Archives pour la catégorie “Général”


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Cet été nous étions en Italie du nord sur la côte adriatique à Venise. Avec deux enfants, 6 et 4 ans, les vacances dans une ville touristique en période estivale nécessitent quelques aménagements pour les passer agréablement. Voici quelques trucs pour que parents et enfants éprouvent plaisir à se retrouver et à se reposer.

1.      De visites de musées trop longues tu ne feras point. La course-poursuite avec le temps, passer d’un musée à un autre pour profiter de son pass touristique est clairement à oublier. Avec nos pitchounes, le contrat est clair : pas question de sacrifier une glace à un musée. N’empêche, visiter à Venise sans entrer nulle part donnerait la singulière et amère impression d’appartenir à ce troupeau, casquettes dans une main, canette de soda dans l’autre, dont le souvenir de Venise se résumera à l’arrivée sur la place Saint-Marc et… au départ de la place Saint-Marc. N’empêche qu’elle est belle cette place ! Pour profiter de la visite, j’enfile mon costume de conteurs, eh oui, barbe fleurie, voix de ménestrel et en avant la Musique. Le pont des soupirs ? « Les méchants passaient d’une rive à l’autre pour être jugé dans cette grande pièce dans laquelle vous vous êtes assises tout à l’heure. Vous étiez à la place des méchants d’ailleurs. Bouh ». Le palais des Doges ? « Regardez cette carte au mur. Elle est inversée par rapport au globe de la maison. Et ici ces hallebardes servaient à défendre la cité de Venise contre les invasions. « C’est quoi une invasion, papa ? ». « C’est quand un pays cherche à entrer dans un autre pays, sans y être autorisé. Venise, ville riche, attirait les convoitises, et a développé de nombreuses techniques pour se défendre ». Au musée Guggenheim, rappeler que c'est la même licence de marque (à adapter selon le vocabulaire de l'enfant) que ceux de Bilbao, NewYork et Berlin, "eh oui, tu sais Berlin, le zoo où il y a des pandas". Essayer aussi de les faire asseoir ailleurs que sur les sculptures installées en plein milieu de la cour. Cela fait mauvais genre et donne une bien piètre image de la France qui n'en a pas besoin. Le Palazzo Grassi ? C’est de l’art contemporain. Pas de dépaysement, cela ressemble étrangement aux dessins des copines de grande section.

2.      Géraldine et Agathe tu n’appelleras point tes filles. Bon, oui je sais, ce n’est pas forcément à la portée de tout le monde, mais notre benjamine se prénomme Venise. Comment cela ce n’est pas un prénom ? Dedieu ! Dans les années 30, une dizaine de familles donnait ce magnifique prénom à leur enfant. En plus, à l’école, au niveau rime c’est plutôt sympa : cerise, friandise, surprise… Nul besoin de vous faire un dessin. La petite est restée émoustillée de sa visite dans SA ville. Pour visiter Saint Petersbourg, ce sera une autre paire de manches.

3.      De photos tu ne les priveras point. Avec mon Nikon-numérique-infrarouge-wifi-allume-cigare-réfrigérateur portatif, je n’emballe pas à coup sûr, mais je fais de belles photos (voir ci-dessous, oui je sais les belles je les ai gardées pour notre album). Pour les enfants, c’est pareil. Jouer avec ses doigts en carré en faisant clic-clac c’est Kodak, cela va bien deux minutes 15, le temps pour le Quinze de la Rose de doucher les espoirs français. Direction, un magasin de photos, il paraît que cela existe encore, pour se procurer deux appareils jetables et les offrir à nos petiotes. « Voilà c’est pour vous. 27 poses au total. Vous photographiez ce que vous voulez. On les développera à notre retour ». Résultat : des poses infinies, « mais souris, papa », et la moitié de la pellicule disparue dans les limbes du Pacifique (jeu de mot littéraire). Mais des souvenirs garantis 100% maison.

