Présidentielles 2017. Aux urnes citoyens. Pourquoi je voterai pour Emmanuel Macron

  • 18
  • 15 avril 2017

Le premier tour des élections présidentielles est imminent. A défaut d’être crucial, comme la dramaturgie de la communication politique cherche parfois à nous convaincre, ce moment démocratique est important. Comme toutes les élections.

On vote avec son coeur, avec sa raison, parfois avec les deux. On vote en éliminant certains candidats de son choix, par conviction ou contre quelqu’un. Aucune de ces raisons ne prévaut sur l’autre. Dans une démocratie représentative, les électeurs choisissent pour les raisons qui leur semblent les plus justes, pour eux-mêmes, leurs sujets de préoccupation et aussi, faut-il l’espérer, pour l’intérêt général qui est le grand absent de cette période élective.

Onze candidats, combien d’européens ?

D’aucuns accumulent les promesses de jours meilleurs qui en sortant de l’Europe, qui en revenant au franc, qui en quittant l’OTAN. Considérer ces questions tranchées par le simple vote présidentiel relève de l’arnaque démocratique.

Nul candidat, nonobstant une majorité d’électeurs, ne peut considérer comme un blanc-seing sur son programme son élection au soir du 7 mai 2017. Pour plusieurs raisons. D’une part, parce que les élections législatives qui suivent, même éclipsées par la mastodonte qu’est l’élection présidentielle, restent l’élection phare dans un système démocratique qui, pour l’heure, reste basé sur le format de la démocratie parlementaire. D’autre part, parce que dans le méandre des propositions de chacun des candidats, il en est partout de justes et de bonnes, d’innovantes et d’efficaces et le contraire aussi. Bien malin d’ailleurs, sont les électeurs qui seraient en mesure d’attribuer aux candidats qui les proposent ces mesures prises anonymement. Nous sommes bien trop souvent aveuglés par celui qui parle plutôt que parce qui est dit.

Les raisons d’un choix

Je voterai Emmanuel Macron pour trois raisons principales.

La première raison tient aux valeurs sous-tendues par le candidat : l’Europhilie, le libéralisme, y compris politique sur les questions de moeurs, et l’humanisme.

La deuxième raison repose sur la personnalité du candidat lui-même. Il y a à redire sur chacune des personnes présentes durant cette compétition présidentielle. La perfection n’est pas de ce monde, et pas plus parmi les onze candidats en lice. L’âge de Macron ne le disqualifie pas à mes yeux. Au contraire.

La troisième raison est que je ne trouve aucun autre candidat possible. Il y aurait pu y avoir Jean Lassalle, que j’ai déjà rencontré lui et son accent rocailleux empreint d’une grande sincérité. Mais les risques de se réveiller avec un second tout qui opposerait deux membres du trio Fillon-Mélenchon-Le Pen m’angoisse d’avance. Le Pen ? Elle est la candidate d’une colère xénophobe et nationaliste. Mélenchon ? Ce tribun hors pair met son talent oratoire au service d’idées qui considèrent que l’Etat peut être décisionnaire de tout. Fillon ? Sa morale douteuse le discrédite définitivement pour représenter notre pays dignement.

Alors, je voterai Macron, sans remords ni regrets. En gardant à l’esprit, que le vrai changement c’est nous. Ceux qui agissent au quotidien pour rendre notre pays plus fort, plus juste, plus soucieux de l’intérêt général, qui n’est pas la somme des intérêts particuliers, plus porté vers l’avenir et qui considèrent leurs dirigeants comme leurs représentants à qui il sera naturel de demander des comptes.

Partager