Archives pour la catégorie “Chronique d'Europe”
mai
24
2008
Ce soir se déroule le concours de l'Eurovision. L'Eurovision c'est un concours de chant inventé du temps où les Soviétiques menaçaient encore d'importer violemment sur la place de la Concorde leurs nouveaux chars à propulsion mécanique et ce en totale contradiction avec les règlements du GATT et de l'OMC sur les produits nouveaux. Bref, L'Eurovision c'est un peu has been. Et comme le disait Shakespeare "on ne peut pas To Be et To be has been. car c'est bien trop difficile à prononcer".
Et je me souviens d'une époque, le brouillard du temps s'estompe, et les souvenirs me reviennent, où, je travaillais pour le Télégramme, je suivais le concours de l'Eurovision à la télé, ça c'est de l'investigation coco, pour en conter le résultat le lendemain dans le journal. J'étais resté jusqu'à une heure du matin pour que les lecteurs puissent découvrir le résultat. Scrutin crucial on l'imagine tant et si bien que je ne me souviens plus très bien qui a gagné ce soir-là. Ce que je sais parfaitement c'est que ce n'était pas la France. Trop hype. Pourtant il y a une magie à ce concours, et j'étais, comme qui dirait, comme un enfant.
Come on Sébastien
Ce soir c'est Sébastien Le Tellier qui défend le pavillon national. Sa chanson a fait polémique car elle est en anglais. Shocking. Evil, Diable, My God (intraduisible, ce site n'étant pas interdit aux moins de 18 ans). On en a plus parlé que de la manipulation du concours en 1968 par Franco pour qu'une espagnole gagne le prix et que s'élève à la face du monde le génie de l'Espagne fasciste. Diantre. Bon en attendant les commentaires de Julien Lepers, c'est sûr on va bien rigoler, et la remise d'une encyclopédie Larousse au vainqueur, voici le clip de Sébastien Le Tellier. Et je ne résiste pas à proposer la chanson de Marie Myriam, qui est, on le nous rappelle chaque année, la dernière gagnante française de ce concours en 1977. Pour ceux qui confondent le français et l'anglais et parce qu'ils ont tous les deux la moustache : le premier clip c'est Sébastien Le Tellier, le deuxième c'est Marie Myriam.
mai
05
2008
Karambolages. La bise en FrancePublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Général, tags: Allemagne, Arte, France, Karambolages
Sur Arte, Karambolages décrypte les us et coutumes franco-allemands. L'occasion de découvrir un peu mieux nos voisins. Une émission que l'on peut voir et revoir grâce au site de la chaîne. Thèmes abordés :Allemagne, Arte, France, KarambolagesJe vous recommande la lecture des billets suivants :
sept
26
2006
Yves Thibault de Silguy pas euro du toutPublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, GénéralQuand je pose la question aux étudiants à qui je donne des cours de Culture générale, à peine la moitié peut donner les pays membres de la zone euro. Soit. Quand c’est un ancien commissaire européen qui ne le sait pas c’est un peu inquiétant. Yves Thibault de Silguy mériterait qu’on lui coupe la tête. Pas parce qu’il est d’origine aristocratique mais parce qu’il va nous faire perdre la boule. Interrogé sur France Info ce matin, YTS répond en substance que l’euro est indispensable à notre équilibre et notre croissance économique. D’accord. « L’euro est même utilisé par douze ou treize pays. Enfin, je ne sais plus, cela change tous les jours ». Pas d’accord YTS. D’habitude quand on est énarque on dit “L’euro est utilisé dans un périmètre qui va de zéro à l’infini. Mais le rapport commandé par le Premier ministre devrait nous éclairer sur la question suite à la mise en place de la commission ad hoc sus mentionnée à l’alinéa 3 du projet de loi 462-ACG de l’ancienne mandature. Ce chiffre fixe peut d’ailleurs changer de temps à autre selon des facteurs exogènes”. Ancien commissaire européen en charge de la monnaie unique, YTS commet une faute que l’on peut mettre sur le compte d’un agenda surchargé. Il est désormais en charge du groupe Vinci. Veni, vidi pas vici Missi di Silguy. Et vous vous les connaissez les douze pays de la zone euro ? Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
12
2006
Pêche : Interview Jean BoncoeurPublié par mcabon dans Au fil des jours, Chronique d'Europe, Culture générale, Econoclaste, Général, JournalismeParu dans la Tribune
