Présidentielles 2017. Le changement c’est nous

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  • 5 février 2017

Dans trois mois à peine, la France connaîtra son/sa prochain(e) président(e). D’ici là la campagne va battre son plein et la machine à promesses électorales débiter son lot quotidien d’inepties sacrificielles ou intenables engageant avec elle l’inéluctable déception à venir des naïfs électeurs. Cela sapera un peu plus la confiance que nous avons dans nos institutions précipitant les déçus vers les solutions extrêmes comme la vache se dépêche d’aller chez le boucher.

Je crois que collectivement nous devrions exiger un peu plus de nos élus en exigeant un peu plus de nous-mêmes. 

  • par la réforme de notre système de représentation démocratique (composition du parlement, mode d’élection, nombre de mandats…)
  • par une démonarchisation de notre système gouvernemental
  • par l’arrêt des substances nocives que sont les promesses électorales à l’emporte pièce sous toutes leurs formes (plus de souffrance, plus de bonheur sans effort…)
  • par une recherche de l’information vérifiée et diversifiée
  • en privilégiant les valeurs de l’intérêt général et les valeurs profondes de son candidat plutôt que des propos de réunions électorales qui sont à la politique ce que les propos de bistros sont à la philosophie.

En cela, je regarde la campagne actuelle avec un peu de décalage. Je voterai pour Emmanuel Macron car il me semble le moins pire, pour sa jeunesse, son europhilie, son libéralisme. Je m’inquiéterai pour lui et notre pays du syndrome du melon qui laisse accroire que lorsque l’on est président de notre pays on doit avoir un melon comme ça (voir figure 1).

Je rêve d’un peu de Merkel, pour son humanisme face à l’afflux de réfugiés en Allemagne, d’un peu d’un ministre scandinave (peu importe lequel) dans sa sobriété dans sa consommation des ressources publiques, d’un peu de Mélenchon pour ses qualités de bretteur et d’orateur, d’un peu d’Obama pour sa classe naturelle, d’un peu de Mujica, l’ex-président uruguayen pour son sens des valeurs… bref, d’un personnage illusoire.

Car il y a bien une chose que nous autres électeurs devons exiger de nous -mêmes : cesser de rêver d’un(e) président(e) idéal qui n’existe pas, et à la fois continuer à rêver que le meilleur est possible. Pour cela, le seul slogan que je souhaite entendre à la fin d’un meeting, la seule promesse que je voudrais voir prononcée est la phrase suivante : « le changement c’est vous ».

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