La valse lente des tortues, de Katherine Pancol

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  • 5 août 2009

Difficile d’échapper à  ce phénomène d’édition. Katherine Pancol truste les ventes estivales avec les yeux jaunes des crocodiles, paru en 2008 en poche, et sa suite la valse lente des tortues. L’an passé, je suis allé vers les yeux jaunes des crocodiles avec l’enthousiasme d’un gamin que l’on oblige à  passer le dimanche chez ses grands-parents et qu’il ne sait pas encore qu’ils vont mourir.

Si tant de personnes aimaient les livres de Pancol, c’est qu’il devait bien y avoir une raison. J’ai lu, j’ai su, puis j’ai relu, cet été le deuxième tome de ce que l’on peut appeler une saga. La valse lente des tortues se lit difficilement sans avoir lu les yeux jaunes des crocodiles, même si l’auteur rappelle les faits principaux pour permettre au lecteur de suivre l’histoire. Dans ce tome, il est question d’un serial-killer qui agresse Joséphine, l’héroïne, de toits dont les ardoises s’envolent, de défilé de mode, de concerts improvisés dans la cave de l’immeuble, de jalousies amoureuses Bon je ne raconte pas tout sinon cela ferait 700 pages et cela s’appellerait un livre dont le titre serait « la valse lente des tortues ».

Je n’ai pas envie de dire du mal de ce livre. Certes, il aurait peut-être gagné à  faire 200 pages de moins et à  disposer de moins d’introspections cucul la praline, mais le travail de Katherine Pancol est honnête, consciencieux et talentueux. On aimerait en dire autant de tous les livres qui sortent. Elle raconte une histoire, l’intrigue est présente, ses personnages sont travaillés, pour tout dire il y a de quoi en faire un téléfilm en quatre parties. Succès d’audience assuré.

La valse lente des tortues, de Katherine Pancol. Editions Livre de poche.

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