Le vendeur de saris, de Rupa Bajwa

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  • 8 février 2008
Est-ce une constante ? Mais de la même manière que les romanciers contemporains britanniques aiment à parler de la désinsdustrialisation de leur pays et de leur rapport complexe avec la politique, les écrivains indiens (je mets à part Amitav Ghosh et son fabuleux Palais des miroirs) reprennent avec délice les questions des castes, abolies dans les lois mais pas dans les esprits, et les questions des mariages. Rupa Bajwa n’échappe pas à cette quasi-règle littéraire avec Le vendeur de saris. On ne retrouve pas encore ces critiques acerbes et franches dans la littérature chinoise.
Ramchand travaille dans une échoppe à satisfaire les dames indiennes soucieuses de choisir le plus beau sari. Au fil du temps, il se rend compte de son ignorance et parvient à s’acheter deux grammaires anglaises dans l’idée d’apprendre l’anglais. Derrière le rêve de savoir (My tailor is rich et Where is Brian ?) se cache pour lui une dure réalité, le fait de se rendre compte du plafond de verre qui sépare les siens de la bourgeoisie indienne. Une découverte qui va perturber sa vie bien rangée.
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