2012. Mon-Ma Président(e) à  moi

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  • 30 mai 2011


Image. Lepoint.fr

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La France va mal, l’Europe aussi et l’Amérique ne se sent pas très bien non plus, c’est pourquoi, j’ai décidé, en mon âme et conscience, de ne pas me présenter à  l’élection présidentielle de 2012. Oui, je sais cette décision est pour le moins surprenante. Ce qui l’est moins c’est que ce scrutin m’intéresse et que devant le nombre de candidats qui s’annonce, il est préférable de disposer d’une liste de critères de sélection. Que voici donc.

  1. Mon président/Ma présidente idéal(e) est un homme ou une femme

  2. Mon président/Ma présidente idéal(e) ne parle pas de l’immigration comme la cause de tous nos maux, mais l’évoque aussi pour dire toutes les richesses collectives qu’elle peut apporter.

  3. Mon président/Ma présidente idéal(e) reconnaît sans faire de chichis que l’économie de marché c’est bien mieux que l’économie dirigée.

  4. Mon président/Ma présidente idéal(e) admet tout de même que le rôle de l’Etat n’est pas neutre et qu’il doit être en pleine forme pour faire respecter les règles du jeu aux acteurs économiques.

  5. Mon président/Ma présidente idéal(e) n’aime pas la dette publique qui s’alourdit chaque année, et sera le premier président/la première présidente à  présenter un budget à  solde positif à  la nation.

  6. Mon président/Ma présidente idéal(e) connaît l’histoire, et sait dès lors que nous sommes en république et pas en monarchie.

  7. Mon président/Ma présidente idéal(e) n’aime pas que les intérêts particuliers mènent la danse face aux intérêts collectifs.

  8. Mon président/Ma présidente idéal(e) nous interpelle pour que nous agissions ensemble pour un projet de société et il ne cherche à  faire croire que l’on peut arriver à  de grands choses pour une nation sans et justes sacrifices et équitables efforts.

  9. Mon président/Ma présidente idéal(e) ne se prend pour un Dieu tout puissant en répétant à  l’envi qu’il va résoudre tous les problèmes du monde, à  lui (à  elle) seul (e).

  10. Mon président/Ma présidente idéal(e) sait de quoi il/elle parle, et quand il/elle ne sait pas, n’essaie pas d’inventer ou de réciter n’importe quoi, il/elle dit qu’il/elle ne sait pas, et puis c’est tout.

  11. Mon président/Ma présidente idéal(e) est heureux/heureuse dans sa tête et cela se voit sur son visage. De temps en temps même, il/elle arrête de travailler pour respirer le grand air et trouver de nouvelles idées ou même pour se détendre et préparer le repas à  ses enfants, parce que président/présidente c’est pas toute sa vie.

  12. Mon président/Ma présidente idéal(e) paie ses repas privés et les factures afférentes à  son logement à  l’Elysée.

  13. Mon président/Ma présidente idéal(e) considère que plus les gens sont instruits, formés à  des connaissances académiques suffisantes et à  un métier, quitte à  ce que de nouvelles chances soient données à  ceux qui le souhaitent au cours de leur vie.

  14. Mon président/Ma présidente idéal(e) accepte que la mondialisation-globalisation existe et qu’il est préférable de s’y adapter plutôt que d’y résister arc-boutés sur des principes chancelants.

  15. Mon président/Ma présidente idéal(e) pense que la communication est un moyen, utile, et pas une fin.

  16. Mon président/Ma présidente idéal(e) respecte les Américains mais n’essaient pas de tout faire comme eux. Autrement, autant qu’il aille se faire élire au Sénat du Missouri.

  17. Mon président/Ma présidente idéal(e) n’a pas rêvé depuis qu’il/elle était tout(e) petit(e) d’être président(e) en se rasant le matin ou à  autre moment de la journée, ou autrement qu’en se rasant.

  18. Mon président/Ma présidente idéal(e) arrête d’essayer de diviser notre pays sous des prétextes fallacieux pour mieux régner.

  19. Mon président/Ma présidente idéal(e) n’insulte aucun des temps de conjugaison, ni le passé, ni le présent, ni le futur.

  20. Mon président/Ma présidente idéal(e) a de l’humour. Ca nous changera.


    Mikaà«l Cabon

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Commentaires

  1. […] place à des individus qui subiront personnellement les conséquences de leurs choix de société (lire Mon/Ma président(e) à moi, écrit en 2011). Las, ce n’est pas ainsi, pas encore, que les choses se […]

  2. […] 2012. Mon-Ma Président(e) à  moi […]

  3. Nanou dit :

    Je souscris à  plusieurs de ces points !