La France veut sa filière d’énergies bleues

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  • 30 juillet 2009

Les énergies de la mer ont le vent en poupe. Dans ses décisions finales, le Grenelle de la mer envisage un plan d’investissements permettant d’atteindre une production de 6.000mégawatts d’ici à  2020. à€ cette date, d’autres pays européens devraient avoir dépassé ce niveau, en particulier la Grande-Bretagne et l’Allemagne. Car la France revient de loin. Bien qu’elle possède la deuxième façade maritime au monde, avec 10millions de kilomètres carrés, elle ne s’intéresse que depuis peu au potentiel de ses énergies marines renouvelables (EMR) jusqu’à  en désespérer les porte-drapeaux. La reprise, quasiment in extenso, des conclusions du Grenelle par Nicolas Sarkozy, lors de son discours sur la politique maritime de la France jeudi dernier auHavre, devrait leur redonner du baume au c?ur:«  Nous devons reconstruire une politique et une ambition maritimes pour la France. »

En l’absence de perspectives de rentabilité à  moyen terme, notamment due au tarif de rachat de 13 centimes d’euro le kilowattheure pour l’éolien offshore et de 15 centimes d’euros le kilowattheure pour les autres EMR, les investisseurs privés font cruellement défaut. Ils seraient favorables à  la solution portugaise qui impose un tarif de rachat de l’énergie marine à  23 centimes d’euros le kilowattheure. Au risque de voir se précipiter des sociétés étrangères sans qu’une filière nationale n’ait eu le temps de se constituer, à  l’instar de ce qui s’est passé dans l’éolien terrestre. L’instauration en France d’un fonds de 100millions d’euros dédié au financement des installations pilotes doit permettre d’éviter cette situation.

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Cet article fait partie d’une série sur les énergies marines renouvelables paraissant tous les lundis dans le quotidien La Tribune jusqu’au 17 août.

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