Aung San Suu Kyi. « The lady »

  • 0
  • 15 novembre 2011

Il est des personnages dont la force de caractère déplace des montages. Les montagnes en question sont celles de la Birmanie, rebaptisée Myanmar par la junte militaire encore au pouvoir il y a peu. Le personnage est Aung San Suu Kyi. Pendant longtemps, quand j’évoquais ce nom exotique, le public d’étudiants auquel je confiais le doux murmure de ce nom baignait dans l’ignorance non feinte. œQui ?  presque toujours, œComment ? , parfois. Alors que la vraie question était œPourquoi , comme souvent. Il suffisait de raconter l’histoire de cette femme, emprisonnée dans sa propre maison, son courage et son abnégation pour défendre le droit de son peuple à  la liberté, l’interdiction qui lui avait été faite d’assister aux obsèques de son époux en Angleterre sous peine de ne pas pouvoir revenir dans son pays, pour sentir une lueur dans les yeux de ses jeunes. Une lueur universelle, celle de la compréhension d’être en présence d’un personnage historique. Une lueur qui donne des frissons d’espoir. Pendant longtemps, cette présence n’était que symbolique, peu d’images de cette femme splendidement, somptueusement, et beaucoup d’autres adverbes encore, pouvant sortir de ce pays. Et puis il y a eu sa libération. Et puis bientôt, il y a son biopic, comme on dit chez les anglosaxons, un film inspiré de sa vie. œThe lady , le titre de ce film, est produit et réalisé par Luc Besson. Il sort sur les écrans le 30 novembre.

La production du film propose aux internautes de poster un message sur leur définition de la liberté sur un mur dédié, Use your freedom, où l’on peut déjà  retrouver de nombreux messages, d’anonymes et de gens plus connus.

Il me revient une phrase de Thomas Jefferson, ancien président des Etats-Unis, ambassadeur à  Paris de la jeune nation américaine il y a longtemps de cela : « Si tu es prêt à  sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne ne mérites ni l’un ni l’autre ».

Partager