4.      Des cartes postales tu achèteras. La carte postale bénéficie dans notre société d’une image incommensurable. Elle est le signe d’une appartenance sociale : on envoie et on reçoit des cartes. De moins en moins certes. La faute au téléphone et aux e-mails. Peut-être aussi parce que l’on a moins d’amis. Pouf, pouf. Bref, sur une quarantaine de cartes achetées, une trentaine sont parties direction leurs destinataires. Comme la poste italienne est réputée pour sa lenteur, nous les avons postées de France. Erreur, un mois après être allé les déposer à la Poste, deux d’entre elles n’étaient pas encore arrivées à leur destinataire. Si bien que j’ai failli me fâcher avec l’un de nos amis parce que je lui garantissais que je ne l’avais pas oublié alors que lui me soutenait n’avoir rien reçu. Pour s’excuser une semaine plus tard, cachet de la Poste faisant foi.

5.      Des églises tu visiteras. Je ne sais pas pourquoi, mais notre aînée, Poème, adore les églises, et notamment l’histoire de Jésus. De quoi la tenir tranquille une demie-heure par visite, le temps de retracer le chemin de croix de JC, qu’elle remarque qui manque une étape et que l’une des grenouilles viennent confirmer qu’un tableau avait été volé il y a quelques années "en français dans le texte". Allumer quelques cierges « pour Papy et mamy », sortir et se dire que la fraîcheur des chapelles vaut tout de même quelques sacrifices.

6.      Le bateau tu prendras. A Venise, difficile de faire autrement. Comme vous le savez, on peut arriver dans l’île en voiture à condition de la gare, à des tarifs prohibitifs, dans des garages. (Des tarifs qui me font dire que ce sont les Italiens eux-mêmes qui se sont affublés de la réputation de leur pays en matière de vols de voiture pour mieux faire payer les parking, avec un certain art de la vente qu’il faut leur reconnaître). Oublier la voiture donc, et prendre cet ensemble très bien orchestré que constituent les transports publics vénitiens. La ligne 1 permet de voir au ralenti défiler l’ensemble du grand Canal et des bâtisses qu’ils longent. Plaisir des yeux. Les ferries inter-lagune ne sont pas mal non plus.

7.      Des pâtes tu mangeras. Les enfants adorent les pâtes. Cela tombe bien. En Italie, un c’est une spécialité, deux, ce sont les plats qui coûtent le moins cher. Car en la matière, les vénitiens ont compris une chose : le touriste est un cochon de payant, et il n’y a aucune raison de ne pas le faire payer pour tous les dérangements qu’il leur fait supporter. Donc le vénitien frappe au porte-monnaie. Alors que nous nous apprêtions à nous attabler à une terrasse dans une petite rue du centre, un quatuor d’allemands mugit à l’encontre du serveur du bar. J’ai beau avoir oublié mes sept années d’allemand, n’empêche quand un allemand mugit cela fait du bruit, et un bruit qui se fait très bien comprendre. Les bougres se plaignaient d’avoir à payer « l’assiette ». Une sorte de dîme qui vous oblige à payer un certain montant, 2 euros 50 par personne dans ce cas, par personne, pour le simple fait de vous être assis. Mais si on reste debout c’est le même tarif. Soit ici, dix euros pour le groupe. Presque qu’aussi cher que mon café place Saint-Marc, mais c’est une autre histoire…

8.      Le camping tu choisiras. L’hôtel c’est bien mais c’est un peu cher, notamment au Lido où se trouvent les plus grands complexes de Venise. Direction non, Jesolo, une presqu’île à 40 minutes de bateau de Venise, où les tarifs s’adoucissent à mesure que les étoiles se font filantes. Résultat, un tarif raisonnable, en bungalow, pour une réservation deux jours avant d’arriver. Je sais, on aime jouer avec le feu, mais on est aventurier ou on le l’est pas.

9.      Les jeux nautiques tu n’oublieras pas. A l’issue de la négociation avec le syndicat de nos enfants, nous avons mis en place un régime spécial. Je sais cela ne se fait pas, mais à l’instar des responsables politiques des années 50, nul besoin de se préoccuper de l’avenir, on laissera cela à nos successeurs. Résultat : un jour sur deux, nous oublions les musées pour nous laisser à la farniente sur les bords de l’Adriatique, sur un sable surchauffé, et une mer à au moins, 90 degrés. C’est beaucoup c’est vrai, mais ne croyez pas que j’exagère, elle est très chaude. Salée aussi. Direction aussi, les jeux d’eaux de plein-air, notamment Aqualandia, où il est possible de profiter des tremplins, pataugeoires, rivières de la mort, et tunnels aquatiques de la crise cardiaque, toute une journée pour le plus grand plaisir des mistinguettes en maillot de Luis Mariano.

