Archives pour la catégorie “Médecine”
Publié par mcabon dans Journalisme, Médecine, tags: André Toulmond, arénicole, Brest, cabon, Claude Férec, Franck Zal, Hemarina, Jean-Marie Lehn, organes, purification, receveur universel, Roscoff, sang, Station biologique, substitut sanguin, Thierrey Hauet, transporteur, transporteur d'oxygène, vers
Paru dans Nautilus
Une molécule tirée de l’arénicole, un ver marin présent en abondance sur les côtes, est riche de possibilités en matière de transport d’oxygène au sein de l’organisme… humain. Hemarina, une start-up de la mer, s’est créée pour l’exploiter commercialement. A partir de la Station biologique de Roscoff comme ManRos.
Arénicole, transporteur. Pour être simple la carte de visite du ver marin, arenicola marina, n’en est pas moins prometteuse. Après vingt ans de recherche, une équipe de recherche en écophysiologie du CNRS sous la direction de Franck Zal, a découvert chez ce ver marin, plus connu pour servir d’appât aux pêcheurs, des propriétés étonnantes. En effet, son hémoglobine possède des caractéristiques exceptionnelles. « Elle est extracellulaire (non englobée dans des globules rouges), sans typage sanguin, avec un poids moléculaire est 50 fois celui de l’hémoglobine humaine. Anti-oxydante intrinsèquement, elle est dotée de propriétés fonctionnelles de fixation et de libération de l’oxygène proches de l’hémoglobine humaine », indique Franck Zal.
Basé à Roscoff, il vient de créer Hemarina, en compagnie de Morgane Rousselot et John Thébault. Cette start-up spécialisée dans les biotechnologies est dédiée à la recherche et au développement de nouvelles applications médicales des propriétés de Hbam, la molécule d’hémoglobine de l’arénicole. De nombreux prix, parmi lesquels ceux du Sénat dans la catégorie « Sciences de la vie », du ministère de la recherche dans la catégorie « émergence »… ont consacré la pertinence du projet. Et la composition du comité scientifique (1) témoigne des espoirs engendrés par cette découverte. Enfin, la création de la société fait l’objet d’une levée de fonds de douze millions d’euros auprès d’investisseurs enthouasiastes.Une multitude d’applications sur le marché de la santé est envisageable. Hemarina en vise trois principales dans un premier temps.

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Publié par mcabon dans Médecine, tags: Alzheimer
860.000 malades, plus de 200.000 nouveaux cas par an, 2,3 millions de personnes touchées à terme. Rien qu’en France. Ces chiffres suffisent à eux-mêmes pour montrer et démontrer l’importance des enjeux liés à cette maladie. Découverte au début du siècle par le médecin autrichien Aloïs Alzheimer, cette maladie est aujour’hui incurable. Comment lutter dans ce cas ?
En permettant un éveil intellectuel.
Si les professions intellectuelles sont moins touchées par cette maladie que les autres, la raison en tient en leur activité de l’esprit. Jouer au Sudoku, être un cruciverbiste invétéré, lire, participer à des conférences, à l’université du troisième âge, aux concours de chansons dédiés au troisième âge permet de ne pas laisser son esprit s’engourdir.
En veillant à un exercice physique régulier
S’il est indispensable pour tout être humain (il est prouvé qu’il réduit de manière considérable, par exemple, chez la femme, le risque de cancer du sein), celui-ci peut se révéler plus délicat à entreprendre chez les personnes âgées. Marcher plus de trente minutes par jour, monter les escaliers, pratiquer un sport adapté à son âge, jardiner (qui est aussi une activité intellectuelle à bien des égards) figurent parmi ces possibilités simples de maintenir son corps en éveil.
En gardant un sens à sa vie
S’obliger à être en alerte, à voir plus loin que demain, à conserver des objectifs et posséder ses propres projets de vie, bref, donner un sens à son existence alors que sa fin approche, paraît indispensable. Etre en lien avec des enfants dans le cadre de maisons de retraite et de crèches qui partagent une partie de leurs locaux, participer à ses associations caritatives…
En soutenant les proches
Les malades ne sont pas les seules victimes de cette maladie. Les familles souffrent également de cette situation. Il n’est pas rare que le conjoint s’épuise à force de soutenir un malade devenu totalement dépendant. Dans le cadre du plan Alzheimer lancé cette année par la ministre de la santé, le soutien aux familles devient un élément déterminant. Soutien financier, psychologique, affectif pour permettre à chacun, à sa place, de continuer à vivre sans dénier la nécessité de la solidarité familiale.
