Droit opposable à  l’enfant ? Le débat sur la gestation pour autrui refait surface

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  • 26 mai 2008
Il y a un peu plus d'un an sur ce blog, je consacrais une note sur ce blog sur la gestation pour autrui, les mères porteuses dans un langage plus grand public, en préconisant que le débat s'installe dans notre pays sur cette question.
 

Les questions de la contractualisation et du droit à avoir des enfants

Plusieurs sénateurs présenteront bientôt un rapport puis, éventuellement, une proposition de loi sur la légalisation de cette pratique en France. Devrait y figurer la contractualisation de cet acte. La question est lourde d'enjeux, pour la société, les familles, les enfants. En sus de la des interrogations portant sur le contrat et de la possible indemnisation des femmes qui porteraient l'enfant confié à un couple à l'issue de la grossesse, qui en elle-même soulève de nombreuses questions, se pose la question du droit à l'enfant qui semble présider à l'évolution de la pensée dans notre pays. Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat, revient, via un billet que je vous invite à lire, sur ce débat éthique fort intéressant. Entre droits de l'enfant et désirs d'enfants, entre voies d'acquisition de la parentalité et générosité du don. Avoir des enfants relève-t-il du droit ou de la nature ? Sans compter les difficultés juridiques qui peuvent naître de ces possibilités qui ne son pas si nouvelles, puisque notre pays à la fin des années 80 a autorisé ces pratiques.

Dans son ouvrage No Kid, Corinne Maier évoque cette question dans les toutes premières pages de son livre parlant « de service obligatoire de la tétine » et racontant ces childfree, des espaces sans enfants. Alors préservation de l'espèce et de l'identité nationale, et lutte contre la dictature de la parentalité s'affrontent. A quand son introduction dans le débat public ?

http://fr.youtube.com/watch?v=zS5vDnpqzPc 

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Commentaires

  1. Eric Waldo dit :

    Chez le même éditeur (Michalon) que Corinne Maier vient d’être publié le 29 mai le livre Interdits d’enfants, témoignage unique d’un couple ayant eu recours à  une mère porteuse pour bâtir sa famille. Au travers d’un périple émouvant et argumenté, on comprend que la question de la gestation pour autrui ne repose pas sur le droit à  l’enfant ni sur la contractualisation des échanges, mais sur ce qui définit même la parenté et le don, mais aussi le regard de nos contemporains sur l’infertilité. Personnellement, je trouve que le titre est pertinent : certains parlent de droit à  l’enfant, mais d’autres sont interdits d’enfants. C’est toute la question.