L’Amérique dans les livres

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  • 30 octobre 2008

 En attendant les mémoires de Joe Le Plombier, l’histoire d’un gars qui n’est ni plombier, ni polonais et ne s’appelle même pas Joe, voici une présentation de quelques livres susceptibles de nourrir vos nuits blanches à Seattle d’ici le 4 novembre.

La saga de la Maison blanche. Dans la même veine que Christine Clerc, dans son histoire intime des couples présidentiels sous la Vème république, remarquable en bien des points, Jean-Luc Hees raconte par le menu le quotidien des présidents américains de Washington, qui ne siège par à la Maison blanche, et pour cause elle n’est pas encore construite, à George Walker Bush. Tous les locataires du siège du commandant en chef, sous la plume de Jean-Luc Hees, font preuve d’un grand sens de l’humour, l’ultime remède peut-être contre les affres du pouvoir. Exemple avec celui dont le mémorial est indubitablement attaché au mouvement politique américain, l’anti-esclavagiste Abraham Lincoln, président lors de la guerre de Sécession qui tua autant d’américains que la Première et la Seconde Guerre Mondiale. « Lincoln est un personnage hors du commun, un héros de cinéma. Une sorte de Clint Eastwood en moins beau garçon. Il est même plutôt laid et raconte souvent l’histoire de cette cavalière qui le croise dans une allée et prend peur. Malgré tout, elle prend le temps de s’arrêter, et de le regarder intensément et de lui dire, d’un air pénétré : « vous êtes sans conteste l’homme le plus laid que j’aie jamais rencontré ». Et Lincoln de s’excuser : « Madame, vous avez probablement raison mais je n’y peux rien ». « Certes, répond la passante, vous n’y pouvez sans doute rien, mais au moins, vous pourriez rester chez vous ». Lincoln riait beaucoup de cette aventure ». Sans compter les blagues de Reagan dont on pourra prendre connaissance ici.

 

Empire falls. Ce livre, le déclin de l'empire Whiting dans sa traduction française, de Richard Russo, également l’auteur de « Le pont des soupirs », son dernier livre qui se passe entre les Etats-Unis et Venise, évoque la difficile situation économique d’une petite ville américaine comme il y en a temps, Empire Falls. Une plongée dans l’Amérique profonde, l’histoire, d’un grand humaniste, rappelle par son souffle les plus grands romans anglo-saxons. Cela a également donné un film, dont voici la bande-annonce.

 

« Non à la discrimination raciale ». Par un seul geste, Rosa Parks, morte en 2005, est devenue une héroïne ordinaire de l’Amérique des fifties. En refusant de céder sa place à un homme blanc, elle lancera le mouvement des droits civiques à Montgomery. Mobilisés par un pasteur qui prendra toute la place qu’il mérite dans l’histoire, Martin Luther King (dont on peut lire une biographie très bien faite chez Librio), la communauté noire, rejointe par des blancs, boycotte les véhicules de la compagnie de transports et organise ses propres déplacements. Cette désaffection politique sonnera le glas de la compagnie en la touchant au cœur, son équilibre financier, et obligera à la remise à plat de la politique de ségrégation. Ce roman historique, écrit par Nimrod, a paru chez Actes Sud Junior.

 

Et des dizaines d’autres attendent les lecteurs, comme ceux de Richard Ford, Norman Maier, Iain Levison, Jonathan Tropper…

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