Aider la recherche
Si pour l’heure, peu de possibilités existent en matière thérapeutique, rien n’est joué d’avance. La recherche progresse. A Roscoff, l’équipe de Laurent Meijer, travaille sur des inhibiteurs de protéines kinases dont la responsabilité semble être en cause dans les maladies neurodégénratives. Dans le cadre des recherches sur les cellules souches, il apparaît des possibilités, semble-t-il prometteuses, en la matière en permettant le renouvellement des tissus neuronaux. Autant de pistes qui entretiennent l’espoir si ce n’est de la guérison de cette maladie mais tout au moins de son ralentissement voire de son arrêt.

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Thèmes abordés : Alzheimer
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20% des plus de 80 ans déclare avoir des relations sexuelles fréquentes. 6 femmes sur 10 et sept hommes sur 10 affirment avoir des relations sexuelles au moins une fois par mois. La sexualité des sexygénaires, comme les appelle le sociologue Gérard Mermet dans son ouvrage Francoscopie, est taboue pour bon nombre de personnes.
Une vie sexuelle épanouie permet une jeunesse de corps et d’esprit, une quête du bonheur qui est sans conteste un élément de bonheur et de joie de vivre et constitue l’un des rôles de survie mis en évidence par Wood. L’OMS le rappelle d’ailleurs dans sa définition du terme santé : état de bien-être physique, mental et social. Comment permettre son développement harmonieux.
- - Dans les maisons de retraite en permettant une intimité des personnes âgées, d’abord personne avant d’être âgée, et en permettant les rencontres voire la possibilité de disposer de lits adaptés.
- - Dans la sensibilisation du personne soignant à cette question pour permettre aux patients d’en poser les contours.
- - Dans le changement du regard de la société à l’égard d’un sujet manifestement tabou, c’est-à-dire tellement gênant que ne pas en parler c’est nier son existence et l’impératif de son enjeu. Vieillir est trop souvent considéré comme « mourir un peu ». De la même façon, la valorisation des talents des personnes âgées permettrait de cesser de voir la vieillesse comme une maladie qu’elle n’est pas.
- - En permettant la recherche et développement sur les questions liées à l’impuissance chez l’homme et aux sécheresses vaginales chez la femme par exemple. Le marché du Viagra, 1,7 milliard de dollars par an, l’un des médicaments les plus copiés, aux risques et aux périls des utilisateurs de la copie usurpatrice, montre que le marché existe et donc que la demande est réelle.
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Thèmes abordés : Personnes âgées, sexualité
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Publié par mcabon dans Journalisme, Médecine, tags: 23 and me, 23andme, ADN, éthique, eugénisme, génome humain, Google, identité humaine, lois bioéthiques, Médecine, progrès médical, questionnement, tests Adn, watson
On connaissait les tests ADN sur l'immigration, ceux concernant la parentalité, voici désormais la possibilité de décrypter entièrement son génome. Contre 999 dollars, la société 23andme, (23 pour les 23 paires de chromosomes de l'être humain) fondée par l'épouse d'un fondateur de Google, fournit le génome d'un individu. Ce dernier peut alors connaître les probabilités par rapport à la moyenne de souffir de pathologies sur le plan génétique. C'est une évolution majeure qui dessine dans ce cas. Cela n'est pas sans poser d'inombrables interrogations éthiques.
La génétique n'explique pas tout
Au premier rang desquelles, celle qui voudrait que la génétique exprime la singularité d'un individu. C'est nier la force du groupe social et de la culture que d'affirmer cela. Sans un contexte, favorable ou non, la génétique exprime des données brutes probabilistes qui perdent de leur sens et de leur capacité d'explication. Dans un récent texte publié dans Courrier International et paru dans sa version originale dans Wired, la journaliste américaine conte son expérience. Son génome en main, elle compare, analyse, s'inquiète, sur un ton parfois badin, de son fort risque de succomber à une crise cardiaque. Inquiète, elle questionne les conseillers de la compagnie qui la rassurent en lui indiquant que dans ce cas il est bon d'entamer une activité physique régulière. Dans le domaine de la fiction, le film Bienvenue à Gattaca relate également cette même expérience. A juger par les propos du découvreur de l'ADN, le prix Nobel de Médecine Watson, sur la question de "l'infériorité de la race noire sur la race blanche", d'un point de vue génétique, ou encore des recherches de scientifiques américains sur un gêne de l'homosexualité, on mesure l'étendue du questionnement et de la potentialité d'une utilisation politique, osons idélogique, de cette évolution technologique.