10.  En voiture tu les distrairas. Brest-Venise, en voiture, c’est long, très très long. Déjà Avignon, c’est loin, alors Venise c’est encore plus loin. Solution, jouer au jeu des 4L et des 2 CV, « la première qui arrive à quatre a gagné », jouer au jeu des immatriculations (deviner d’où vient la voiture ». Ce dernier est à éviter dans les embouteillages de Milan. Plusieurs centaines de voitures, immatriculées MI, vous encerclent, vous avancez à pas de tortue. Or une tortue ne fait pas de pas, pour vous dire à quel point un embouteillage à Milan, c’est long. Et vos enfants, sang de votre sang, ADN de votre ADN, vous assaillent de questions, une fois, cent fois, mille fois, pour savoir si MI « C’est bien Milan, papa ? ». Passer aussi par le tunnel du Mont-Blanc, parce que c’est joli, et que voir la neige en plein été cela marque un enfant. Puis arrêter de répondre à la question « on est bientôt arrivé », en faisant semblant de dormir. Semblant seulement, car quand on conduit le contraire devient vite dangereux. S’arrêter à Genève pour voir comment c’est la France qui réussit.

11.  Si tu veux être le héros de ta femme, aux outlets tu l’inviteras. J’ai trouvé un truc que les magazines féminins, ne disent pas. Pour troubler l’irrépressible envie d’une femme d’acheter des fringues au pays où la mode se fait pas chère grâce aux outlets, sorte d’usines à fringues dégriffées vendues moins cher, j’ai un truc de fou, qui fait crac boum hue : prendre une tête compréhensive mais légèrement apitoyée (penser très fort à la victoire de la France contre les Alls Blacks, s’imaginer en pays maori entourée d’une tribu cannibale qui vous demande si la victoire des bleus était justifiée) et lui susurrer : « Tu sais, on a dépensé pas mal d’argent depuis le début des vacances, ton dressing déborde, j’ai failli finir étouffé par l’un de tes pulls l’autre jour, les impôts arrivent et on veut mettre de côté pour les études des enfants, j’ai le même jean depuis trois ans, mais vas-y, fais-ton plaisir, prends un truc, ce sera ton souvenir ». A l’air décidé de mon épouse, après mes propos, au départ je me suis dis, que ça y est je venais signer mon arrêt de mort et je m’apprêtais à appeler la Banque de France pour demander un dossier de surendettement, quand je la vois revenir, l’air dépité, confuse, légèrement honteuse.

Moi. « Tu n’as rien trouvé ? », demandais-je.

Elle. « Non », dit-elle rageuse.

Moi. «Tu es sûre ? », rajoutais-je.

Elle. « Oui ».

Moi. « Alors viens, on y va. On va quitter cet endroit de malheur qui ne sait même pas te satisfaire ». Très fort. Je me suis applaudis moi-même.

PS : Vous aussi avez été à Venise avec vos enfants, laissez un commentaire avec vos impressions si le coeur vous en dit. 

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Quand on pense aux séries américaines, viennent en tête des feuilletons comme NCIS, Les Experts, FBI : portés disparus, Cold Case, Friends pour les plus espiègles. Ces séries répondent à de nombreux stéréotypes sur l'Amérique mais réalisées avec talent scotchent le téléspectateur devant son écran. Pour les plus anti-confirmistes, il convient désormais d'ajouter My Name Is Earl. Earl Hickey a tout du looser. Exclu du système capitaliste, il vit de rapines et n'a jamais fait œuvre de contrition et considère que le mot « Morale » comporte une faute d'orthographe patente. Le jour où il gratte un ticket de loto gagnant, plus de 100,000 dollars, sa vie bascule… sur le capot d'une voiture qui vient de le renverser alors qu'il traversait la rue à la vitesse d'un numéro 10 espagnol transportant le trophée du championnat d'Europe de foot. Dans l'histoire il perd son ticket de loto qui prend la poudre d'escampette et gagne un séjour à l'hôpital où son épouse lui apprend qu'elle divorce pour se marier avec le père de ses enfants, Crab Man.

