Je vous conseille : la série télé « Dix pour cent »

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  • 27 octobre 2015

Il est de bon ton de considérer les séries françaises comme has been, forcément moins bien que leurs consoeurs anglaises (Dates…), américaines (Madam secretary, Modern family...), voire danoises (Borgen, Rita…) parce que trop françaises, trop « nous », pas assez « eux ». Tout dépend ce que l’on compare. Il y a dans les séries outre-Manche, outre-Atlantique, outre… outre-Mer du Nord, des séries qui sont pareilles aux nanars, de gros loupés, affligeants. En France aussi. Sans nul doute. Mais si l’on compare le meilleur du monde anglo-saxon au meilleur des séries françaises*, la comparaison tient la mesure. Et d’ailleurs, on s’en fiche un peu, une bonne série est une bonne série. Difficile à définir mais on sait que l’on en tient une quand on la voit.

C’est le cas avec « Dix pour cent », le quotidien d’une agence d’acteurs à Paris. On pouvait craindre le pire en se rappelant que la série a été présentée dans « On n’est pas couché », diffusé sur France 2 comme la série. L’exception faisant la règle, voici une oeuvre qui mérite le détour. Les plans sont coupés au couteau, merci Cédric Klapisch (qui fait une légère apparition lors du discours d’adieux au créateur de l’agence), les dialogues savoureux servis par des acteurs en phase, les intrigues sympas et originales, les guest-stars au rendez-vous. On pourrait croire à une série sur le cinéma, c’est d’abord une série sur le monde du travail. Le tout se combine dans une atmosphère légère, c’est d’abord une comédie, sans pour autant tomber dans le syndrome des rires enregistrés. Et déjà, à l’aune des deux derniers épisodes, on s’en prend à regretter la douce sensation de la découverte d’un bijou en commençant l’attente d’une nouvelle saison.

* Parmi les quelles, « Un village français », très prenant, « Hard », dans les coulisses d’une société de production de films pour adultes, pour ne citer que deux exemples.

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