Une aubaine pour les assurances
Mis dans les mains des assurances, dont le métier n'est pas de protéger des risques mais de les quantifier et de garantier des pertes matérielles, humaines ou financières de leur survenue, est plus inquiétant encore que le risque de sidération psychologique que peut entraîner la révélation de maladies génétiques graves. Notamment dans le cadre d'un système d'assurances totalement individualisé. On se souvient qu'il aura fallu l'intervention énergique de Jacques Chirac, pour qu'une loi créée un fonds de péréquation des assurances afin qu'un fonds de solidarité nationale prenne en charge les assurances de prêts des individus souffrant d'affections de longue durée (cancers, Sida…). Ceux-ci se voyaient dans de nombreux cas refuser leurs prêts, et ce même dans des cas de rémissions de leur maladie. Et par là-même exclure du monde de la consommation, de l'immobilier… On peut juger cela comme une chance ou un malheur, c'est selon. Néanmoins, pour des actes fondamentaux de consommation comme l'achat d'un bien immobilier, type la résidence principale, cela constitue un handidap et non des moindres. Déjà aux Etats-Unis, des fumeures ou des obéses sont relégués au placard, licencié, ou mieux, pas recruté, en raison de leur comportement contraire aux règles de bienséance supposée du "bon patient".
Sur le chemin du questionnement éthique
La tendance généralisée à chercher à se prémunir contre les risques dans une société qui n'aura jamais aussi sécurisée mais paradoxalement jamais jugée aussi dangereuse nous force à une réflexion éthique, nécessairement personnelle, et oblige à rechercher la compréhension d'enjeux globaux qui touchent bien plus que notre simple personne. Quelles peuvent être les limites de ce progrès scientifique ? Quels sont les risques potentiels de cette évolution ? Mis dans de mauvaises mains, c'est le cas pour tout progrès, que peut-il advenir de pire ? Comment se prémunir d'éventuelles manipulations ? Quid d'une fécondation in vitro, qui s'appuierait, à terme, sur cette technique dans le cadredu diagostic pré-implantatoire ?
A l'heure où la recherche sur les cellules souches connaissent des avancées spectaculaires et porteuses d'espoirs dans le combat contre les maladies, notamment neurodégénératives, ce lancement commercial ravive les craintes d'un nouvel eugénisme. Un eugénisme qui cacherait son nom et se réfugierait derrière une vision bienveillante du progrès pour empêcher le débat et la nécessaire introduction d'un cadre législatif nouveau. Ce sur quoi les lois bioéthiques, dont la révision est prévue, courant 2009, devront traiter. Avec tout l'esprit de compromis qui doit être le leur entre avancées médicales et respect de l'identité humaine.

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Martin Winckler n'est pas seulement un écrivain de talent (Lire son roman dumassien Trois Médecins, narration épique et émouvante du parcours de trois médecins idéalistes). Il est aussi médecin. Son diffère alors mais pas son esprit. L'homme développe un niveau de conscience et une capacité à communiquer trop rarement atteints par la profession médicale. Sur son site internet il revient (on peut aussi écouter ses douces chroniques sur Arte Radio) sur l'éthique du soignant. Un thème à la fois d'actualité et éternel.
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Notre système d’assurance-maladie est mal en point. Le constat n’est pas nouveau. De plan de redressement en plan de redressement, la situation ne donne aucun signe d’amélioration. Cette année, le déficit attendu est de douze milliards d’euros. Abyssal dans l’absolu, un peu moins quand on regarde le budget global de notre système, 240 milliards d’euros, l’équivalent de celui de l’Etat. L’ensemble des branches est dans le rouge, vieillesse, familles, maladie, accidents du travail. Les prochains efforts concerneront une nouvelle fois les assurés sociaux, priés de passer à la caisse, par une augmentation des cotisations sociales, des franchises, et par, de fait, une augmentation des cotisations aux systèmes complémentaires de santé.
