Nick Hornby, pape de la writing culture britannique

  • 0
  • 29 novembre 2015

 

Un homme disposé à consacrer une partie de sa vie à écrire sur les supporters de football britannique ne peut pas être entièrement mauvais. Nick Hornby est de ceux-là. Avec “Carton jaune”, il nous communique son amour du football en général et d’Arsenal en particulier, club révélé aux Français quand Arsène Wenger en prend les rênes. D’autres livres ont paru sur cette thématique de l’amour du football, celui-là est l’un des meilleurs.

J’ai lu tout ou presque des livres de Nick Hornby, lire ici sa biographie. Parmi ceux qui me reviennent à l’esprit en écrivant ce billet, il y a “Slam” et “Vous descendez ?”. Dans chacun de ces ouvrages, des personnages à la marge que l’humanité de leurs rencontres va sauver de la déchéance. L’inanité de l’existence humaine est un thème que l’on rencontre fréquemment dans les livres de l’écrivain britannique. Des hommes et des femmes imparfaits, avec leurs trahisons, leurs faiblesses, leurs défauts et leurs candeurs mais aussi porteurs d’espoirs et en recherche de compassion et d’amour. C’est un portrait de l’Angleterre contemporaine que dessine Hornby à chacun de ces livres. Portrait vivant, quasi documentaire, de ce pays qui est notre plus ancien ennemi et notre plus vieux soutien. Il n’est pas étonnant alors de voir plusieurs des romans de l’écrivain déboucher sur des long-métrages tant la force des dialogues et le rythme des histoires rappellent le cinéma. Ajouté à cela, le goût prononcé de l’auteur pour la brit-pop, cette musique moderne, cousine du rock, dont les Anglais ont fait leur spécialité. On le retrouve notamment dans “Haut Fidélité”, l’histoire d’un trentenaire paumé qui se souvient de ses ruptures amoureuses au son de chansons.

“Funny girl”, le dernier opus, pour reprendre un terme musical cher à Hornby, n’est pas encore sorti en poche. Comme c’est mon principal mode d’acquisition de livres, il n’est pas encore sur ma table de chevet. Une chance finalement. Au-delà de la frustration de l’attente, il reste la joie anticipée du plaisir, de lecture, à venir.

24848D9B00000578-2902038-image-m-82_1420743529197

Photo : http://www.dailymail.co.uk/home/event/article-2902038/Nick-Hornby-Wild-Love-making-scenes-embarrassing-watch-Reese-Witherspoon-excruciating.html

Partager