Télévision. «  L’agence numéro 1 des femmes détectives ». L’Afrique, c’est chic.

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  • 7 août 2011

Arte diffuse le jeudi la série «  L’agence numéro 1 des femmes détectives ». Tirée des romans d’Alexander McCall Smith, un écossais diablement fécond, la série met aux prises Precious Ramotswe avec quantité de petites affaires de mœurs et de petits délits. Grâce à  l’argent donné en héritage par son père, Precious monte la première agence de détectives dirigée par une femme «  dans son bon Botswana ». Les fans des Experts ou autres séries à  intrigues et à  suspense ne trouveront pas leur comptant avec ce qui est avant tout un divertissement. Mais il se dégage de cette femme «  à  la corpulence traditionnelle » une aura, une force tranquille qui rendent attachantes ses aventures africaines. De plus, l’intrigue de l’épisode pilote est plutôt conforme aux romans, du point de vue de l’ambiance et des personnages.

Il est assez rare de voir à  la télévision des productions africaines de fiction, ou du moins, se déroulant en Afrique et jouée par des comédiens pour l’essentiel africain. Les images chaudes aux couleurs pourprées, les images de la savane rendent sa majesté à  ce continent dévasté par tant de malheur que le concept même lui semble associé. Une série à  déguster en sirotant un thé Rooibos (que l’on appelle par extension thé mais qui est plutôt une boisson chaude aromatisée).

D’Alexander McCall Smith, en plus de la dizaine de romans policiers de l’agence numéro 1, on lira aussi Le club des philosophes amateurs et Les chroniques d’Edimbourg, chacune de ces séries comportant plusieurs ouvrages. L’écriture est correcte et on n’est volé ni de son temps, ni de son argent en lisant cet auteur, ce qui n’est déjà  pas si mal.

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