Vacances à  Rome, tous les sept sans personne.

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  • 23 septembre 2012


A peine quelques jours, et déjà  l’automne trace son sillon. L’occasion de revenir sur la précédente saison, où durant une dizaine de jours, j’ai joué à  l’animateur de colo. Dans mon sillage, six enfants : mes deux filles et quatre neveux et nièces, les enfants de mes deux soeurs.

Quand l’idée a germé, au printemps dernier, nous revenions de Londres pour un week-end prolongé aux allures familiales puisque nous étions treize à  embarquer vers la capitale britannique pour un voyage express.



L’enjeu de ce périple était de préserver la surprise jusqu’au dernier moment. Dans la plus grande discrétion donc, les billets de train ont été réservés, le camping, l’hôtel itou, ainsi que les guides.

Gare de Lyon, 19 heures, dans le fatras des sacs, nul ne connaît la direction que nous atteindrons le lendemain matin après une nuit en wagon-lit. Ce sera Venise. Avec ce soleil et cette chaleur je n'aurai pas besoin de la doudoune homme que j'ai prise au cas où.

Nous nous y sommes déjà rendus, en 2007, un autre temps, une autre vie, et je suis revenu avec la ferme idée d’y retourner tant cette ville inspire la quiétude à l’abri du flot d’automobiles et où les transports en commun ressemblent à la croisère s’amuse.


Quand on sort de la gare de Santa Maria, voici la première vue que le voyageur peut admirer.


On a vu pire. Comme ce prostitué dans les ruelles de Venise.

Avec les enfants, le deal était clair dès le départ, avec une alternance détente-visite culturelle. C’est donc sur les plages de l’Adriatique que nous avons passé nos journées de repos, quand Venise, Murano, Burano et tout un chapelet d’îles accueillait notre quête d’esthétique.

 

Venise à  Venise

 

Cela a inspiré à  l’auteur de ces lignes un texte de rap qui défonce sa tête et que je vous invite à  lire en cliquant sur ce lien. Yo.


Après une semaine dans la sérénissime, nous nous sommes rendus à  Rome, via Trenitalia, des trains grand public des plus agréables où les jambes ont suffisamment de place pour s’étendre, où le café n’est pas vendu au prix du diamant.

Notre court séjour à  Roma aura été mené au pas de légionnaire.

Le Colisée, avec ces Roumains qui jouent aux Romains le temps d’une photo et contre 5 euros le cliché.

A Rome, fais comme les Roumains.

Engagez-vous qu’ils disaient.

Et près du monument en hommage à  Victo-Emmanuel II, le monarque de la réunification italienne qui accueille également un musée de l’immigration italienne dans le monde (où les chiffres saisissants du nombre d’Italiens ayant quitté leur pays pour tenter l’aventure et gagner leur vie ailleurs se compte en dizaine de millions), une visite à  un endroit que je ne voulais manquer pour rien au monde. Ce n’est pas la Fontaine de Trévi, comme sur cette photo.

 

Ni les ruines du Forum.

La rue Jean-Jaurès pendant les travaux du Tram.

Mais le Capitole. Il y a quelques années, un pote de la fac ne cessait d’utiliser cette formule œla roche tarpéienne est proche du Capitole . Le Capitole est l’endroit où les empereurs romains se voyaient confier la responsabilité de leur peuple, et la roche tarpéienne une colline proche de la quelle les habitants précipitaient ceux qui avaient manqué à  leur devoir. Je ne dispose pas d’une grande culture classique, mais j’apprends tous les jours, mais cette phrase m’avait marqué car elle sonne comme un slogan et résonne comme une évidence. D’où cette visite à  cette roche tarpéinne, moins imposante en réalité que dans mon imagination, et délaissée des touristes puisque en contre-bas nous n’avons vu personne, ni corps décharné, ni touristes japonais aux appareils photos-mitraillette.

« Attention, chute d’empereurs destitués »

Enfin, terminons, ce léger carnet de voyage, qui me réhabitue au blogging, par cette image du Vatican qui impose le respect même aux païens que nous sommes.

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