Microcrédit. Mam’Goudig, ça décoiffe

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  • 29 mai 2009

mamgoudig

Pour beaucoup l’image de la bretonne à  coiffe se confond avec Bécassine, créée par Joseph Pinchon et Jacqueline Rivière. Cette image de la bonne bretonne montée à  Paris fait aujourd’hui grincer pal mal dents en Bretagne.
Depuis 1997, elle a avec Mam’Goudig une concurrente de poids. Pour rendre hommage à  ses grands-parents, des Concarnois, Jean-Paul David imagine ce personnage si particulier. Cet ancien illustrateur publicitaire freelance travaille alors comme surveillant de chantier la nuit pour faire vivre sa famille. En dessinant, Mam’Goudig, il entrevoit l’ensemble des possibilités de produits dérivés. Il décide de monter son entreprise. «  Je suis allé voir mon banquier pour lui demander un financement sous forme de prêt pour lancer mon activité. Sa réponse a été catégorique: non ». Sur les conseils de la boutique de gestion de Lorient, il se retourne alors vers l’Adie. Celle-ci lui apporte 4.500 euros pour financer les débuts de son entreprise.

Une série animée en projet pour la télévision

La suite ne tient pas du conte de fée mais pas loin. Des hommes d’affaires parisiens issus de la diaspora chinoise sont séduits par le graphisme du personnage et signent avec Jean-Paul David un contrat de licence de marque pour exploiter l’image de Mam’Goudig. Depuis, quinze autres entreprises ont suivi le chemin. Chaque année, les produits dérivés de Mam’Goudig génère quatre millions d’euros de chiffre d’affaires, sur lequel le créateur de Lorient touche entre 3% et 10% de royalties. «  Ses partenaires appartiennent désormais à  la grande famille de Mam’Goudig avec un rapport empreint d’affection à  l’égard de ce personnage et de ce qu’il laisse transparaître ». Bols, vêtements, chaussettes à  portable, porte-clés, la liste des produits estampillés Mam Goudig est longue. Deux bandes-dessinés sont également parues et ont été vendues à  65.000 exemplaires. Une troisième tournée est en préparation. De même qu’un programme court de 52 épisodes de 2’30 » pour la télévision.

Le 9 juin, Jean-Paul David lance «  les régals de Mam’Goudig ». Cette marque ombrelle va chapeauter un ensemble de produits alimentaires premium à  commencer par une brioche fabriquée par l’entreprise Berrou de Goulven. Des sardines, du cidre et d’autres produits régionaux devraient suivre. «  Je me lève chaque matin en repensant à  ce que l’Adie a fait pour moi, à  cette main tendue de personnes qui ont cru en mon projet », affirme Jean-Paul David, qui est devenu le parrain régional de l’association pour le microcrédit qui organise à  partir du 2 juin la semaine du microcrédit. D’ici la fin de l’année, début 2010 au plus tard, Mam’Goudig sera présente sur le net via un site de e-commerce. Dernière satisfaction, le créateur de Mam’Goudig est désormais référencé par la prestigieuse National Gallery à  Washington entre Paul Gauguin et… Bécassine.

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Commentaires

  1. […] du marché bancaire classique d’obtenir des crédits afin de monter leur propre activité, dans les pays occidentaux comme dans les pays en voie de […]