La solitude des nombres premiers, de Paolo Giordano

  • 0
  • 19 avril 2010

D’habitude la littérature italienne contemporaine, se lit la tête dans le gazon, les mains en l’air et le chapeau Palerme vissé sur la tête. Il n’en est rien dans le premier roman de Paolo Giordano, la solitude des nombres premiers. Alice et Mattia sont touchés par les incidents de la vie.

☆ job 314 – le vrai foot italien ☆ – kewego
VIDEO PROPOSE PAR JOB 314 …seance d’entrainement de football italien

La première chute lors d’une descente en ski, poussée, au sens figuré par l’ambition par contumace de son père. Mattia abandonne sa sœur jumelle, handicapée mentale, dans un parc pour se rendre à  une soirée, et ne la retrouve pas à  son retour. Ils se rencontrent fortuitement pour ne plus jamais se quitter malgré leurs absences, malgré l’éloignement.

Les 342 pages de l’édition poche se lisent presque d’une seule traite, la vache. Au long d’une histoire simple, renforcée par une écriture fluide, Paolo Giordano nous attache à  ses personnages et à  leur humanité. C’est le signe des belles histoires et des bons romans. Par cette livraison, Giordano met aussi un terme à  l’idée que la littérature se déguste comme une pizza en fourrant tout à  l’intérieur, mais plutôt al dente.

Doctorant en physique théorique, Giordano utilise les nombres premiers dans l’intrigue de son roman. Mattia, surdoué des mathématiques, s’amuse à  son bureau à  calculer la suite des nombres premiers, qui ne sont divisibles que par 1 et par eux-mêmes. 1,3, 5, 7, 11 avec de temps à  autre des jumeaux, simplement séparés par un chiffre pair comme 5 et 7. Ce n’est pas la première fois que des romanciers sont fascinés par ces nombres. Dans le bizarre incident du chien pendant la nuit, Mark Haddon reprend ces nombres pour en faire les numéros des chapitres de son livre. Comme quoi des chiffres peuvent naître de belles lettres.

Animation_Sieb_des_Eratosthenes_mod

Partager