Un regard neuf
Dans son livre Adieu Sécu, qui se lit avec délectation tant le propos est éloquent, Claude Frémont, pourfendeur des excès du système, au-delà du réel mais simplificateur problème des abus, et de ses scléroses tout en étant un grand humaniste, revient sur les dérives qui accompagnent la vie de la Sécurité sociale depuis des décennies. A lire aussi sur l’Internaute. La difficulté viendrait, selon Julien Duval, dans l’approche des comptes de la sécurité sociale. Dans son livre Le mythe du trou de la sécu, il indique que « l'affaiblissement de la protection sociale découle non pas d'arbitrages techniques mais d'un choix politique: le transfert généralisé des " risques" du capital vers le travail ». Ce retournement de la problématique pose question et permet d’apposer un regard neuf sur ce qui apparaît comme le plus grand défi pour la société française actuelle et son identité.


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Alors comme cela c’était une blague. L’émission de télé-réalité diffusée hier sur la télévision hollandaise, l’autre pays du fromage, était un canular. La donneuse de rein atteint d’une maladie au stade terminal (elle avait supposément un cancer ce qui enlève tout de même une sacrée probabilité que la greffe se passe dans des conditions correctes) n’était qu’une actrice, et cela n’a rien de péjoratif pour les actrices. Sensée mettre sur les devants de la scène la question de la rareté des donneurs d’organe aux Pays-Bas, l’émission a plutôt tourné à la mauvaise blague, abusant de la crédulité des journalistes et de l’opinion publique, c’est le principe même des canulars, mais aussi en desservant à mon sens la cause défendue, si on croit à la sincérité d’un mastodonte des médias tel Endemol qui produit tout de même une kyrielle d’émissions de télévision dont le niveau intellectuel est proche du vide sidéral. Autant le canular de la RTBF a permis, malgré les soubresauts inhérents à ce canular, a un débat public dans ce pays, autant cette farce grotesque tombe à plat. Quelles limites ? La prochaine fois c’est quoi ? On fait croire à des passants qui viennent d’être contaminés par le Sida car un acteur vient de fendiller avec un cutter leur épiderme dans la rue ? On lance un service de blagues téléphoniques sur le thème de : “C’est l’hôpital, vos parents sont morts” ou “C’est l’école de vos enfants. Il y a eu une chute de poteau de basket, on n’a rien pu faire” ? La question du don d’organe pose énormément de questions éthiques car très personnel. Le travail de sensibilisation est une tâche de longue haleine. Elle ne peut se régler sur les plateaux de télévision avec force médiatisation comme si finalement ce n’était pas plus dur de convaincre un être humain de devenir donneur potentiel que de lui faire acheter des chips en promotion ou l’amener à penser que “Oui, finalement, avec X, mes cheveux sont plus doux, moins graisseux. Je me sens plus belle depuis que j’utilise X”. Dans quelle société sommes-*nous si tout devient marchand même les émotions et le fait de jouer avec elles comme un chat avec une pelote de laine ou comme un pelote de laine avec un chat.
En savoir plus :
- Sur le don d’organe, France Adot.
- Le site de l’agence de biomédecine
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Paru sur IMédias
France 2 proposait hier soir une soirée spéciale consacrée au cerveau animée par Béatrice Schönberg. Voilà de la télévision comme on l’aime : intelligente, c’est le cas de le dire, ne sacrifiant pas au simplisme tout en étant didactique et surtout présentant la thématique retenue dans sa globalité. Cela fait du bien en pleine campagne électorale.
Et je sais de quoi je parle, moi dont le QI atteint les 136. Merci Monsieur L’Hippotamus, non… zut je l’ai sur le bout de la langue… l’hypothalamus. Je l’avoue, cela ne se voit pas forcément à la lecture de cet article, mais je sais remettre les dominos dans l’autre, trouver des suites logiques aux nombres, résoudre des problèmes de poulies… Et puis voilà, badaboum, l’intelligence en tant qu’adaptation de ses actes à une réalité, en quelque sorte la créativité issue de la dissonance entre le perçu et le souhaité, n’est pas qu’une question de tests nous dit Claude Allègre. Il existe aussi l’intelligence émotionnelle, celle qui permet de faire preuve d’assertivité et d’empathie. Celle qui permet d’aimer, de souffrir, de compatir.