Quel est l’impact de la hausse du gazole pour les entreprises de pêche ? Le problème qui se pose actuellement pour les navires de pêche est grave pour la rentabilité du secteur. Cependant, il faut faire bien attention à distinguer chacun des segments. Ceux qui ont une dépendance énergétique importante, parce que la part du gazole dans leurs charges peut se monter à plus de 20% de leurs dépenses, comme les chalutiers, souffrent plus que les fileyeurs ou les caseyeurs, pour lesquels l’impact est moindre. La question essentielle, c’est comment analyser cette hausse du pétrole. Que le gouvernement cherche à amortir ce choc pour les entreprises de pêche est une chose qui peut se comprendre : quand il y a le feu dans la maison, on cherche d’abord à l’éteindre. Toutefois on ne prend pas de grands risques en disant que la tendance est à la hausse et que ce mouvement est durable. Essaie t-on alors de masquer ce problème Pour protéger la ressource halieutique, la politique européenne de la pêche a été de subventionner massivement le secteur, à la fois en finançant le retrait de navires, ce sont les plans de sortie de flotte, et en subventionnant la construction de nouvelles unités. Cela a-t-il un sens ? Les stocks sont en mauvais état pour un certain nombre d’espèces et certaines pêcheries restent très rentables pour les armateurs comme pour les marins-pêcheurs. Malgré une dégradation depuis 2003, le salaire moyen ressort à de bons niveaux, même s’il est soumis à d’importantes variations. On y gagne plus d’argent qu’en travaillant dans un supermarché. Le président du Comité national des pêches le dit lui-même : il faut arrêter avec cette image misérabiliste de la pêche. Pourquoi la mise en place des quotas n’a-t-elle pas réglé le problème ? Prenons le cas des espèces sous quotas européens, qui représentent une minorité des produits pêchés. La France reçoit une partie d’un TAC, le total admissible de capture. Selon le principe de subsidiarité c’est à elle ensuite de le répartir. Elle le fait en attribuant des quotas aux organisations de producteurs (OP) qui elles-mêmes répartissent ce quota à leurs adhérents. Jusqu’à il y a peu les quotas n’étaient pas contraignants, car leurs niveaux étaient élevés et peu contrôlés. La préoccupation des OP était la gestion des prix de retraits des navires. Les choses ont changé. Les contrôles se durcissent et l’on assiste à ce que l’on appelle « la race for fish », la course au poisson. Chaque pêcheur a intérêt d’être le premier à l’attraper. Cela augmente les risques de dépassement de quotas. Je précise que c’est la règle du jeu qui est stupide, pas le pêcheur qui réagit en fonction de son intérêt immédiat. D’où l’idée de quotas individuels…. Pour éviter la course au poisson, la solution est de répartir individuellement la pêche possible. Ce n’est pas de l’idéologie que de le dire. Les quotas vont s’individualiser de plus en plus. Ce que la loi ne permet pas c’est leur tansférabilité. Ils ne sont pas échangeables librement, contrairement à ce qui existe en Islande ou en Australie. Or, si les quotas individuels existent, qu’on le veuille ou non, ils deviendront transférables, de fait. Les pêcheurs ne sont pas immortels, ils prennent leur retraite, ils changent de métier… Une étude économétrique menée par Olivier Guyader de l’Ifremer a montré que lors de la vente de navires d’occasion, la moitié de la valeur des navires vendus provenait du droit de pêche associé. La question qui se pose est de savoir si le bateau d’occasion est le bon support de ce droit de pêche. Pour des questions de transparence et d’équité, n’est-il pas préférable que ces quotas soient échangeables sur un marché ? Les représentants des pêcheurs, attachés à la liberté de pêcher, craignent la concentration du secteur aux mains de gros armements… C’est un sujet de préoccupation normal pour la profession. Mais la concentration existe déjà. S’il y a une volonté de la limiter, il faut expliquer pourquoi cela est nécessaire. Et somme toute cette limitation est facile à faire, c’est une décision politique qui consisterait en l’interdiction de position dominante, ce qui existe déjà dans d’autres secteurs économiques.
