Dans les bras de Morphée

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  • 16 mars 2010

Fermez les yeux. Vos paupières sont lourdes, lourdes. Le sommeil vous gagne. Ben, non en fait. Entre les activités nocturnes diverses, les jeux vidéos, la présence des télévisions dans nos chambres, des literies hors d’usage, des températures inadéquates, notre temps et notre qualité de sommeil diminue. C’était le thème du texte, tiré de Libération, donné au concours d’entrée en Ifsi de Montbéliard dont voici quelques propositions de réponse. Vous trouverez ici une étude très complète éditée par l’INPES. Petit rappel: la France est le premier pays de l’OCDE par le temps de sommeil, ce qui relativise pas mal la donne.

1) Dégagez les idées principales du texte (20 à  25 lignes).

Si vous ne vous êtes pas endormi sur le texte, il suffit de reprendre les grandes idées. Le nombre de lignes demandées est très important à  mon sens mais il est nécessaire de respecter les consignes

2) Commentez la phrase: « Chez les adolescents et les jeunes adultes, le développement des jeux sur Internet conduit à  des comportements désynchronisés avec les horaires de la société » Argumentez votre point de vue (15 à  20 lignes).

Le caractère addictif des jeux sur internet amène les individus à  jouer sans se rendre compte du temps qui passé et du temps passé à  jouer. Ainsi, la révolution du jeu vidéo frappe de plein fouet la génération appelée digitale natives, car née à  l’ère du tout numérique. Les jeux de type free to play, sans débourser d’argent, ou bien les jeux en ligne massivement multi-jours du type World of Warcraft ou Dofus connaissent un succès sans précédent. A tout instant du jour ou de la nuit, on y trouve des centaines de milliers, voire des millions de joueurs. Le développement des smartphones, ces téléphones mobiles de type Iphone qui permettent la connexion à  internet, contribue à  étendre cette tendance. Celle-ci ne touche pas que les plus jeunes, la génération des jeunes adultes est également fortement concernée. Cela n’est pas sans conséquences à  la fois sur la quantité comme sur la qualité du sommeil. En effet, ces jeux en ligne se jouent notamment quand les membres de son groupe de référence sont en ligne, à  savoir après la journée d’école ou de travail et peuvent se prolonger tard dans la nuit réduisant le temps de sommeil. De plus, ces jeux peuvent générer de la nervosité et du stress qui diminue les capacités d’endormissement. Les téléphones portables, par la réception de SMS, ou la télévision quand elle reste allumée très tard perturbent également les cycles biologiques du sommeil. Une activité physique trop intensive le soir n’est pas non plus favorable à  un sommeil de qualité tout comme la quantité de nourriture ingérée. Difficile de trouver un sommeil immédiat et serein quand on vient d’éradiquer une armée d’elfes menaçants à  coups de sabres laser. De plus les jeux vidéos peuvent générer des dépendances, ou avoir des conséquences sanitaires, notamment pour les personnes souffrant d’épilepsie. Cela créé également une distanciation avec la vie réelle qui peut être préjudiciable avec la vie en société. Néanmoins, il serait malhonnête de ne pas créditer les jeux vidéos de leurs vertus: l’augmentation des capacités cognitives, le divertissement notamment, un effet de catharsis parfois. Ils sont même de plus en plus utilisés dans le cadre des formations en médecine par exemple avec les serious games. Il reste toutefois à  consommer avec modération et sans oublier la vie sociale extérieure avec des êtres réels, sans avatars ni trolls.

3) Commentez le troisième paragraphe: « Après le boulot, c’est l’arrivée d’un enfant qui perturbe inévitablement le sommeil des adultes. Ils sont 63 % à  indiquer « moins dormir qu’avant » depuis que bébé braille son biberon du matin dès 6 heures ou s’invite dans le lit avec Petit Ours brun. Ils se réveillent également plus fréquemment la nuit, qu’ils jugent au demeurant paisible pour leur famille : 89 % des parents d’enfants de moins de 3 ans considèrent que leur progéniture dort bien et 87 % suffisamment. Pourtant, ils sont 43 % à  sous-estimer les besoins en dessous de 3 ans : moins de treize heures alors que, d’après les recommandations de l’INSV, les besoins en sommeil d’un enfant évoluent de seize à  douze heures environ, par jour, au cours des trois premières années. » (10 à  15 lignes)

La parentalité se conjugue avec la joie quand l’enfant naît mais aussi avec une certaine dose de fatigue dans les premiers mois de la vie de son enfant. Les nuits de sommeil sont chamboulées par ce petit-être qui débute une synchronisation entre son rythme de sommeil in utero et un rythme de sommeil socialisé. Cela pose la question de savoir qui des deux parents, quand le foyer n’est pas monoparental, de cette famille nucléaire va se lever pour s’occuper de l’enfant. Quand la mère allaite, c’est généralement à  elle qu’incombera cette tâche. Et force est de constater que, malgré les évolutions récentes, ce sont généralement elles qui par réflexe, sentiment maternel ou obligation, vont réaliser ce qui peut s’apparenter à  une corvée. La deuxième partie de la phrase met en exergue la question de l’information aux jeunes parents sur le temps de sommeil nécessaire pour les enfants. Dans les premiers mois de la vie, les nourrissons ont besoin d’un sommeil qui occupe 2/3 de leur temps dans une journée, alors que les parents le sous-estiment de trois heures. Cela pose la question de l’information et de l’éducation parentale. Cette information, comme d’autres sur la nutrition par exemple, pourraient être données dans des livrets de parentalité, ou bien transmises par les pédiatres ou les médecins généralistes lors des visites médicales, ou bien encore lors des visites dans les centres de Protection (EDIT) Maternelle et Infantile (PMI). Dans les premiers mois de la vie, le sommeil est une activité essentielle qui permet au cerveau, et aux connexions neuronales, de se réaliser. La manière de coucher un enfant pourrait également être enseignée. On sait par exemple que le fait de les coucher sur le dos a diminué de 50% les risques de mort subite des nouveaux-nés qui représentent 1 décès sur 2000 naissances dans notre pays.

Cadeau bonus.

Et un crash, un

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Commentaires

  1. MMARRRoxanne dit :

    Merci 
     
    ps: PMI
    Protection
    Maternelle
    et
    Infantile  

    (NDLA : Merci. Modification effectuée=