Le cerveau de Jean Réno est vert !
A la place de Jean Réno, très serein hier, on s’inquiéterait : il a le cerveau tout vert sur l’IRM. Enfin, les neurosciences intéressent très fortement le marketing. Et pour cause. Comme l’indiquait l’un des reportages présentés hier soir, quand ils ne connaissent pas la marque qu’ils boivent, les consommateurs préfèrent le Pepsi-Cola, sur ses qualités objectives, sauf quand on a de l’aérophagie ou que l’on souffre de diabète. Quand ils voient la marque, ce sont les valeurs de l’image de soi et de reconnaissance qui agissent et vont choisir le Coca-Cola. Et s’il vous vient l’idée de ne pas reconnaître cet état de fait, profitons d’un test de vérité pour montrer votre mensonge.
Le nouvel horizon de l’aventure humaine semble être le cerveau. Parce qu’il reste un grand inconnu et parce que ses potentialités sont considérables. Cela pose d’importantes questions techniques pour guérir les maladies liées à la dégénérescence du cerveau, éthiques aussi pour connaître les limites que nous nous imposons en la matière ainsi que sur les perspectives de l’intelligence artificielle. “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme… ” Une idée répandue est que l’on utilise que 10% de son cerveau, France 2 a fait le pari réussi qu’il était possible de parler aux 90% restants.
Retrouvez-moi sur un blog qui en a : www.mikael-cabon.com
En savoir plus sur le cerveau :

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Il est souvent délicat de parler de la mort. Pour tout dire le sujet est tabou et on le comprend. N’empêche, pour les soignants c’est une réalité côtoyée au quotidien. Le procès qui s’ouvre cette semaine de Chantal Chanel et Laurence Tranois suite au décès de Paulette Druais va relancer le débat sur la question de l’euthanasie suite à la loi Léonetti de 2005. Jeudi 15 mars, la décision juridique est tombée : acquittement pour Chantal Chanel et un an de prison avec sursis pour la médecin Laurence Tranois. Déjà la semaine dernière un collectif de 2.134 soignants a lancé un appel pour la dépénalisation de l’euthanasie active, c’est à dire l’injection d’un cocktail de médicaments (curare, potassium…) à dose létale. Cet appel tombe en pleine campagne présidentielles ce qui devrait être le meilleur moment pour parler de questions de société ne l’est pas forcément dans les faits.
La question des limites
Le débat éthique que pose l’euthanasie est difficile à bien des égards. Comment dire non à une personne qui souffre à en souffrir ? Comment, au contraire, accepter que quelqu’un puisse faire les frais, par erreur, par exemple d’une liberté accordée à quelqu’un d’autre ? Comment faire avec la détresse des soignants formés à soigner pas à induire la mort. La question est large. L’avis du CCNE avait pourtant le mérite de rappeler que la fin de la vie doit être digne, y compris dans le lieu de la mort (70% des décès ont lieu à l’hôpital alors que les individus souhaitent terminer leurs jours en paix à leur domicile si cela est techniquement possible). Les évolutions médicales ont dépossédé les individus de leur propre mort, indique le CCNE. La leur redonner pose avec force la question des limites de l’euthanasie.
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L’excision, qui consiste en l’ablation du clitoris, concerne au minimum cent millions de femmes dans le monde. Certaines études laissent à penser que le chiffre pourrait atteindre 120 millions. Trois millions de jeunes filles, souvent âgées de moins de dix années, sont excisées dans le monde, en Afrique surtout mais aussi, de fait, en France. Cette pratique qui mutile les femmes s’avère de plus à risques puisque les conditions sanitaires lors de l’excision sont pour le moins absentes. Si bien que l’organisation mondiale de la santé, dont on rappellera que son budget est inférieur à celui de la Fondation de Bill Gates, en a fait l’une de ses priorités d’action.
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La quasi-totalité de la population expérimente au cours de sa vie une drogue, licite ou illicite, tabac, alcool, cannabis, drogues dures. Pour des raisons culturelles parfois, pour des raisons de mimétisme social dans d’autres cas, pour des questions d’opportunité, d’errances… Il semble que la polyconsommation de drogues s’accentue ces dernières années chez les jeunes. Concernant le cannabis, 9,5 millions de français en ont déjà consommé. 1/2 million en consomme chaque jour, dont 120.000 mineurs. En matière d’expérimentation du cannabis, le phénomène prend de l’ampleur : deux fois plus d’expérimentateurs chez les jeunes de 17 ans en l’espace de dix ans.