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mai
10
2006
Simon WiesenthalPublié par mcabon dans Au fil des jours, Chronique d'Europe, Culture générale, GénéralSimon Wiesenthal vient de décéder. Je ne saurais dire dans l’indifférence générale car ce n’est pas vrai, mais plutôt dans une attention louangeuse comme quand on se rend compte que Pépé est mort et qu’on ne lui a jamais dit je t’aime. Pendant toute sa second vie, celle d’après les camps d’extermination nazis, il n’aura eu de cesse de poursuivre ces bourreaux dans leurs lieux de villégiature les plus reculés. Armés des témoignages de ses compatriotes d’infortune et de fiches en papiers, il aura combattu aux côtés d’une des belles idées développées par les sociétés démocratiques : la justice. Non par esprit de vengeance mais par une quête morale de la plus haute importance. Plus d’un millier de ces sauvageons raciste seront passés sous les fourches caudines de la justice humaine par sa grâce. Un merci ne suffirait pas à exprimer la gratitude que nous lui devons. Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
La politique agricole commune (4) : quel avenir après 2012 ?Publié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Econoclaste, Général, JournalismeL’avenir de la politique agricole commune ravive les tensions déjà anciennes au sein des 25. Initié en 2003, le nouvel horizon de la PAC prendra son plein effet après 2012. Accusée de fausser les règles du commerce international, la PAC séparera désormais niveau des aides financières et quantité produites. L’idée est de privilégier le développement durable en axant le montant des aides au respect de 18 normes liées à l’environnement et à la qualité de vie dans les campagnes, que l’urbanisation rapproche de plus en plus souvent des villes, et aussi le « bien être » des animaux. Les prix planchers garantis pour certaines productions, comme le lait ou le riz enregistrent des baisses jusqu’à 50%. De plus, le budget alloué à l’Europe à son agriculture devient sanctuarisé. D’ici 2012, son niveau ne pourra pas évoluer au-delà de celui de 2006 soit 45 milliards d’euros par an. Une garantie pour les partisans d’une refonte radicale de la PAC. Est-ce pour autant une défaite pour les tenants d’une politique agricole volontariste tels l’Allemagne et la France ? Rien n’est moins sûr. D’une part parce que l’horizon 2012 est lointain. D’autre part parce que le principal concurrent de l’Europe, les Etats-Unis, continue de renforcer son dispositif d’aides à l’agriculture. Récemment, Washington vient de décider de relever de 73,5 milliards de dollars sur dix ans son budget d’aides, le Farm Security and Rural Investment Act. La fin du productivisme Devant cet état de faits, l’Europe pourrait être sommée de réagir par ses agriculteurs. Ceux-ci, qui représentent moins de 4% de la population active, employés agricoles compris, bénéficient d’un pouvoir de nuisance exemplaire par son efficacité. Le soutien de leurs concitoyens, le plus souvent issu à deux générations de distance du même milieu, nostalgiques génétiques de cette période, est quasi-inconditionnel, sauf sur le thème du respect de l’environnement. Il n’en reste pas moins que le cule du productivisme du début vient, avec cette réforme, de prendre du plomb dans l’aile. Les orientations porteront désormais sur une démarche qualitative, soucieuse de fiabilité alimentaire, pourvoyeuse de valeur ajoutée. Nul doute que les consommateurs d’aujourd’hui, en quête d’authenticité et de sécurité, trouveront cette démarche à leur goût. Mikaël Cabon Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
La politique agricole commune (3) : La relance de la PACPublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Econoclaste, Général, JournalismeParu dans Cambodge Soir En l’espace de quarante ans, l’Europe passe de la pénurie alimentaire aux excédents durables dans la majeure partie des productions agricoles. Comment dès lors endiguer cette surproduction endémique alors que le budget européen, par volontarisme politique, s’apprête à investir dans d’autres domaines au gré de l’expansion des attributions de l’Europe ? En 1984 sont mis en place les quotas laitiers, qui préfigurent d’une transformation radicale de la politique agricole commune. Chaque exploitant laitier se voit attribué un quota maximum de litres de lait à ne pas dépasser sous peine de sanctions financières importantes. La même année, à Fontainebleau, les 10 pays membres décident que le budget agricole n’augmentera plus dans les mêmes proportions que le budget général de l’Union. Quatre ans plus tard est décidé un virage qualitatif de la PAC. Elle ne servira plus à faciliter la production mais s’octroie un rôle d’aménagement du territoire en portant, entre autres, son attention sur les structures de production, la pyramide des âges, la revitalisation des zones agricoles les plus menacées par la désertification. Briser le cercle vicieux Ces décisions ne vont pas plus loin que le vœu pieu. Poussée par l’amélioration des techniques bioagricoles, la productivité connaît des taux de croissance gigantesque. La surproduction