« Il faut acheter l’action Finistère, elle va monter ». Interview de Georges Coudray

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  • 27 juin 2008

 

Georges Coudray préside l’association Investir en Finistère qui rassemble les principales entreprises du département. Son objectif ? Promouvoir le Finistère pour asseoir son développement économique.

 

Quelles sont les raisons qui ont poussé à la création de l’association Investir en Finistère ?

Le déclic vient des résultats du recensement en 1999. Pour la première fois, l’Ille-et-Vilaine dépassait le Finistère en nombre d’habitants et le TGV arrivait à Rennes. Ces chocs ont été révélateurs. Avec les trois CCI du département, le Crédit Agricole du Finistère et le Crédit Mutuel de Bretagne-Arkéa (NDLR : que Georges Coudray préside jusqu’en septembre), on s’est dit qu’il fallait se prendre en main en rassemblant les gros employeurs du département et sans intégrer les politiques dans notre démarche pour ne pas perdre notre crédibilité. Les 30 entreprises adhérentes représentent 40.000 emplois.

L’association a été fondée en 2001. Sept ans après, quel bilan tirez-vous ?

Aucune grosse implantation n’est venue grâce à nous. Ce n’était pas le but et je ne crois pas que c’est le sens de l’histoire. Par contre, nous avons initié un cluster de 28 entreprises en lien avec l’aéronautique dans le département pour qu’ils se rencontrent et parlent d’une seule voix. Huit entreprises se sont installées dans le Finistère grâce à notre réseau, nos actions de promotions sur Internet ou bien sur les salons. Et nous multiplions les campagnes de marketing direct à destination des chefs d’entreprises, des prescripteurs ou de cadres qui souhaiteraient revenir implanter leur entreprise ici.

Votre association a été à la pointe de la réflexion sur le TGV en Bretagne. Le projet actuel permettra une liaison Paris-Brest en 3 h 08 en 2014. Qu’en pensez-vous ?

Ce projet de mise à grande vitesse du trajet Rennes-Paris puis quelques améliorations sur les lignes Rennes-Finistère me déçoit. L’erreur a été ne de pas commencer les travaux par Brest et Quimper pour rejoindre Rennes. Je suis déçu que l’on ne passe pas en dessous des 3 heures de trajet mais je reste positif. Portons désormais notre attention sur l’image économique du département et le transport des données haut débit. C’est aussi essentiel que l’électricité en son temps et nous ne sommes pas encore suffisamment équipés. Il faut acheter «l’action Finistère », elle va monter !

 

Propos recueillis par Mikaël Cabon, à Brest

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