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L'entreprise morlaisienne irrigue la Bretagne avec son cola alternatif. Et cela fonctionne. Avec 230.000 euros de chiffre d'affaires l'an dernier, Kan Ar Bed fait des petits.

Une bande d'indestrutibles gaulois résistent à Cola Cola. A partir de Morlaix, Richard Minec, Nathalie Huitorel, Hervé Le Gal et Jean-Paul Caroff développent leur société coopérative intitulée Kan Ar Bed. Littéralement « le chant du monde » en français, l'entreprise existe depuis 2002. Elle s'appuie sur des valeurs humanistes, proche de l'altermondialisme. Militante donc. « En compagnie d'Hervé (Le Gal), j'ai ouvert un bistro alternatif sur Morlaix, la Realidad. L'idée était de ne proposer aucun produit d'une multinationale. Or on nous demandait souvent du cola. D'où la création de notre propre marque, Beuk », témoigne Richard Minec, alors bénéficiaire du RMI. Le cola est consitué à 95% de sucre. Celui-ci viendra d'une coopérative agricole du Costa Rica. Pour la formulation, un limonadier, l'entreprise Wittersheim, aujourd'hui installée à Plonéour-Lanvern, accepte de les suivre. Bien lui en a pris. Le bistro boit la tasse mais pas le cola. Depuis, il produit le Beuk. L'an dernier, Kan Ar Bed a vendu 230.000 litres de ses produits. La diffusion du breuvage s'effectue essentiellement dans des bars de leur réseau ainsi que dans le monde de l'événementiel : « les grands festivals de l'été certes mais aussi les petites fêtes de quartier et les fest-noz du coin », indique Nathalie Huitorel. Pour la distribution de ses produits, la Beuk mais aussi d'autres boissons issues du commerce équitable, Kan Ar Bed a fondé avec Tri Martolod, un fabricant de bière de Bénodet, Evan Reizh. « Cette filiale s'occupe uniquement de la Bretagne historique. Pour le reste soit nous vendons en direct, soit nous nouons des partenariats ». Kan Ar Bed propose également ses services dans le domaine du catering dans le cadre de la restauration des artistes lors des concerts. Avec ces deux activités, la société coopérative a enregistré un chiffre d'affaires de 330.000 euros en 2006. Richard Minec et Nathalie Huitorel jugent criticable la dérive des produits du commerce équitable vendus en grande surface « Ils ont pris le commerce équitable comme excuse. Alors que nous, on a comme excuse le commerce équitable », s'agacent-ils. S'ils s'inquiètent de l'avenir du secteur, celui de leur entreprise semble être dégagé. Les perspectives de Kan Ar Bed sont désormais de créer plus de produits sous sa propre marque sans sacrifier son identité.
Contact. Kan Ar Bed. 46, route de Paris. 29600 Morlaix. Tél. 02 98 88 07 86. www.kanarbed.net/
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Thèmes abordés : économie, Beuk, cola, Entreprise, Hervé Le Gal, Jean-Paul Caroff, Kan Ar Bed, Morlaix
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Publié par mcabon dans Culture générale, Journalisme, tags: A qui appartiennent les océans, cabon, France, géopolitique, globe, mer, montego bay, océans, onu, superficie maritime
Si la question des revendications frontalières terrestres constitue un casse-tête juridique et géopolitique incommensurable, il en va de même pour les surfaces maritimes. Ce mouvement, plus récent, débute dans les années 50 avec la décision du Chili et du Pérou de prendre possession des eaux bordant leurs frontières. Ces deux états instaurent le principe des 200 miles, l’équivalent de 370 kilomètres. Cette donnée sera ensuite reprise par les pays européens. Devant les risques d’imbroglios juridiques, la communauté internationale se dote d’une législation spécifique. Elle voit le jour sous l’égide de l’organisation des Nations Unies en Jamaïque après près de dix années de travaux. La convention de Montego Bay entre en application en 1994 après de multiples soubresauts portant sur le périmètre de son application.
Ainsi sont reconnues officiellement les zones économiques exclusives. Celles-ci accordent des « droits souverains aux fins d’exploration et d’exploitation, de conservation et de gestion des ressources naturelles, des eaux surjacentes aux fonds marins, des fonds marins et de leur sous-sol ». L’enjeu est de taille. D’un point de vue politique d’une part. Grâce aux « confettis de l’empire », la France règne sur la deuxième aire maritime au monde, avec 11 millions de km2 *, derrière les Etats-Unis avec 11,3 millions de km2, mais devant l’Australie (8,15 millions), la Russie (7,6 millions), le Canada (5,6 millions) ou encore le Japon (4,48 millions). D’un point de vue économique surtout. Car les océans possèdent un potentiel énergétique et halieutique dont on mesure mal encore les contours mais dont on pressent que le rôle sera grandissant dans les décennies à venir.
