Alliesthésie. Ventre en tenaille, trop d’achats pour la ripaille

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  • 21 mars 2009

Grâce au comportement du consommateur, et notamment l’ouvrage de Nicolas Guéguen, on connaissait les réponses aux faits suivants : «  pourquoi achetez-vous des produits français quand vous entendez de l’accordéon ? », «  pourquoi avoir acheté ces chaussures rouges alors que vous aviez besoin de bleues », ou encore l’influence des facteurs d’ambiance (lumière, couleur, musique selon son rythme) sur la consommation ou encore l’impact du toucher de bras de la part du serveur sur la commande du clients.

Cette discipline majeure, au carrefour de multiples sciences et savoirs (psychologie, mathématiques, statistiques, économique…) représente un enjeu majeur pour le commerce d’aujourd’hui mais aussi pour les politiques de prévention.

Dans son édition du jeudi 19 mars 2009, l’hebdomadaire Le Point, revient sur notre rapport à  l’alimentation. L’article revient sur un livre de Laurent Chevallier sur les 100 meilleurs aliments pour la santé. L’auteur distribue bons et mauvais points. Les bons aux fruits et légumes, les mauvais au sucre, au sel… Quelques conseils sont apportés pour maigrir sain et moins cher. L’un des conseils est «  Ne faites pas vos courses le ventre vide ». Et l’hebdo de nous parler d‘alliesthésie.

Kesako ? L’alliesthésie n’est pas une techniques pseudo-scientifique pour maigrir mais représente l’influence négative ou positive de notre corps, de notre biologie en fonction de nos sensations. Ainsi, quand il fait chaud et que notre température s’élève, une boisson fraîche paraîtra rafraîssante quand elle pourrait paraître froide en plein hiver sur sa terrasse alors que la température n’excède pas zéro degré.

Faire ses courses la nuit

Ainsi, donc selon ce principe, quand on fait ses courses le ventre vide, signal est envoyé au cerveau d’acheter des produits pour compenser cette sensation de faim. On peut aisément le constater en réalisant soi-même l’expérience avant le repas de midi et après, d’une semaine sur l’autre. Ou bien quand vient l’heure du repas, quand la faim nous tenaille, il est tentant de commander plus que l’on ne peut manger. C’est ce que l’adage populaire «  Tu as les yeux plus grands que le ventre » nous dit. Les négociations diplomatiques, politiques, syndicales le savent mieux que quiconque, la résistance au sommeil, autre signal envoyé par le corps, pouvant entraîner des réactions chez les négociateurs très différentes de ce qu’ils auraient pu accepter en pleine journée, frais et dispo.

Pour faire des économies sur ses courses donc, le mieux est de réaliser une liste avant d’entrer de s’y tenir, d’avoir mangé un bon plat de pâtes, sans sauce, comme un sportif de haut niveau, de penser aux factures qui s’accumulent, et la facture devrait se réduire. Il reste une autre solution, aller faire ses courses quand les magasins sont fermés. Plus économiques. Puis rentrer chez soi se coucher. Une source d’économie supplémentaire selon le proverbe «  qui dort dîne ».

Par ailleurs, sans rapport avec le sujet, signalons cet article du Télégramme de ce matin, sous la plume de Frédérique Le Gall, sur le «  Do it yourself » ou quand le consommateur travaille à  la place de l’entreprise. Ce n’est pas très nouveau mais en pleine expansion.

playmobil-chariot

NB : Attention en faisant les courses à  ne pas revenir avec une tête bizarre, des cheveux pointus, les mains désarticulées, et le pied en plastique. Le chariot ne doit être trop ni pas assez plein.

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Commentaires

  1. […] D’autre part, parce que nous sommes tous des consommateurs de nourriture. Mus par le phénomène d’alliesthésie, qui nous amènent à  acheter plus que nous avons besoin par exemple quand nous avons le ventre en […]