Presse. Une matinée à  Saint-Vincent

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  • 15 décembre 2009

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"Il était une fois un bateau qui voyageait et ne pouvait jamais s'arrêter"

Hier matin (quand), j’étais en compagnie de la classe de CM1 (qui) de l’école Saint-Vincent à  Saint-Pierre-Quilbignon (où, et aussi dans ce qui a été ma première école, « le nuage du temps s’estompe ») pour parler de mon métier de journaliste (pourquoi) à  ce jeune public au gré d’un jeu de devinettes sur le contenu de mes outils de travail, de questions-réponses et d’un petit exercice d’écriture d’un article sur le thème de leur sortie sur l’île d’Ouessant (comment) en vue d’une publication dans le journal de l’école.

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"Et on a vu un lapin mort"

A l’invitation de l’institutrice (d’abord on dit professeure des écoles) de ma fille aînée, Poème, je suis intervenu pendant 1 h 30. L’occasion de retrouver l’ambiance particulière d’une école élémentaire, l’odeur singulière de la cire sur le bois, le souvenir de celle de la colle Cléopâtre, l’atmosphère spécifique des endroits où les enfants apprennent et s’ouvrent au monde du savoir. Dans la tête de ces petites têtes blondes, brunes, rousses et châtaignes, pouf, pouf, se cachent parfois les idées et les interrogations les plus belles du monde, faites d’une candeur à  ravir où l’on pose les questions qui viennent naturellement sans s’inquièter des codes sociaux qui parfois nous enferment et nous engoncent dans nos rôles publics. «  Faut-il mettre de l’ironie dans les articles, Monsieur? ». «  Cela dépend. Dans le Figaro, non. Dans Libération, oui ». CQFD.

"Chut on te dit"

"Chut on te dit"

A bientôt Monsieur le Président

«  Est-ce que vous voyez le président de la République dans son bureau? ». «  Non petit, je n’ai pas eu l’honneur. Mais quand ce sera toi le président, tu m’inviteras, et je t’interrogerai pour savoir si tu es vraiment devenu ce que tu es ». La liste des questions est longue. Elle a fait l’objet d’une préparation quelques jours avant. Cela sent l’application, le désir de bien faire et l’intérêt honnête. Quelqu’un de l’extérieur vient, qui plus est un parent d’une copine, on se doit de l’accueillir avec un minimum de politesse. Ici la politesse c’est de poser des questions. Ici, la politesse c’est de répondre avec attention. Pour un journaliste, les moments de bonheur n’ont pas lieu que dans le bureau du président de la République.

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"Et c'est alors..."

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Commentaires

  1. Faustine dit :

    Je vous vois bien président de la République Monsieur!!!!
    Heureusement que la naïveté et l’honneteté des enfants persistent dans ce bas monde…Ca fait tellement rire!
    Hâte de voir ça quand la mienne sera à  l’école.