La question est parfois posée de la dépénalisation du cannabis et de l’ouverture de coffe-shop, ces lieux, où est vendu la cannabis sous surveillance. Quels sont les arguments pour et contre. A noter que le sujet est sensible, puisque si la consommation à titre privé est permise, en faire l’apologie est condomnable et condamné.
Arguments Pour
- Décision dans le sens de l’histoire de l’harmonisation européenne (Pays-Bas, Belgique…)
- Permet de mettre sous surveillance et d’éraquer le trafic et la présence de mafia
- Qualité constante et contrôlée du cannabis vendu
- Recettes supplémentaires pour l’Etat qui aujourd’hui enrichissent la sous-économie
- Brise la notion d’interdit qui intéresse parfois les adolescents
- Notion de liberté individuelle
- De facto, la dépénalisation existe. Personne n’est mis en prison pour consommation de cannabis. Autant l’intégrer dans la loi
- Cannabis pas pire aux yeux des scientifiques et de l’opinion publique (qui classe le cannabis comme la drogue la moins dangereuse derrière le tabac et l’alcool)
Argument contre
- La France n’a pas vocation à être à la remorque des autres pays (réponse à l’argument harmonisation)
- L’opinion publique reste défavorable, donc réticente à une mesure de ce type
- Danger en terme de santé : sociale (isolement), financière (cela coûte cher à l’individu et à la société), sanitaire (accidents de la route, dépendance au moins psychologique, risques augmentés de schizophrénie et d’épilepsie)
- C’est peut-être l’alcool et le tabac qu’il faut pénaliser et pas dépénaliser le cannabis.
Pour en savoir plus sur Internet :
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Les lois bioéthiques, votées en 1994 puis en 2004, vont faire l'objet d'un nouveau débat d'ici 2009. Celui-ci a d'ores et déjà débuté. Face au progrès de la science et aux évolutions de la société se pose un certain nombre de questions. Au premier rang desquelles, celle de l'autorisation ou non des mères porteuses. Etre mère porteuse c'est accueillir un enfant, qui n'est pas biologiquement le sien. Fécondée par FIV ou ISCI, ces femmes influent néanmoins sur la santé de l'enfant par le contexte qu'elles apportent. Entre 15 et 20.000 euros le portage Combien cela coûte ? Entre 15 et 20.000 euros selon un reportage de l'Express. Selon l'émission Les Maternelles sur France 5, entre 200 et 400 couples auraient recours aux services d'une tierce personne pour devenir parents malgré l'interdiction qui frappe cette pratique dans notre pays. Derrière cette envie de parentalité, se pose la question des délais d'adoption, de savoir également si le désir d'enfant est supérieur aux droits des enfants à connaître leurs origines, de savoir aussi si, parce qu'une technique est disponible il faut en favoriser la dispersion. Cette question fondamentale rebondir sur de nombreux sujets éthiques. A commencer par la procréation médicalement assistée (PMA) ou encore l'indemnisation des donneurs de sang ou de gamètes, la sélection des embryons Ce débat, dont les enjeux sont cruciaux, manque à cette campagne électorale présidentielle. A défaut de législation à la fois précise dans ses modalités et large dans ses principes, ce seront des initiatives qui y répondront. Banque de cordons ombilicaux Ainsi, le milliardaire britannique, Richard Branson vient de créer une banque de cordons ombilicaux. Le principe est simple. A la naissance d'un enfant, ses parents achètent une place pour le cordon ombilical pour 2.250 euros environ. Ce cordon ombilical a la particularité d'être riche en cellules souches. Ces cellules ne sont pas encore différenciées et peuvent devenir qui des cellules cardiaques, hépatiques… Le potentiel, car ce n'est encore qu'un potentiel, est énorme en matière thérapeutique. 20% de ces cellules serviraient de "réserve" à leur propriétaire, 80% pour la recherche scientifique. Car celle-ci manque de ressources pour poursuivre ses investigations. 
