Un tout petit monde, de David Lodge

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  • 28 septembre 2008
Suite aujourd'hui des critiques de l'oeuvre de David Lodge avec "Un tout petit monde", une plongée dans le monde universitaire anglo-saxon. Critique écrite par Anne-Sophie Kerdreux.

 

 « Un tout petit monde » de David Lodge est un titre plutôt banal qui ne révèle pas grand chose de l' oeuvre à sa première lecture. Dans la première partie de cette oeuvre, divisée en cinq parties en tout, il est impossible de comprendre pourquoi l'auteur a choisi un tel titre. La première partie de l'ouvrage ne présente qu'une intrigue avec tout juste assez de personnages pour la constituer. Elle met en scène des gens totalement différents par leur âge, leur passé et qui n'ont pour seul point commun le fait qu'ils assistent tous au même congrès. Ils vont néanmoins apprendre à se connaître les uns les autres.

Cependant, dans la partie deux du livre une ribambelle de personnages venus d'on ne sait où surgit dans l'histoire et perturbe le lecteur. David Lodge amène alors le lecteur à rencontrer ses différents protagonistes en faisant intrusion dans leur vie intime. Au lecteur de constater que la plupart de ces personnes n'ont pas grand chose en commun mis à part leur passion de l'écriture sous toutes ses formes.

Seulement ce n'est qu'aux troisième et quatrième parties que le lecteur découvre leur rôle dans l'histoire et remarque que leur destin est en fait étroitement lié. En effet cette multitude de personnes, une vingtaine environ, finit par se croiser au cours de congrès et après quelques petits quiproquo, tous mus par l'amour ou le sexe et selon la définition que chacun en a. Contrairement aux autres personnes qui se croisent par le plus simple des hasards, Persse McGarrigle, personnage tragique, ne cesse de le provoquer en cherchant à tout prix son amour Angelica rencontrée à un congrès et dont il ne connaît presque rien. Celle-ci lui fera faux bond. Leur histoire n'est qu'un exemple car le lecteur qui voyage au même rythme que les personnages se rend compte qu'il est facile pour eux de se retrouver de toutes les manières mêmes les plus incongrues et cela même en voyageant aux quatre coins du monde. Le lecteur suit leur vie, leurs romances, leurs désillusions, les coups de théâtre.

C'est alors seulement en arrivant à la fin de la lecture de cet ouvrage que son titre prend toute sa signification, « Un tout petit monde » apparaît alors comme le plus juste des commentaires celui que tout le monde connaît et effet le monde est petit, tout petit…

 

En vente chez Dialogues

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