* A noter que la France doit faire la preuve d'ici un an, auprès d'un organisme en lien avec l'Onu, de la pertinence de sa demande d'extension du plateau continental qui porte sur un million de km2 au total.

Photo : Nasa.
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Publié par mcabon dans Journalisme, Marketing, tags: Bretagne, cabon, Finistère, Fred Alégoët, Kanabeach, Locmaria Plouzané, Marketing, marque, vêtements
Elles sont rares les marques finistériennes à l'aura internationale. KanaBeach appartient à cette catégorie. En l'espace de 20 ans, son fondateur, Frédéric Alegoët, a réussi là où tant d'autres sont tombés. Récit d'une aventure dans le textile.
Dans les success stories à l'américaine, tout commence dans un garage. En Bretagne, c'est dans une cidrerie, pour les frères Guillemot, créateurs d'Ubisoft, ou bien sur une plage de sable fin pour Kana Beach, celle du Trez-Hir en l'occurrence. « J'ai passé pas mal de temps sur la côte méditerranéenne et je me suis rendu compte que le tourisme ne devait pas être la seule activité économique pour une région comme la Bretagne. Et je me suis lancé ». En 1987, Fred Alégoet fonde KanaBeach après des études en Droit. Vingt années ont passé et la marque est toujours là. « Au départ, on a mis toute notre énergie, notre motivation dans ce projet. Sans calcul mais avec entrain et enthousiasme. Aucun principe de départ n'était établi, pensé, gravé dans le marbre. Nous étions tous autodidactes », se rappelle le dirigeant. Le portrait diffère aujourd'hui. L'entreprise conserve son caractère et son tempérament mais ses méthodes de gestion se rapprochent des normes du marché. « C'est tout l'enjeu de notre transformation. Comment rester ce que nous sommes, conserver notre identité et satisfaire nos objectifs commerciaux ? ». Le tournant est là : maintenir un esprit pop, ouvert et décontracté tout en se pliant à un certain nombre de règles plus conventionnelles.

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Publié par mcabon dans Journalisme, Médecine, tags: André Toulmond, arénicole, Brest, cabon, Claude Férec, Franck Zal, Hemarina, Jean-Marie Lehn, organes, purification, receveur universel, Roscoff, sang, Station biologique, substitut sanguin, Thierrey Hauet, transporteur, transporteur d'oxygène, vers
Paru dans Nautilus
Une molécule tirée de l’arénicole, un ver marin présent en abondance sur les côtes, est riche de possibilités en matière de transport d’oxygène au sein de l’organisme… humain. Hemarina, une start-up de la mer, s’est créée pour l’exploiter commercialement. A partir de la Station biologique de Roscoff comme ManRos.
Arénicole, transporteur. Pour être simple la carte de visite du ver marin, arenicola marina, n’en est pas moins prometteuse. Après vingt ans de recherche, une équipe de recherche en écophysiologie du CNRS sous la direction de Franck Zal, a découvert chez ce ver marin, plus connu pour servir d’appât aux pêcheurs, des propriétés étonnantes. En effet, son hémoglobine possède des caractéristiques exceptionnelles. « Elle est extracellulaire (non englobée dans des globules rouges), sans typage sanguin, avec un poids moléculaire est 50 fois celui de l’hémoglobine humaine. Anti-oxydante intrinsèquement, elle est dotée de propriétés fonctionnelles de fixation et de libération de l’oxygène proches de l’hémoglobine humaine », indique Franck Zal.
Basé à Roscoff, il vient de créer Hemarina, en compagnie de Morgane Rousselot et John Thébault. Cette start-up spécialisée dans les biotechnologies est dédiée à la recherche et au développement de nouvelles applications médicales des propriétés de Hbam, la molécule d’hémoglobine de l’arénicole. De nombreux prix, parmi lesquels ceux du Sénat dans la catégorie « Sciences de la vie », du ministère de la recherche dans la catégorie « émergence »… ont consacré la pertinence du projet. Et la composition du comité scientifique (1) témoigne des espoirs engendrés par cette découverte. Enfin, la création de la société fait l’objet d’une levée de fonds de douze millions d’euros auprès d’investisseurs enthouasiastes.Une multitude d’applications sur le marché de la santé est envisageable. Hemarina en vise trois principales dans un premier temps.