s’accroît. En trois ans, de 1988 à 1991, le stock de céréales de l’UE s’alourdit de quinze millions de tonnes. La compétitivité prix de l’agriculture européenne ne s’améliore pas et les revenus agricoles marquent le pas pris en tenaille par la pression de la grande distribution et des négociants d’une part et le coût des technologies qui augmente d’autre part. En 1992, les membres de l’UE, au nombre de douze avec l’entrée en 1986 du Portugal et de l’Espagne, deux pays très agricoles, dont l’arrivée était crainte par les agriculteurs des autres pays, tranchent dans le vif. Le soutien financier à l’agriculture ne dépend plus du volume de production. Il s’agit de briser le cercle vicieux plus on produit-plus on reçoit. Des aides directes sont décidées, pour la mise en jachère de terres agricoles, pour la protection de l’environnement, et notamment l’agriculture raisonnée en particulier en ce qui concerne l’utilisation des engrais. Mikaël Cabon Prochaine chronique : la PAC 4 ! à l’horizon 2012, quel avenir pour la PAC ? Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
La politique agricole commune (2) : Les premières difficultés majeuresPublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Econoclaste, Général, JournalismeParu dans Cambodge Soir 1972 marque un tournant dans la politique agricole commune. La Grande-Bretagne vient d’entrer dans l’Union européenne accompagnée par l’Irlande et le Danemark. Les anglais ne disposent pas d’une agriculture très développée et voient d’un mauvais œil l’essentiel du budget européen consacré au volet agricole. L’Angleterre pousse alors à la négociation. En parallèle, la politique agricole commune commence à souffrir de son efficacité. Les premiers excédents de production, dans le lait, la viande bovine…, apparaissent. Conformément aux règles de la PAC, l’Europe achète cette surproduction et la stocke. Au fil des ans, le coût de ce stockage s’alourdit. Les produits stockés servent à l’aide humanitaire, en partie, à destination des pays en voie de développement ou aux organisations caritatives européennes ou bien encore sont réaffectés dans les écoles sous forme de briquettes de lait par exemple. Une nouvelle musique : MCM Dans le même temps, les variations intempestives des monnaies après les krachs pétroliers bousculent le système. Sans monnaie unique, l’Europe fixe les prix agricoles dans une unité de compte appelée ECU et les convertit ensuite en monnaies nationales. En cas de variation du taux de change bilatéral entre monnaies, l’impact se fait immédiatement ressentir. Le pays dont la monnaie a baissé connaît une hausse des prix agricoles, tandis que l’inverse se produit dans le pays dont le cours de la monnaie a augmenté. Afin de pallier à ce désagrément monétaire lourd de conséquences pour les économies agricoles, l’Union Européenne met en place le système de Montants Compensatoires Monétaires (MCM). Ces derniers ont pour objectif de compenser les variations monétaires. « Ainsi, dans un pays dont la monnaie est dévaluée, les exportateurs versent au FEOGA un MCM, c’est une taxe; les importateurs, reçoivent un MCM, c’est une aide; le MCM est dit négatif. Dans les pays à monnaie réévaluée, c’est l’inverse : les exportateurs reçoivent une aide du FEOGA et les importateurs supportent une taxe; le MCM est dit positif », explique le Ministère de l’agriculture français. Ce système complexe, les montants dépensés et l’achèvement des premières réformes, sous contrainte d’une concurrence mondiale désireuse de règles du jeu plus claires, poussent à une refonte de la PAC. Elle viendra en 1992, non sans douleur. Mikaël Cabon Prochaine chronique : la PAC 3 : La relance de la PAC Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
La politique agricole commune (1) : l’histoirePublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Econoclaste, Général, Journalisme, Leçons d'économieLa réforme de la politique agricole commune, l’un des piliers de la constitution de l’Union européenne, est aujourd’hui l’occasion d’âpres débats. Son histoire débute au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Exsangue, traumatisée par six années de guerre, l’Europe peine à satisfaire les besoins alimentaires de sa population en pleine croissance. L’agriculture représente 22% de la population active, contre 3% de nos jours, et 10% des richesses produites. Elle est à la fois importante du point de vue de l’emploi et électoral, et inefficace car non-modernisée et peu productive. Outre les aléas climatiques, les différents marchés agricoles jouent au yo-yo tant sur les prix, les débouchés que sur la qualité des produits. A la recherche d’initiatives combinant force du symbole et intérêt économique, les Six décident de réformer l’agriculture européenne. Autosuffisante mais pas assez productive Cette forte volonté politique se concrétise en juillet 1958 lors de la conférence de Stresa (Italie). Elle fixe trois principes à la politique agricole commune : l’unicité des marchés, la préférence communautaire et la solidarité financière. Le premier point vise à supprimer les droits de douane, les différences normatives