Windcap, des idées dans le vent

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  • 7 décembre 2008

Là où souffle le vent, soufflent aussi des idées nouvelles. Sur le technopôle de Brest, Alain Larivain, après 25 années passées dans le monde de l'exploitation pétrolière, s'escrime à promouvoir son éolienne suburbaine. «L'innovation de notre éolienne repose sur l'aérodynamisme qui permet de produire de l'énergie sur des plages de vitesse, jusqu'aux vents de tempêtes, plus étendues que les éoliennes à pâles, et donc d'augmenter le nombre d'heures de production d'énergie par an », affirme Alain Larivain, co-dirigeant de la société Windcap avec Philippe Ferrand. Son prototype trône aujourd'hui devant les locaux de l'école d'Ingénieurs de Brest avec laquelle il a travaillé pour mettre au point son projet. A la manière d'un groupe électrogène éolien, la tour Windcap peut produire de 100 à 500 kw.

En investissant 250.000 euros dans la recherche et développement, avec son partenaire hong-kongais, Satarem, Windcap vise le marché suburbain : les zones commerciales et industrielles. La France en compte 100.000 au total pour un million de bâtiments équipables. « Le retour sur investissement s'établit sur sept à dix ans sans compter l'impact en matière d'image pour l'entreprise. De plus, l'énergie répartie, c'est-à-dire produite et consommée localement, apparaît progressivement comme une nécessité environnementale ». Sous la forme d'un diabolo géant, les éoliennes de Windcap sont modulables. Selon la puissance voulue, elles peuvent gagner en hauteur, et selon la surface disponible il est possible de connecter plusieurs d'entre elles ensemble à la manière d'un jeu de Lego. « A condition qu'il y ait la ressource, à savoir le vent, pour lequel nous réalisons une étude avant toute implantation, ces éoliennes s'installent partout et sont déplaçables et démontables ». Pour l'heure c'est l'international qui mobilise les efforts commerciaux de l'entreprise. Des négociations sont en cours en Russie, en Inde, au Maroc pour les premières ventes. Alain Larivain entreprend actuellement une levée de fonds de 500.000 euros à un million d'euros pour le développement commercial de son éolienne.

« L'énergie éolienne constitue un élément d'un panier énergétique plus global, où toute énergie est bonne à prendre ». S'y intègre également l'énergie des vagues, un autre projet, pour l'instant au stade de la simulation en réalité virtuelle, sur lequel travaille Windcap. La plateforme maritime pourrait accueillir à la fois le flotteur afin de récupérer l'énergie de la houle mais également des éoliennes Windcap.

Mikaël Cabon, à Brest

 

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