Serious games. «  On peut apprendre plus d’un homme en une heure de jeu qu’en une année de conversation ». Nickname : Platon

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  • 2 décembre 2010

Les serious games (SG) reposent sur les principes du jeu vidéo, leur caractère ludique et interactif, mais poursuivent des buts pédagogiques là  où les jeux vidéos apportent d’abord du divertissement. Le premier appel à  projets du gouvernement en 2009 – une deuxième mouture est en préparation – a permis de populariser le concept et à  50 projets de se partager 20 millions d’euros d’aides de l’Etat, soit près de 300.000 euros chacun en moyenne. «  Quand on sait qu’un jeu flash sommaire coûte entre 20 et 30.000 euros et qu’un jeu plus sophistiqué du point de vue de la pédagogie vaut entre 50 et 500.000 euros, on mesure pleinement l’intérêt de l’aide de l’Etat », affirme Stéphane de Buttet qui, au sein de la société lyonnaise SimLinx, joue le rôle d’entremetteur, d’architecte entre les donneurs d’ordres, les entreprises, et les studios de développement.


Simulation de situation dangereuse dans le domaine des raffineries de pétrole par exemple, ou immersion dans un domaine complexe comme la médecine, comme Pulse qui a nécessité 14 millions de dollars d’investissement, les SG contribuent à  améliorer l’efficacité des personnes formées et renforcent l’attractivité des formations parfois jugées plan plan et rébarbatives. Mais aussi à  augmenter la productivité des salariés et à  limiter les frais de déplacement et donc de rentabiliser leurs investissements, le nerf de la guerre.

Pour Olivier Lombart, de la société NetDivision, qui a créé l’un des premiers serious game made in France pour le compte de l’Oréal, sous la forme d’un salon de coiffure virtuel à  destination des coiffeurs juniors, le marché est encore en phase d’émergence: « Il y a là  pour les marques un moyen puissant pour mieux faire comprendre leurs produits. C’est ce que nous appelons l’éducation consommateurs via les SG ». Dans les prochaines semaines, il va lancer le premier SG sur IPhone. «  Les innovations à  venir sont nombreuses en utilisant les surfaces tactiles, les accéléromètres, l’analyse d’images ou bien encore la biométrie… Cela permettra d’étendre le marché aux personnes qui ne sont forcément à  l’aise avec l’écrit », poursuit Stéphane de Buttet.

Quid de la participation des institutions à  l’émergence de ce marché? Si l’expérience SimBudget, une simulation du budget de l’Etat, est jugée décevante du point de vue de la jouabilité, les modes de pensée évoluent. Dans le domaine de la défense par exemple, les serious games sont déjà  utilisés au quotidien dans la formation des militaires. Et un SG dédié à  la formation des auto-entrepreneurs, plus de 340.000 à  ce jour en France, va bientôt voir le jour. Le monde de l’enseignement n’est pas épargné avec l’apparition de cursus dédiés à  la conception de SG mais surtout à  l’utilisation des SG dans la formation des étudiants. «  A bien joué en classe ce semestre, mérite de passer dans l’année supérieure ». Vous avez dit révolution?

Mikaà«l Cabon

Voici un site avec une liste de jeux sérieux jouable

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Commentaires

  1. Claire dit :

    Bonjour.

    Je souhaite simplement rappeler que le lancement du Serious Game sur I Phone ne sera pas la premier (« Dans les prochaines semaines, il va lancer le premier SG sur IPhone. ») puisqu’en effet, un Serious Game réalisé par KTM Advance pour Thales a déjà  été lancé sur les plates-formes mobiles depuis septembre 2010 :  http://www.ktm-advance.com/viewArticle_fr.php?id=131
    Depuis sa mise à  disposition, l’application a été téléchargée plus de 21 000 fois.