J’ai rêvé de courir longtemps, de Ron McLarty

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  • 1 août 2008

C'est une sorte de Bibendum, un gras du bide, un gros plat de soupe. Grand et obèse, il perd ses parents dans un accident de la route sans que cela ait un rapport de cause à effet. Abruti par l’alcool et les chips, il ne s’est pas rendu compte des ravages du temps qui passe et des conséquences que peuvent avoir l’abandon de ses propres rêves. Par hasard, il remet ses fesses sur un vélo, manquant sur le trajet qui l’amène au fond d’un lac, de rouler sur les jantes. C’est le début de la thérapie vélocipédique qu’il décide d’entreprendre, encouragé par son ancienne voisine, amoureuse transie depuis son plus jeune âge. Sans autre dopant que quelques bananes et de l’eau fraîche. Et voilà Smithy montant, à pied, les côtes, dévalant, les mains sur les freins, les pentes des Etats américains menant du Rhode Island, à l’Est, jusqu’en Californie, à l’Ouest, où il va chercher le corps de sa sœur, Bethany, schizophrène incurable, dont il apprend que le corps a été retrouvé après son énième fugue. Le fantôme de sa sœur aîné l’accompagne sur son parcours, point de départ, point de chute, point de croix, puis point final. Smithy Ide redevient lui-même. Amaigri de quelques kilos et plus encore du poids de sa conscience mais riche de ses multiples rencontres et de la redécouverte de l’amour.

 

J’ai rêvé de courir longtemps de Ron McLarty. Editions Livre de poche. En vente chez Dialogues

 

A noter que le livre signé par un acteur de Law&Order a semble-t-il failli ne jamais être édité jusqu’à sa découverte par Stephen King.On a parfois du mal à comprendre l'attentisme des éditeurs.

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