Baraque O’Mama. Troisième opus des enquêtes de Jo et Chloé Cabioch

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  • 17 juin 2013

L’été approche, si, si. Et avec lui paraît le troisième tome des enquêtes de Jo et Chloé Cabioch. Jo, le grand-père commissaire, raconte sa première enquête à  Chloé, sa petite-fille. Dans le langage des séries télévisées, on appelle cela un préquel. Le préquel sorte de retour dans le passé permet une grande liberté narrative. Le personnage peut ainsi vivre plusieurs vies en une en quelque sorte, comme si nous-mêmes pouvions revenir dans le passé revivre quelques moments agréables ou pas à  l’envi. Avouez que cela vaudrait son pesant.

Dans ce troisième tome des enquêtes de Jo et Chloé Cabioch, il est question du Brest des années 70. Suite au second tome, toujours en vente, merci, Chloé se repose doucement. Elle va chercher à  écrire la vie de son grand-père. Pour cela elle a besoin d’éléments sur la vie d’avant de son grand-père si secret. Il se décide à  jouer le jeu et raconte ses débuts dans la police. Quarante ans en arrière.

Mamadou Sall est un ancien tirailleur sénégalais. Il a contribué, comme tant d’autres de ses camarades, à  libérer la France pour une reconnaissance de courte durée. Il ne peut retourner dans son pays sans être triomphant. A Montparnasse, il rencontre un gars sympa, Fanch Allégoà«t. Fanch rentre à  Brest. Mamadou, qui ne sait où aller, le suit. Devient rebâtisseur de la ville, puis entre à  l’arsenal où il prend des responsabilités syndicales. Pourquoi le trouve-ton alors crucifié sur une croix à  Quéliverzan, c’est tout l’enjeu de l’histoire.

Brest d’hier et d’aujourd’hui : même combat

Il m’aura fallu quelques dizaines d’heures d’écriture, des ramettes de papier (au moins deux), quelques cartouches d’encre et des litres de café pour venir à  bout de cette histoire. Non seulement, c’est la suite des aventures de Jo et Chloé qui commencent à  trouver de l’épaisseur, non seulement mes deux filles publient là  leurs troisièmes nouvelles (pas rien à  12 et 10 ans), non seulement le livre rencontre son public (c’est du moins ce dont témoignent mes coups de soleil après la dédicace en extérieur de samedi après-midi), mais cette histoire me permet de rendre hommage à  des grands oubliés de l’histoire de France, ces forces supplétives d’Afrique engagées dans un conflit qui les dépassait. Enfin, le bouquin parle de Brest, d’un Brest révolu, celui des années 70 mais dont les préoccupations, hélas, étaient déjà  les mêmes que celles d’aujourd’hui, entre désenclavement, développement économique et métropolisation improbable.

Je remercie par ailleurs, Jocelyne, Anne, Valérie, Florence et Gwenaëlle pour leurs relectures et leurs conseils avisés. Et à  Yvan Patinec, d’Incoming Linerz, qui a créé a couverture.

Le livre est disponible chez Dialogues, dans les maisons de la presse, sur Internet (dès la fin de cette semaine, via Amazon pour une version électronique, via le site de Jo Cabioch pour une version papier et dédicacée).

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