Eleanor Rigby, de Douglas Coupland

  • 0
  • 14 août 2009

« All the lonely people, where do they all come from? , s’interroge la chanson Eleanor Rigby de The Beatles. Une question que se pose également Douglas Coupland dans son roman œEleanor Rigby . Eleanor est célibataire. Chaque soir dans son appartement minable, elle chasse ses idées noires en regardant la télévision. Passé le moment de félicité du matin, elle replonge dans sa solitude entre la langueur de son travail et l’inexistence de sa vie sociale, bercée uniquement par les visites de sa famille. Jusqu’au jour où un coup de téléphone la surprend et lui demande de venir à  l’hôpital. Elle y revoit son fils, abandonné à  la naissance, dans un piteux état, entre les drogues dans le nez et le début d’une sclérose en plaques qui sera foudroyante. Débutent alors quatre mois d’intenses émotions entre ce fils et sa mère. Douglas Coupland reprend ici un style qui lui est cher avec des personnages espiègles. Comme dans Toutes les familles sont psychotiques, le rapport à  la maladie et aux autres sont au cœur de l’histoire. A l’instar de Forrest Gump, «  il n’y de stupide que la stupidité », on pourrait dire qu’ «  il n’y a de solitaire que la solitude ».

Cadeau bonus. Le super clip d’Eleanor Rigby, que Jérémy, le fils, et Eleanor, la mère, pourraient très bien chanter à  l’envers.