Séries. Person of interest. The machine is watching you.

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  • 23 avril 2013

œThe machine is watching you . Le pitch de la série Person of interest est relativement simple à  comprendre. Une machine détecte les personnes menacées de mort grâce à  un système de surveillance généralisée. Le créateur de la machine, Harold Finch, engage un ancien soldat, John Reese, pour l’aider à  sauver les vies des personnes indiquées par la machine.

Chaque épisode est construit autour d’une histoire principale. Sur la saison 1, l’énigme de second plan, que s’est-il passé précédemment dans les vies de Harold et John pour que leurs destins se rencontrent, monte en puissance au fil des épisodes.

Vérité, outu ?

Comme souvent, avec les séries produites par JJ Abrams (Lost, Alias…), il est question de faux-semblants. Cependant, cette série est bien dans son époque. S’il est exagéré de penser qu’une telle machine existe dans sa valeur prédictive, il est clair que nos vies sont de plus en plus observées de notre plein gré ou à  notre insu. Cela se déroule généralement de manière anonyme ou non-personnalisée. Parfois, cela va plus loin. Et c’est toute la question de la frontière entre vie privée et vie publique qui se pose de manière de plus en plus urgente dans nos sociétés contemporaines.

D’un point de vue philosophique, Person of Interest ne manque pas d’intérêt. Est-ce que toutes les vies se valent ? Celle d’un nouveau-né par rapport à  celle d’un vieux mafieux ? On a pu s’apercevoir du distingo réalisé dans les médias entre les vies des Américains morts dans les attentats de Boston et les vies perdues lors d’attentats dans la même période de temps à  Bagdad (Irak). Mais cette interrogation éthique mérite d’être inlassablement posée.

Un dealer inconséquent

Dernière remarque à  propos de cette série, à  propos cette fois de son mode de diffusion. Person of Interest est longue de 23 épisodes pour la saison 1. Le diffuseur français, qui ô merci permet le visionnage d’une VOST, vient de décider de déprogrammer les deux denriers épisodes de la saison. La raison ? Un cliffhanger vient ponctuer le dernier épisode. Qu’est-ce qu’un cliffhanger ? C’est un procédé narratif qui permet de susciter l’intérêt chez le lecteur ou le téléspectateur en laissant une question en suspens, sans réponse. On retrouve ce procédé dans la quasi-totalité des séries qui se poursuivent de manière continue d’une saison à  l’autre. Friends par exemple, avec Rachel et Joey dans la chambre de la clinique, Desperate Housewives avec une scène d’accident à  la fin de l’une des saisons, et ainsi de suite, les exemples ne manquent pas. C’est un peu comme si après avoir regardé tout un macht de football, prolongations comprises, on vous disait œle reste des images l’année prochaine . C’est frustrant, mais c’est ainsi. C’est la dure loi qui s’impose au fan de série. Il lui reste toujours la possibilité d’attendre que la série soit complètement terminée pour la regarder.

La décision de TF1 est assez incompréhensible. A l’heure où il est très facile de visionner des séries américaines sur Internet, avec sous-titres et dans des délais records, c’est la vitesse de diffusion qui permet de lutter contre ce visionnage précoce et jugé illégal par certains. Or en remettant la fin de la saison aux calendres grecques, en fait ces deux derniers épisodes seront diffusés en préambule de la saison 2, TF1 joue contre son camp. La chaîne se met en position du dealer qui après avoir filé de la came pendant trois mois, dis au drogué œtrès bien, à  dans six mois . Que se passe-t-il dans ce cas ? L’addict va se fournir ailleurs. Et ça la machine le voit peut-être aussi.

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