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Publié par mcabon dans Journalisme, Leçons d'économie, tags: blog, Brest, cabon, co-voiturage, conseil général, covoiturage, guetta, hippocampe, internet, la poste, Olivier Branellec, Roulezmalin, Sébastien Le Corfec, web 2.0, widget
Le covoiturage aujourd’hui, c’est tendance. L’idée de mutualiser l’usage de sa voiture en y montant à plusieurs pour le même trajet remonte à l’invention de l’autostop par Monsieur Autostop. Si cette pratique avec l’augmentation du multi-équipement en voitures individuelle a sombré, elle conserve pour le moins tout son intérêt du point de vue environnemental, moins d’émission de CO2 par passager, et sur le plan financier. Même si sur ce point la hausse du prix du litre de carburant est à relativiser. Nul ne conteste cette augmentation dans l’absolu. Mais comparer au salaire moyen à l’heure par exemple, il faut deux fois moins de temps de travail pour se payer un litre de carburant que dans les années 80. Comme souvent les consommateurs sont très sensibles à des prix emblématiques comme celui du carburant l’est, on touche à la dimension symbolique, la liberté, la mobilité, l’indépendance, liée à l’automobile, et peu aux notions les plus élémentaires d’économie. Les dépenses incompressibles ont augmenté, le loyer, les dépenses en communication, et le prix du carburant fait l’objet de beaucoup de fantasme. Bref, passons, le covoiturage est néanmoins une solution pertinente. Le Conseil général du Finistère en fait l’expérience depuis 2005. Cette année-là, il confie à Olivier Branellec, de l’agence Hippocampe, le soin de monter une plateforme internet pour recevoir offres et demandes de covoiturage. Et cela fonctionne. Si bien qu’Olivier Branellec va vendre la solution Roulezmalin à d’autres conseils généraux à travers la France et à des entreprises privées, telles Suez, La Poste, MétroFrance, RégionsJob. Les internautes ne seront pas oubliés non plus. La site repose sur l’interactivité avec des fils RSS qui permettent d’agglomérer l’ensemble des offres et demandes des sites partenaires, la cartopgraphie des trajets avec Googlemaps, la possibilité de recevoir les offres sur son portable…

(Photo Simon Cohen)
Embouteillage sur le marché
Sébastien Le Corfec, l’associé d’Olivier en la matière et dirigeant d’Evernet Studio, et développeur du site, prévoit la mise en place de widgets qui pourra aller sur des blogs, FaceBook et autres sites 2.0 pour proposer des offres. Un partenariat a d’ailleurs été noué avec le Stade de France en prévision du prochain concert de David Guetta. Les spectateurs pourront ainsi trouver des offres de covoiturage sur le site du Stade de France. « Nous pensons segmenter de plus en plus nos offres. Par exemple pour les supporters d’équipe de foot, lors de leurs déplacements, ou encore pour les étudiants… Les possibilités sont infinies ». On imagine très bien aussi des sociétés de location de véhicules être intéressés par cette solution moderne, dans l’air du temps et qui ne remise pas la voiture au garage. Le sémillant chef d’entreprise prévoit une augmentation de capital de sa SARL Roulez Malin dans les prochaines semaines, 100 à 150.000 euros d’apport supplémentaires par deux chefs d’entreprises bien connus dans le Nord-Finistère. L’idée pour lui est d’occuper très rapidement le terrain sur un marché concurrentiel. Cinq sites majeurs bataillent sur ce marché. Tous ne rencontreront pas le succès. Avec 500.000 euros de chiffre d’affaires prévus cette année, Roulezmalin compte bien être de ceux-là. Et tant pis pour les autostoppeurs freelance.
Mikaël Cabon, à Brest
(Contact pour acheter un article sur cette société : mcabon@gmail.com)
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Réseau Santé propose ses services en tant que centrale de référencement, voire d’achats, de structure de conseil pour près d’un tiers des 1.100 officines bretonnes. Bernard Moyon, son dirigeant, revient dans cette interview sur l’offensive menée par les grandes surfaces et en particulier Leclerc, sur la possibilité d’y vendre les médicaments déremboursés.
Michel-Edouard Leclerc souhaite vendre des médicaments déremboursés dans son enseigne. En quoi est-ce inquiétant selon vous ?