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Thèmes abordés : éthique, débat, mère porteuse, Médecine
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La journée internationale de lutte contre le Sida, le 1er décembre de chaque année, est l’occasion de rappeler à chacun l’importance de la luttre contre cette maladie. L’an dernier en France, 6.700 nouvelles personnes sont devenues séropositives (2/3 d’hommes). 27% d’entre elles sont homosexuelles (essentiellement des hommes). Les femmes d’orgine subsaharienne sont également très touchées, de même que les adutes de plus de quarante ans, qui relâchent la pression sur le port du préservatif.
L’Afrique dévastée
La situation est invese dans les pays d’Afrique. Là, les nouvelles contaminations touchent surtout les femmes de 15 à 49 ans. La place des femmes dans ces sociétés, le manque d’éducation, la volonté de maintenir des relations sexuelles même dans des cas à risque pour ne pas être quittée par son homme, le manque de structures médicales (peu d’Africains connaissent leur sérologie) expliquent ce résultat catastrophique en terme de santé publique. Ainsi 2/3 des cas de Sida provienennt d’Afrique, là où les moyens manquent pour soigner les malades. Car si elle ne se guérit pas encore la maladie peut se maîtriser à condition d’en avoir les moyens financiers. Certains malades occidentaux vivent, au prix d’un traitement permament et de souffrances quotidiennes faut-il le rappeler, depuis plus de 25 ans avec cette maladie découverte pour la première fois par Gottlieb à Los Angeles en 1981.
Un rapport de l’Onusida revient sur le cas particulier des salariés séropositifs.
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“Le crise cardiaque Restaurant” est un fast-food comme il en existe tant aux Etats-Unis. Le secteur représente 12 millions d’emplois et sa responsabilité dans le décès prématuré de 400.000 personnes par an !
La particularité est de ce fast-food de l’Arizona est de proposer à ses clients, outre les produits habituels de ces chaînes de restauration, un menu au contenu édifiant : un hamburger de 8.000 calories, les besoins d’une personne pour trois jours, constitué d’un kilo de viande de boeuf, d’une bière ou d’un coca, de frites cuites dans du lard et d’un paquet de cigarettes. Les clients ressortent en fauteuil roulant, accompagné par une serveuse déguisée en infirmière. L’obésité américaine est devenue un véritable phénomène de société comme le montre ce document de l’Ambassade de France à Washington : un américain sur trois obèse, 2/3 en situation de surpoids. Ce qui laisse peu de place aux mannequins anorexiques. Ce mal du siècle des sociétés occidentales touche lui aussi la France. Notre pays compte ainsi 5,91 millions d’obèses.

En savoir plus sur le net :
http://www.obesite.com/
Mortelle obésité
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La question peut faire frémir. Elle se pose cependant en toute liberté sur les sites proAna (pour pro-anorexiques). Ces sites sont utilisés par de jeunes filles pour vanter les mérites de l'anorexie et en décrire les symptômes et l'évolution. Popularisée par le web puis par des émissions de télé y consacrant des sujets, la communauté pro-Ana est cependant, et c'est heureux, débordé par les antis. La nature, et ici la culture, générant le tout et son contraire. Rappelons que l'anorexie touche 2% des femmes à un moment donné de leur existence comme le rappelle cet excellent dossier du site Doctissimo. La récente actualité avec le décès de deux mannequins depuis septembre, la première en Uruguay, la deuxième au Brésil, qui se prénommait, comble de l'ironie, Ana, ou encore, de l'autre côté, l'interdiction faite aux mannequins anorexiques de défiler à Madrid, montre l'acuité de la question et de ses dangers. A noter qu'il y a également beaucoup d'intox quant à la notoriété et la quantité de sites proAna, qui sont, somme toute, difficile à trouver par l'intermédiaire de moteurs de recherche. (Enfin, petit rappel pour les très nombreuses personnes qui m'écrivent en m'interrogeant sur ce qu'elles doivent faire : je ne suis ni médecin, ni qualifié pour répondre. Je les invite à prendre rendez-vous chez leur médecin traitant pour échanger avec lui et/ou en consultant ce site : http://www.anorexie.com/fr/) Ci-contre, un dessin de Patrick Chapatte. @import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);
Mise à jour de cet article : 10 avril 2007
(Note pour les commentateurs, trices : évitez le style SMS pour faciliter la lecture des internautes. Merci)
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