entre pays, le marché agricole devient non plus français, allemand ou luxembourgeois mais européen. Le second cherche à assurer une solvabilité financière aux agriculteurs européens. Elle les protège de la concurrence mondiale, les prix européens sont supérieurs aux prix mondiaux, par un mécanisme douanier taxant les produits agricoles importés, et favorise l’exportation des produits européens en compensant les différences de prix par rapport aux marchés mondiaux par le biais de restitution aux agriculteurs. Supposons le prix d’une tonne de blé sur le marché mondial de 100, et le prix du marché intérieur européen de 150. L’agriculteur vend à 100 à son client non-européen et reçoit 50 de la part du Féoga, l’organisme chargé de l’application de la PAC. Enfin, le troisième point, la solidarité financière, déconnecte la participation de chaque Etat membre à ce dispositif à ce qu’il reçoit à ce titre. Un pays qui verse 10% des fonds destinés à la PAC ne reçoit pas forcément 10% de ces fonds. La part qui lui revient est le résultat de ses positions agricoles. Mikaël Cabon Paru dans Cambodge Soir Prochaine chronique : la PAC 2 : Les premières difficultés majeures Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
Série (3). Andorre se réveillePublié par mcabon dans Au fil des jours, Chronique d'Europe, Culture générale, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en février 2005 La tutelle de la principauté d’Andorre est bicéphale : deux co-princes la régentent. Il s’agit du président de la République française et de l’évêque espagnol d’Urgell, en la personne, actuellement, de Joan Enric Vives. Dans les faits, le véritable pouvoir politique de ce petit état de plus de 68.000 habitants se trouve dans les mains du Conseil général, assemblée élue et présidée actuellement par Francesc Areny Casal, depuis les élections de 2001, et qui a porté à la tête de son gouvernement Marc Forné. A noter que les Andorrans sont minoritaires dans leur pays, la première nationalité représentée étant l’espagnole. Cette forte présence étrangère n’est pas sans poser problème notamment du point de vue culturel et en particulier celui de la langue catalane. Cette dernière s’avère très protégée par les autorités locales afin de résister la main-mise de l’espagnol, du français et de l’anglais. Située au cœur des Pyrénées, ces montages qui séparent la France de l’Espagne, la principauté d’Andorre tire ses ressources principales du tourisme, notamment les stations de sport d’hiver, et de l’activité commerciale qui y est liée. Depuis l’important développement économique andorran dans les années 60, et les évolutions politiques des années 70 et 90, la principauté profite à plein de son statut fiscal d’exception. La détaxe, sorte de duty-free, proposée aux touristes de passage motivent le voyage de nombre d’entre eux au grand dam des commerçants franco-espagnols qui ne bénéficient pas des mêmes avantages, sur le plan du prix du carburant, du tabac et de l’alcool par exemple. Au total, dix millions de personnes visitent la principauté chaque année. D’autres s’y installent pour monter leur entreprise, trouvant dans l’absence de taxe sur la valeur ajoutée, sur le chiffre d’affaires et des charges sociales particulièrement faibles, un climat propice aux affaires. Ce qui en fait un véritable paradis fiscal. Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
Série (2). Principauté de Monaco : une monarchie françaisePublié par mcabon dans Au fil des jours, Chronique d'Europe, Culture générale, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en février 2005 Vue de France, la principauté monégasque représente une monarchie sans ses inconvénients. Les frasques et soubresauts amoureux des princes et princesses passionnent les Français, tout autant que ceux des Windsor, la famille régnante en Grande-Bretagne. Avec insistance, les paparazzis poursuivent cette famille princière si française. Rainier, Caroline, Albert et Stéphanie n’ont de secrets que financiers. Car les Grimaldi, qui règne sur l’île depuis 708 ans, ne dispense qu’avec le plus grand soin les informations à ce propos. De sa fortune, aucune estimation précise ne peut être faite. Seulement sait-on que le Société des Bains de Mer (SBM), qui gèrent des hôtels et dispose du monopole sur les jeux de casinos et de hasard, lui appartient tout comme une multitude de magasins et boutiques de souvenirs. Sous le règne du prince Rainier, débuté en 1949, la principauté s’est considérablement développée. En l’absence de matières premières, le rocher est aride, les ressources économiques monégasques portent sur le tourisme, plutôt haut de gamme, les établissements de jeux mais aussi sur les produits financiers qui en font une destination prisée à travers toute l’Europe. 360.000 comptes bancaires pour moins de 33.000 habitants, dont à peine 7.000 monégasques de nationalité. Au total, le chiffre d’affaires dégagé par les entreprises présentes sur place dépasse les neuf milliards d’euros, trois fois plus que le PIB total du Cambodge ! Les 49 établissements financiers présent sur Monaco gèrent 49 milliards d’euros d’actifs. Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