Nous avons l’impression de revenir 20 ans en arrière. En 1988, sous la pression de Leclerc et de Mammouth, le gouvernement avait permis aux grandes surfaces de vendre les laits maternisés. Déjà on nous annonçait que les prix seraient inférieurs à ceux des pharmacies. Et ce alors que nous les vendions presque à prix coûtant, une tradition depuis la fin de la Deuxième Guerre Mondiale. Des enquêtes récentes (nous avons fait constater les prix par huissier) montrent que ces laits sont aujourd’hui plus chers dans les GMS que dans les pharmacies. Voilà la dure réalité des chiffres. Leclerc réalise des campagnes de communication massives qui sont mal vécues par la profession, accusée sans qu’elle ait les moyens financiers pour répondre avec la même ampleur. Les médicaments ne sont pas des produits comme les autres. Ils nécessitent une expertise particulière afin d’éviter d’éventuels effets négatifs. L’assurance-maladie dépense chaque année 2,2 milliards d’euros en raison d’un mésusage des médicaments.
Leclerc pose cependant une question pertinente, celle du prix des médicaments…
Le prix des médicaments est fixé par l’Etat qui l’impose aux laboratoires et aux pharmaciens. Quand les médicaments cessent d’être remboursés leur prix augmente inévitablement. Pour plusieurs raisons, primo parce qu’ils changent de taux de TVA, deusio, le déremboursement entraîne une chute des ventes que l’industriel cherche à compenser par une augmentation des prix en les ramenant au niveau du marché européen. Il faut que Monsieur Leclerc comprenne que libéraliser c’est accepter une augmentation importante des prix des médicaments.
L’Union européenne demande avec insistance à la France de libéraliser ce marché. Comment allez-vous réagir ?
Nous demandons aux pharmaciens membres de notre réseau de se mobiliser pour sensibiliser leur clientèle à ces évolutions. De plus, nous cherchons à développer des services supplémentaires, de conseils grâce à la proximité. La santé n’est pas une marchandise. La France se doit défendre cette vision. L’Union européenne s’attaque en ce qui concerne les pharmacies à trois piliers fondamentaux de notre système, la propriété, qu’elle veut voir ouverte à des actionnaires classiques non-pharmaciens, le monopole de distribution, brèche dans laquelle veut s’enfoncer Leclerc, et la répartition démogéographique. Nous sommes dans la situation des stations-service il y a une vingtaine d’années. Elles couvraient le territoire et aujourd’hui ont quasiment disparu. Une pharmacie dans un patelin c’est aussi important qu’un service public, c’est un service public.
Propos recueillis par Mikaël Cabon, à Brest
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Thèmes abordés : Brest, cabon, Leclerc, MEL, Moyon, pharmacie, Réseau santé
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Publié par mcabon dans Au fil des jours, Journalisme, tags: algues, Brest, cabon, Ecokelp, Laminaires, Laminaria digitata, Lanildut, Natura 2000, pôle mer, Saccorhiza polyschides, Valéro, zones infralittorales
Poumons des côtes, majestés aquatiques, les qualificatifs ne manquent pour décrire les laminaires. Leur rôle biologique est essentiel sur le littoral. L’exploitation commerciale et le changement global viennent perturber leur jardin d’Eden.
En l’espace de huit ans, les récoltes bretonnes de laminaires, de l’espèce Laminaria digitata, ont chuté de 65.000 tonnes par an à 50.000 tonnes (1). Quelles en sont les raisons et quels impacts écologiques, sociaux et économiques ? Ce sont les questions auxquelles le projet Ecokelp cherche à répondre.
« Dans un premier temps, l’idée est de connaître l’état démographique des forêts de laminaires en déterminant les périodes de mortalité et de recrutement », explique Myriam Valéro, directrice de recherche au sein de la station biologique de Roscoff au sein du département « Evolution et Génétique des Populations Marines ». Ce suivi prend également en compte les espèces associées aux laminaires en s’attachant à observer celles les plus présentes en nombre. Comme les alcyons, ces brouteurs que l’on trouve en grande quantité au pied des forêts de laminaires, ou encore des éponges. Les focus sur ces espèces permettront de réaliser un bilan de la chaîne trophique. « Ce sont surtout des espèces fixées, des invertébrés marins ou des algues. Nous excluons par exemple les poissons qui par définition bougent et sont donc difficilement dénombrables et observables dans ce cadre », affirme Myriam Valéro.
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Publié par mcabon dans Journalisme, Littérature, tags: aspen, Brest, cabon, carter, gonzo, gonzo highway, Hunter Thompson, Journalisme, mc govern, new journalism
10/18 vient de sortir en poche une partie de la correspondance épistolaire d'Hunter S. Thompson. Ce reporter fut aussi un écrivain, passé à la postérité pour plusieurs de ses livres Hell's Angels, un Sur la route avec les motards, et Las Vegas Parano, interprété par Johnny Depp au cinéma, |