Hors de l’abri, de David Lodge

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  • 30 septembre 2008

 Par Fanny Kerbrat

La Guerre est une période que chacun d'entre nous aimerait ne jamais avoir à affronter.  Pendant la seconde guerre mondiale, c'est le quotidien d'un petit garçon, Timothy, que David Lodge considère comme « son double », qu'il retrace. Il nous raconte les difficultés permanentes de la guerre à Londres, à la campagne ainsi que dans la banlieue Londonienne où Timothy vivra successivement. Il survivra aux alertes à la bombe où chacun doit trouver un endroit souterrain pour se mettre à l'abri ainsi qu'au rationnement, aux destructions et aux pertes d'êtres chers. Mais David Lodge, dans son roman, insiste plus particulièrement sur l'après-guerre et toutes les découvertes que Timothy fera pendant ses vacances d'été, en 1951, chez sa soeur à Heidelberg, une ville située dans la vallée du Neckar au Sud-Ouest de l'Allemagne. Timothy, jeune homme de  16 ans,  n'est plus le petit garçon que nous rencontrons au début de l'histoire. Chez sa soeur, il s'ouvre au monde extérieur et plus particulièrement aux filles qu'il ne connaissait guère auparavant. David Lodge nous raconte avec beaucoup d'humour le début de la puberté chez le jeune homme et la connaissance qu'il acquiert au fur et à mesure sur les filles. 
 
 

      C'est un roman intéressant et plaisant où s'associent tristesse, bonheur et plaisir. La tristesse est l'état d'esprit ressenti par Timothy lors de la perte de son oncle, sa tante et de leur fille ainsi que les moments où il est dans le doute et se sent anéanti. Le bonheur est là, quand il rencontre Gloria, une jeune fille de Heidelberg qui lui fournit des réponses aux questions que Timothy peut se poser à propos des jeunes filles; mais aussi lors des nombreuses visites qu'il entreprend en compagnie de Don et qui permettent aux lecteurs d'apprendre un certain nombre de choses sur la seconde guerre mondiale. Le plaisir de pouvoir suivre l'évolution du personnage principal, de sa famille et de ses amis tout en ressentant les émotions de ces derniers, ainsi que le rappel permanent de la guerre, permet à David Lodge de faire son devoir de mémoire vis à vis de toutes les victimes de cette guerre, des précédentes et des suivantes.

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