Série. Les principautés européennes : le LiechtensteinPublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en février 2005 L’Europe est le continent comptant le plus de monarchies au monde. Sept appartiennent à l’Union européenne, la Grande-Bretagne, l’Espagne, le Danemark, la Suède, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg. A côté de ces mastodontes, bien intégrés à l’Europe politique et économique, trois principautés tirent leur épingle du jeu et conservent des atouts en sus de leur indépendance. Il s’agit du Liechtenstein, capitale Vaduz, de Monaco et d’Andorre. Le premier est dirigé par l’une des familles princières les plus riches d’Europe. Véritable paradis fiscal, il attire de nombreux investisseurs européens soucieux de placements défiscalisés et d’une confidentialité gage de sécurité et de confort. Dans un rapport publié en 2000, l’Assemblée nationale française indiquait sa position, dans un langage que l’on a connu plus diplomatique : « s’il continue à se maintenir volontairement en dehors des règles du jeu et à déroger aux principes posés par les pays occidentaux pour lutter contre le blanchiment, le Liechtenstein s’expose à des sanctions politiques et économiques de la part de la Communauté internationale ». En effet, les 33.000 habitants de cette principauté coincée entre la Suisse et l’Autriche, sur seulement 157 km2, l’un des plus petites Etats au monde, disposent sans contexte d’une richesse par habitant des plus élevées : 36.500 dollars par an et d’un régime fiscal des plus avantageux pour eux comme pour les comptes bancaires qu’abritent les nombreuses banques du pays. Ce micro-état, fondé le 23 janvier 1719 après bien des péripéties, offre un confort sans pareil et se paie le luxe d’un taux de chômage officiel de 2,2%. Le prince Hans Adam II possède également la deuxième banque du pays, la LTG, la première étant aux mains de l’Etat. Mis à mal par de multiples révélations sur le blanchiment d’argent sale, notamment par les mafias russes, la principauté est en quête d’une nouvelle respectabilité. Les pressions de l’Union européenne portent leurs fruits. Les contrôles se font plus nombreux, les saisies aussi et l’identification complète des dépositaires de fonds est désormais indispensable. Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
L’Europe a mal à ses régionalismesPublié par mcabon dans Au fil des jours, Chronique d'Europe, Culture générale, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en février 2005 Pendant du mouvement de mondialisation perceptible au sein de toutes les économies interconnectées, se met en place, comme en réaction, une tendance aux régionalismes. L’Europe n’est pas épargnée par ce phénomène. Le fédéralisme européen et son principe de subsidiarité cher aux eurocrates, qui vise à la prise de décision au plus près du problème repéré, encourage ces mouvements. En France, les mouvements autonomistes et régionalistes voit dans l’Europe un lieu essentiel à l’avancée de leurs revendications. Pour ces organisations, parfois groupusculaires mais regroupant le plus souvent plusieurs milliers d’adhérents, l’Europe constitue un salut alors que l’Etat français leur refuse, s’appuyant sur le principe d’une république une et indivisible, tout droit à la différenciation et au communautarisme. L’offensive des régionalistes porte essentiellement sur la question des langues. Constitutives des cultures, moyens d’expression et d’identification, les langues minoritaires, malgré des résurgences conjoncturelles éparses, peinent à se développer. Elles affectent de penser que la législation européenne obligera la France à changer de position sur la charte des langues minoritaires, toujours non ratifiée à ce jour par l’Etat. Pour Pierre Hillard*, il s’agit là d’une « ethnicisation de l’Europe ». En Belgique, là aussi la question porte sur les langues et plus généralement sur le dynamisme des régions belges, les néerlandophones, flamands, accusant les francophones, les wallons, d’être un poids pour leur enrichissement. Cette montée des régionalismes au royaume belge amène la question de la scission du royaume à être débattue avec virulence sans pour autant laisser penser que la question sera tranchée. En Espagne, et notamment en Catalogne et au Pays basque, en Italie, avec la Padanie d’Umberto Bossi, contre le pauvre sud, ces régionalismes cachent le plus souvent une volonté d’assouvir une faim de pouvoir et remettent en cause l’unité d’Etats parfois difficilement constituées en tant que nations. La réaction des états centraux, pour l’heure, est de concéder de plus grands espaces d’autonomie aux régions revendicatrices, tels la Grande Bretagne à destination de l’Ecosse. Un mouvement de l’histoire qui laissent d’aucuns penser que l’Europe qui se construit sera plus celle de ses régions que de ses Etats. * auteur de « Minorités et régionalismes dans l’Europe fédérale des régions » aux Editions François-Xavier de Guibert. Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
