralisation délèguent aux conseils régionaux une grande liberté en matière de développement économique. Les mauvais élèves copiant sur les meilleurs, quelques standards d’aides émergent. Ainsi, celles-ci vont de plus en plus vers un lien entre le montant de la subvention et le nombre d’emplois créés. Notons également l’appui donné aux jeunes créateurs, sous réserve de conditions d’âge, et la montée en puissance des avances remboursables. Ces dernières ont le mérite de renforcer la notion de responsabilité de l’entrepreneur, qui le plus souvent ne recherche pas de l’assistanat, en l’engageant à rembourser les sommes à une échéance ou selon des conditions définies à l’avance. Reste désormais à se repérer dans ce qui peut sembler être un maquis d’aides où seuls les plus malins ou les plus patients peuvent s’y retrouver.

A l’image de ce jeune chef d’entreprise des Cévennes : « Quand j’y repense, je me dis que tout le temps passé à remplir ces dossiers, les comprendre, à relancer les interlocuteurs, sans compter les délais – puisqu’on a souvent l’impression que les administrations vivent à une vitesse dix fois inférieure à la vie réelle -, je me dis que j’aurais mieux fait de me concentrer sur la commercialisation de mes produits. On ne m’y reprendra plus. C’est cela aussi la force de l’expérience ». Soit, voilà un patron râleur, plus pour la forme que pour le fond. Car la France des régions émergent. S’il y a quarante ans, les jeunes bretonnes montaient sur Paris pour jouer les Bécassine, un peu cruches et sans cervelle, désormais, les bretons, comme les autres, s’en vont à la capitale pour négocier les marchés. Tels Paul-Emmanuel Champs, directeur administratif et financier d’une société d’agencement intérieur, 21 millions d’euros de chiffre d’affaires : « De Brest où se trouve notre siège s’ouvre le monde.

Nous avons une filiale sur Paris, mais le marché de l’emploi sur la région parisienne est tellement perturbé et changeant que ce sont souvent nos salariés bretons qui viennent travailler sur les chantiers parisiens ». S’adapter Selon que le marché de l’entreprise soit local ou national, les besoins varient. Sur les marchés locaux, la nouvelle société a, comme l’indique Christiane Lecoq, présidente du réseau des boutiques de gestion, le mérite d’ancrer durablement son activité dans un contexte régional « en adaptant rapidement sa réponse aux besoins des habitants ». A l’heure où la France entière gronde sous la menace et la médiatisation de délocalisations toujours plus nombreuses, l’initiative locale apparaît comme étant plus sûre. A voir, car si le nombre de créations d’entreprises augmente par rapport au creux de la fin des années 90- début 2000, la France semble en retard dans le domaine de l’entreprenariat local. Au-delà des aides, subventions et autres conseils, la France de l’entreprise part à la recherche de la reconnaissance de son rôle dans l’évolution de notre pays.

En ce sens l’initiative prise en Lozère avec la première édition de Beecreative  illustre ce nouvelle essor du développement local en régions. Du 29 septembre au 12 décembre, les porteurs de projets sont invités à les présenter pour aller jusqu’au bout de leur rêve d’entrepreneur et de leurs projets innovants. Avec en parallèle, une vie dénuée du stress des grandes villes l’environnement, les énergies renouvelables, la gestion durable de l’eau,  bio ressources, agro-alimentaire, le bois, les matériaux, l’éco-construction ou encore les technologies numériques, les nouveaux services, la santé et le bien-être

 

 

Le processus de sélection

Les dossiers de candidature peuvent être déposés du lundi 29 septembre au vendredi 12 décembre 2008 à minuit. Ils seront étudiés par le jury composé des partenaires engagés dans le développement des entreprises  la Chambre de commerce et d’industrie, la Chambre des métiers et de l’artisanat, Lozère Développement et Transferts LR. Trois lauréats seront sélectionnés selon les critères suivants :

  • le potentiel d’activité ;
  • le caractère novateur ou l’originalité du projet ;
  • sa cohérence économique et financière ;
  • la qualité du produit ou du service ;
  • les besoins exprimés pour l’engagement de la dotation attribuée par le Conseil général de la Lozère.

Une dotation complète et originale

Chacun des trois lauréats recevra une dotation attribuée par le Conseil général de la Lozère de 12 000 €, 10 000 € ou 8 000 €, selon son classement. En plus du soutien financier, tous les lauréats bénéficieront :

  • de l’hébergement dans la pépinière d’entreprise de POLeN pendant deux à quatre ans, dont les six premiers mois pris en charge ;
  • d’un accompagnement de Lozère Développement, conformément à la convention type d’accompagnement ;
  • d’un diagnostic et d’un suivi scientifique et technique par Transferts LR ;
  • de l’hébergement pendant six mois d’une famille de 4 personnes.

POLeN mettra à disposition des lauréats ses ressources opérationnelles : son centre d’affaires – lieu d’échanges, de rencontres et de ressources pour les entreprises -, son centre de ressources en technologies numériques et sa pépinière d’entreprises innovantes proposant des modules de 20 et 50 m².

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Quelques dates à retenir

  • Du 13 au 14 novembre : participation de Lozère Développement et de POLeN au 9e forum « Création et reprise d’entreprise » de Montpellier.
  • Jusqu’au 12 décembre : dépôt des candidatures.
  • Du 12 au 19 décembre : délibérations du jury.
  • Dès le 9 janvier : arrivée des lauréats à Mende.

 
 
 

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