 

Karma power

Une révélation touche alors Earl : le karma. A force d'avoir été le compagnon du Mal, il s'est fait l'ennemi du Bien. Il décide alors de dresser une liste de tous les actes plus ou moins illégaux qui l'ont amené à des chemins de traverse tortueux. Tout l'idée de la série repose donc sur cette quête : réparer le mal qu'il a pu commettre. En compagnie de son frère, il s'attache chaque jour qui passe à rayer l'un de ses méfaits : avoir volé la voiture d'une unijambiste, avoir mangé les sandwiches de l'un de ses camarades de classe pendant toute sa scolarité, avoir volé un climatiseur à l'un de ses voisins…

La liste est longue. A partir de son « bureau », sis dans un môtel où officie la belle Catalina, une immigrée clandestine mexicaine, en tant que femme de ménage et accessoirement strip-teaseuse à la boîte du coin, il est aidé de son frère dans des tribulations qui touchent par leur charme un peu suranné et un sens de la dérision et de l'absurde sans commune mesure dans le paysage audiovisuel actuel.

 

 

En savoir plus sur la série

http://fr.youtube.com/watch?v=VQBJrZwrNZU Télénovelas

http://en.wikipedia.org/wiki/Earl%27s_list

http://my-name-is-earl.vincent-suy.com/, résumé des épisodes en français

http://www.nbc.com/My_Name_Is_Earl/, site officiel

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On connaît tous le magazine Geo, si, si. Dans la droite ligne stratégique s'appuyant sur le cross media du groupe Prisma, qui édite le mensuel, la revue se lance sur Internet avec un portail dédié à des vidéos et des photographies. Sompteux et instructif. 
 
 
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Hier je vous parlais de l’inhumanité  en Moldavie. Il semble que la Roumanie, son voisin, ne soit pas en reste. Un pays dont on sait peu de choses si ce n’est qu’ils ne sont pas très bons au foot, leur équipe ne bat même pas la nôtre, et qu’ils lavent très bien les pare-brises. Sauf que cette semaine, le Sénat roumain, vient de défrayer la chronique en proposant l’instauration d’un quota de bonnes nouvelles dans les médias. On savait que les personnages politiques aiment à ce que les médias polissent leur image. Rien de surprenant à clela. Cela est conforme à la méthode Coué, « croyez dur comme fer et le reste viendra », célèbre dans les manuels de management footballistique. Le plus dur pour les médias roumains va être de trouver les bonnes nouvelles. Lisez plutôt, rien que pour la semaine écoulée :

-          une commission vient d’autoriser une fillette de 11 ans à avorter en raison d’une grossesses consécutive à un viol par son oncle Ce qui laisse à penser que le contraire aurait pu être possible

-          le prix du gaz va augmenter de 12,5%. Et l’électricité de 5,3% au 1er juillet. « On s’en fiche, a dit Romanu Petroscu, habitant la province du Nord. Je n’ai ni l’un ni l’autre ».

-          les supporters espagnols auraient préféré jouer contre la Roumanie. On ne leur dira pas le contraire.

-          Orange Roumanie vient de réduire le prix de ses abonnements internet itinérants de 80%. Ce qui occasionnera, comme chacun le sait, plus de tumeurs cérébrales.

-          le marché immobilier de Bucarest (Budapest c’est la Hongrie) vient de reculer brusquement de 20% en un mois. Et j’en passe.

 

Bref, c’est à un véritable concours de créativité qu’il faudra inciter les présentateurs roumains. Un petit conseil, vous pouvez trouver des idées en France, où on n'a pas de pétrole, mais pas mal de jugeotte, en regardant le journal de 13 heures de TF1.

 

 

 

 

 

 




 

 

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La Moldavie est un petit pays coincé entre la Roumanie et l'Ukraine. Cet état se distingue par ses paysages, moldaves, sa production viticole, moldave aussi, et son goût pour les mathérmatiques. C'est aussi le pays le plus proche de l'Europe recourant au trafic d'êtres humains (vente de femmes à la criée, le travail forcé c'est la santé, et la mendicité). Dans cet article de journal, on peut lire que le trafic touche 81% de femmes, 5% d'hommes, et 4% de mineurs. 81+4+5=90. Les 10% manquants représentent peut-être la dîme prélevée par l'Etat moldave sur tout trafic illégal ou bien 0% d'EHNI, être humain non-identifié. Quand je vous disais que c'était aussi le pays des mathématiques.
 
Plaisanterie à part, la Moldavie n'est pas le seul pays où subsistent ces pratiques barbares. Lire à ce propos le rapport du Conseil de l'Europe.
 
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