Les monarchies en Europe : le roi est mort, vive le roiPublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en janvier 2005 Plus question de décapitation comme ce fut le cas le 21 janvier 1793 en France. En Europe, les têtes couronnées font fantasmer les foules à en juger par leur place sur les écrans de télévision et dans les magazines « people ». Par exemple, du Japon, les Européens ne connaissent peu de choses, mais le stress de la princesse japonaise Masako à assumer son rôle et à donner un héritier masculin à la dynastie donne droit à des articles d’analyses poussées. Dans le même ordre d’idées, l’ensemble des européens a pu constater le mauvais goût du prince Harry d’Angleterre, le fils cadet de Diana et Charles, déguisé en nazi lors d’une soirée costumée. Mikaël Cabon Du côté des républiques : Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Finlande, Autriche, Allemagne et France, de celui des monarchies : Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Belgique, Danemark. Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
mai
10
2006
Chine : menace ou eldorado ? 2Publié par mcabon dans Au fil des jours, Chronique d'Europe, Culture générale, Econoclaste, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en janvier 2005 La médiatisation du renouveau économique de la Chine – grand inconnu pour la plupart des Européens qui oublie le mouvement de colonisation européenne des grandes villes chinoises avant la Seconde Guerre mondiale et qui éprouvent des difficultés à appréhender culturellement un pays si éloigné de leurs références judéo-chrétienne, s’accompagne d’inquiétudes grandissantes de deux ordres : sociales et humanistes. Les premières font écho aux mouvements, certes limités mais qui touchent la corde sensible des Français, de délocalisations d’entreprises vers la Chine. Même si de nombreuses sociétés françaises comme l’Oréal, Carrefour ou encore Danone occupent dans leurs secteurs respectifs des positions de leaders au pays de Lao-Tseu, la Chine apparaît comme un trouble-fête dans l’ordre économique mondial. Le rachat de l’activité téléviseur de Thomson par une entreprise chinoise, celui de l’activité de fabrication d’ordinateurs de l’américain IBM, les tensions sur les prix de l’acier créées par la demande chinoise, le développement exponentiel des parts de marché du pays de Mao dans le domaine du textile suite aux accords de l’OMC, ou encore l’arrivée progressive, quoique timide, des marques chinoises, entretiennent l’idée d’une hégémonie à venir porteuse de menace pour l’emploi. En oubliant que déjà des firmes chinoises s’implantent en France. La France découvre la Chine. Malgré la présence d’une diaspora chinoise forte de 300.000 âmes, dont Deng XiaoPing fut membre lors de son passage en France en tant qu’ouvrier chez Renault, bien intégrée à la société française, discrète avec une tendance à se refermer sur elle-même, et décrite comme « travailleuse » par la population autochtone. Un bien beau compliment au pays des 35 heures. Offensive diplomatique Sur le plan diplomatique, les voyages des responsables politiques français en Chine se multiplient. Dans le but affiché d’obtenir des commandes, toujours qualifiées « de contrat du siècle », les dirigeants français, président et premier ministre en tête, transportent dans leurs bagages à la fois partage de vue sur le plan international et flopée de chefs d’entreprise. La question des droits de l’homme, pourtant fondamentale, ne passionne pas les foules. Et c’est tout juste si l’exclusion du prix Nobel de Littérature, dissident Chinois naturalisé Français, du salon du livre de Paris consacré à la Chine l’an dernier a attiré l’attention. Pas plus qu’un reportage édifiant de l’équipe du magazine Envoyé Spécial diffusé sur l’antenne de la chaîne de télévision publique France 2 portant sur la contamination par le Sida de plusieurs centaines de milliers de paysans dans la province du Hennan. La question du respect des Droits de l’Être humain semble absente des débats publics. Une absence regrettée par certaines ONG, comme Amnesty International. La position française concernant la levée de l’interdiction de ventes d’armes à la Chine, comme le recul du soutien français à l’île de Taiwan, participe, selon les observateurs, à une modification de la ligne politique de l’hexagone qui cherche par là à se rapprocher voire à s’associer, de manière pragmatique, à la prochaine grande puissance internationale. Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
