Serious games. Vous avez dit Serious ?

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  • 21 août 2008
 
 
 
A bas le Scrabble, vive le jeu vidéo. A bas les formations plan-plan, vive le serious-game. Ce secteur du jeu vidéo connaît un boom sans précédent. Il s'appuie sur les comportements des nouvelles générations, notamment les trentenaires élevés en batterie avec Pac Man et autres jeux d'arcade. Deux grandes tendances divisent le secteur. Le serious-game de formation, dans le domaine de la santé, de la vente, de la simulation d'entreprise à destination des étudiants comme en Nouvelle Zélande et le serious game militant. Ainsi un activiste italien a sorti de son laboratoire deux jeux, dont l'un, Pedopriest, consiste à incarner un cardinal (répétez dix fois sans vous tromper) qui cherche à sauver des prêtres pédophiles de l'arrestation, attention scandale, et l'autre à être à la tête de l'exploitation d'un McDonald's. D'autres comme le comité de lutte contre le tabagisme, avec Toxic Corp, ou bien l'Onu avec Food force, cherchent à sensibiliser sur des thématiques générales les plus jeunes. Le design est volontairement basique et la jouabilité moyenne mais le résultat est là, cela plaît. Plusieurs dizaines de milliers de téléchargements.

Les deux types de serious-game reposent sur les mêmes principes : l'interactivité, et le caractère ludique de la simulation. Ces jeux servent autant à la communication de l'entreprise, et relève donc du marketing, qu'à sensibiliser, sur des thématiques stratégiques, que dans une optique de formation.

Le blog seriousgame.fr, tenu par les dirigeants d'une agence de création multimédia spécialisée dans ce domaine, les recense, les analyse et les sélectionne. Jouer en travaillant, travailler en jouant, de quoi nécessiter de changer l'étymologie du mot travail, qui vient du latin tripalium, souffrance. Attention à l'addiction masochiste.

– Sur le marché des serious games : http://seriousgames.canalblog.com/

Un article de l'Expansion

– Un article de Libération

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