La vache effectue son retour sur le devant de la scène

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  • 1 mars 2008
On la croyait dépassée, tout juste bonne à servir la soupe aux présidents en goguette au salon de l'agriculture, la vache souffrait d'inutilité, de ne servir que que de pis-aller. On l'accusait de tous les maux, du réchauffement climatique par exemple. Le méthane de leurs pets serait responsable de 4% des émissions de gaz à effet de serre. La vache !
Oublié son statut chez les Masaïs, sa vénération chez les Hindous, la vache sombrait dans l'oubli, voire le dégoût, tout juste bonne à la confection des hamburgers.
 
Le renou-veau de la vache 
Mais comme "après la pluie vient le beau temps", comme se plaisait à dire la voisine de ma grand-mère, la vache se décide enfin à sortir le grand jeu, ses atours qui sont autant d'atouts et à révéler à la société toute entière un caractère plus sympathique. Plus question de finir dans le classement des produits les plus inflationnistes, comme ces parts de fromage qui ragent, non, voilà la vache nouvelle est arrivée. Deux sociétés de vente de yaourts capitalisent sur cette image. La première est Stoneyfield qui appelle les électeurs à exiger du bio dans les cantines scolaires. Ce qui tombe assez bien car ses produits sont justement bio et que les élections municipales approchent. Et Michel et Augustin qui jouent de leur identité pour affirmer le caractère décalé de leurs produits. Et leur troupeau ne cesse de grandir. Et il ne regarde plus le train, mais le prend.
 
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