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Chine : menace ou eldorado ? 1Publié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en janvier 2005 A en juger par les multiples couvertures de magazines en France sur la Chine, ce pays assurément fascine, intrigue, inquiète. Entre menace et eldorado, les sentiments exprimés en France sur la Chine ne laisse pas la place à la demi-mesure. Croissance et inégalités Les chiffres repris dans les journaux français donnent le tournis à plus d’un. Positivement quand il s’agit d’affaires. Ils démontrent par là l’immensité d’un marché, plus tout à fait vierge de marques et de marketing à l’occidental, mais encore attractif pour qui souhaite s’internationaliser. Dans son dossier spécial, publié le six décembre dernier, l’hebdomadaire l’Express donne un aperçu de la collection de records que possède, ou s’apprête à le faire, la Chine. Shangaï comme premier port mondial, premier marché en matière de télécommunications, en nombre de téléviseurs, en grands chantiers, en fabrication de cartes-mères pour ordinateurs… La kyrielle de chiffres n’est pas seulement porteuses d’espoirs, elle montre aussi l’étendue des ravages environnementaux de la renaissance chinoise : relance des charbonnages, collectage et retraitement déficients des déchets, pollution atmosphérique liée à l’industrie et à l’émergence d’un dense trafic automobile… « La Chine compte 360 millions de fumeurs », mentionne l’Express, qui indique les risques à venir pour la santé publique dans ce pays. Je vous recommande la lecture des billets suivants :
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Religions en Europe : la croyance sans l’appartenancePublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, En pleine lucarne, Général, JournalismeParu dans Cambodge soir en décembre 2004 Les Européens viennent de fêter Noël. Si la célébration de la naissance de Jésus Christ trouve aujourd’hui un sens commercial prononcé, il n’en reste pas moins que le fait religieux n’a pas disparu sur le continent européen. Je vous recommande la lecture des billets suivants :
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Le Sida, objet de toutes les attentions des pays développésPublié par mcabon dans Au fil des jours, Chronique d'Europe, Culture générale, Général, Journalisme, MédecineParu dans Cambodge soir en décembre 2004 La pandémie de Sida qui touche le monde, avec plus de 40 millions de personnes touchées, fait l’objet d’initiatives diverses de la part des pays européens. Ainsi, après le Canada et la Norvège, la France vient d’annoncer, par la voix de son ministre de la santé, Philippe Douste-Blazy, une initiative visant à permettre aux pays en voie de développement (PVD) d’utiliser les brevets liés aux médicaments antirétroviraux déposés en France. Annoncée lors du sommet de la Francophonie au Burkina-Faso, cette décision permettrait l’abaissement considérable des coûts de production de ces médicaments, de 15.000 dollars par an à 300 dollars par malade. Leur prix, actuellement prohibitif au regard des moyens financiers des PVD, est en effet un facteur limitant alors que ces médicaments ont prouvé leur efficacité. Dans le même temps, les pays du Nord, les scandinaves en tête, appellent la communauté internationale à poursuivre ses efforts en matière d’aides au développement et de coopération. Il s’agit pour eux que les pays occidentaux tiennent leur promesse d’y consacrer l’équivalent de 0,7 % de leur PIB. Seuls la Norvège, les Pays-Bas, la Suède, le Luxembourg et le Danemark, dépassent ce seuil. La France et la Grande-Bretagne ont adopté un calendrier d’objectif en ce sens. Au-delà de cette manne financière, la lutte contre l’épidémie de SIDA suppose également des changements profonds dans les mentalités des pays touchés. Ainsi, en Chine, une profonde stigmatisation des populations touchées par le virus empêche ce pays de prendre la pleine mesure des risques de la maladie et d’engager des politiques de prévention ciblées et efficaces. Dans la province du Hennan, plusieurs centaines de milliers de paysans succombent à la maladie. Issus du monde paysan, pauvre, ils vendent leurs plaqu ettes, un des composants du sang. Faute de précaution médicale suffisante, ils ont été contaminés par le SIDA lors de la réinjection de leur sang débarrassés des plaquettes. La plupart des victimes sont des femmes du fait des représentations sociales qui considèrent le sang des femmes comme moins précieux que celui des hommes, ce qui les désigne comme vendeuses de premier rang. Le dernier rapport de l’ONUSIDA insiste d’ailleurs sur l’importance de mettre « les femmes au cœur de la riposte ». Faute de quoi, il serait difficile de parvenir à des résultats tangibles et rapides. Aucun tag pour cet article.Je vous recommande la lecture des billets suivants :
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La France en plein débat sur la constitution européennePublié par mcabon dans Chronique d'Europe, Culture générale, Général, JournalismeLe 1er décembre les militants socialistes français se sont clairement prononcés pour le oui à la constitution européenne lors d’un référendum interne à leur parti. Ce oui massif, à près de 60%, permet aujourd’hui aux partisans de la constitution européenne d’espérer un résultat similaire lors de la consultation nationale en 2005. Un référendum en juin 2005 ? L’UDF de François Bayrou et les Verts, les deux partis pro-européens, s’activent depuis longtemps pour une plus grande intégration dans l’UE. Pour François Bayrou, c’est l’occasion de s’affirmer comme candidat à la présidence de la République et d’asseoir une stature internationale. Pour les Verts, l’occasion de faire taire leurs sempiternelles dissensions internes. Je vous recommande la lecture des billets suivants : |