Une corde. Un homme au bout. Une femme assise. Qui pleure. OK. Pour Zéro Killed. Pourquoi s'est-il suicidé ? Tout est dans tout et réciproquement. Quand Clara quitte Joseph c'est la lente déchéance qui l'attend. Entre quelques coups de fils nocturnes à son frère, Andres, des pizzas avalées sur le canapé, Joseph ne va pas fort. Il retrouve la trace de Clara en Espagne. Succombe à l'appel de la tentation de l'appeler. Lui chante leur chanson :
« Dès le jour où je suis née,
j'ai commencé à me marrer
Depuis ça n'a pas changé
Je rigole toute la journée
Je n'arrive pas à manger
Je n'arrête pas de rigoler
JE n'arrive pas à dormir
Je passe tout mon temps à rire
Aidez-moi
Hahahaha
Je vous en pris
Hihihi !
Aidez-moi à m'en sortir
J'ai peur de mourir de rire! »
Et quelques pages plus loin, meurt. De tristesse. Quel comble !
S'informer n'est pas gratuit. Cela demande du temps et de la réflexion, et comme le disent nos amis anglais, Reflexion is money, et aussi de l'argent. Beaucoup si l'on veut être bien informé, rien on si veut continuer à regarder Jean-Pierre Pernaut. On parle beaucoup de la menace que représente internet, et le mythe de la gratuité, pour la presse payante. A raison. A défaut de qualité, de valeur ajoutée supplémentaire, la presse est condamnée à perdre des lecteurs, notamment parmi les jeunes. Au moins en tant que lecteurs payants. Dès lors, il n'est pas possible de compter uniquement sur les ventes par abonnement et dans les kiosques pour satisfaire aux exigences du développement. La montée en puissance d'internet, sa croissance à deux chiffres, +20% pour le e-commerce l'an dernier en France, 17 milliards d'euros de chiffre d'affaires, montre que ce mode de commercialisation non seulement est entrée dans les mœurs mais ne peut être absent d'une stratégie commerciale nécessairement multi-canaux.Que cela soit sur un modèle payant, d'abonnement, ou bien financé par la publicité.
A la conquête de nouveaux segments de clientèle
Lekiosque.fr et relay proposent ainsi une nouvelle manière de vendre la presse sur Internet, aujourd'hui au mieux on a le PDF du journal, au pire la version HTML, avec ou sans possibilité d'archivage. Ces deux sites proposent l'accès à l'unité de chacun des magazines présents mais également un forfait, 15,90 euros pour lekiosque et 17 euros pour Relay, 150 magazines pour le premier, 400 pour le second, un accès en ligne, quelque soit l'ordinateur pour le premier, via un player sur deux ordinateurs maxi pour le second. Dans les deux cas, les abonnements illimités sont résiliables à tout moment. Certes, la lecture sur internet fait perdre le charme tactile et la facilité du transport du papier, mais elle permet l'accès à des magazines que l'on achèterait jamais en d'autres circonstances. Quand les transports en commun, bus, métro, avion et train permettront l'accès à l'internet haut débit, nul doute qu'il sera plus difficile de se cacher derrière son ordinateur à l'arrivée d'un compagnon de voyage indésiré. On voit mal dans ces conditions comment l'offre du quotidien Les Echos, avec son e-reader, 649 euros !, pourrait faire flores. C'est le prix d'un ordinateur portable et de l'abonnement illimité pour douze mois sur l'un des deux sites précités. Autant le quotidien régional que l'on reçoit par portage avant sept heures du matin a tout compris en proposant un service qualitatif, autant ici l'offre du quotidien économique est totalement déconnectée du marché, à moins qu'elle ne fédère plusieurs autres groupes de presse par la suite.
Mon avis sur le kiosque.fr
En ce moment, j'essaie lekiosque. La navigation est facile, le moteur de recherche interne, pas encore au point, on peut accéder à des contenus numériques liés à la revue en cours de lecture. Le choix des magazines, 150 sur les plus de 3.000 qui existent dans les linéaires, est un peu faible, d'autant qu'il manque pas mal de leaders dans leur domaine. Le mois prochain, je ferai l'essai de Relay. Si vous essayez l'une de ces deux formules, n'hésitez pas à laisser vos commentaires.
De la Russie on connaît tous les grands auteurs. Fedor Dostoïevski, Léon Tolstoï, Dostoïevski Fedor et bien d'autres encore, Léon Dostoïevski, Fedor Tosltoï. De la nouvelle génération d'écrivains, c'est déjà plus compliqué. 1, parce que le cyrillique est une barrière, plus encore que le général hiver, et 2, parce que les histoires d'hommes qui ont vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours de Sibérie, ma foi, c'est un peu trop bucolique pour notre époque. Mais voilà qu'une nouvelle génération se dresse sur les barricades des a priori, des préjugés et des clichés, et il ne faut pas avoir le vertige, car cela en fait de la hauteur. Parmi elle Gary Shteyngart. On peut penser que Gary, vraiment ces Russes, cherche à se venger de ce prénom Dallassien, mais non, Gary chercher à écrire. Autant le dire, c'est un peu confus, légèrement autobiographique, le héros quitte lui aussi sa Russie natale pour émigrer aux Etats-Unis avec ses parents, et somme toute assez improbable. Mais à quoi servent les romans qui ne racontent que la vie telle qu'elle est ? A gonfler les droits d'auteurs de Christine Angot. Ok, je sors. Mais avant de sortir je plussoie quand même.
Bienvenue en Absurdistan
uand on sait que le président de la Russie éternelle débute sa journée en regardant les prix de la vodka, chaque année 42.000 personnes meurent d'en ingurgiter de la frelatée,en France c'est celui de l'essence, chacun son truc, on se dit que tout est possible dans ce pays dont les rêves de grandeur se conjuguent au passé. La mafia russe qui importe son savoir-faire dans les ancienne républiques du bloc de l'Est, les petits-boulotsenattendantmieux aux Etats-Unis qui deviennent despetitsboulotsenattendantGodot, les courses poursuites en Trabant. L'auteur est également le coupable d'Absurdistan. Tu t'es vu quand t'as Ubu ?
Il y a un peu plus d'un an sur ce blog, je consacrais une note sur ce blog sur la gestation pour autrui, les mères porteuses dans un langage plus grand public, en préconisant que le débat s'installe dans notre pays sur cette question.
Les questions de la contractualisation et du droit à avoir des enfants
Plusieurs sénateurs présenteront bientôt un rapport puis, éventuellement, une proposition de loi sur la légalisation de cette pratique en France. Devrait y figurer la contractualisation de cet acte. La question est lourde d'enjeux, pour la société, les familles, les enfants. En sus de la des interrogations portant sur le contrat et de la possible indemnisation des femmes qui porteraient l'enfant confié à un couple à l'issue de la grossesse, qui en elle-même soulève de nombreuses questions, se pose la question du droit à l'enfant qui semble présider à l'évolution de la pensée dans notre pays. Jean-Pierre Rosenczveig, magistrat, revient, via un billet que je vous invite à lire, sur ce débat éthique fort intéressant. Entre droits de l'enfant et désirs d'enfants, entre voies d'acquisition de la parentalité et générosité du don. Avoir des enfants relève-t-il du droit ou de la nature ? Sans compter les difficultés juridiques qui peuvent naître de ces possibilités qui ne son pas si nouvelles, puisque notre pays à la fin des années 80 a autorisé ces pratiques.
Dans son ouvrage No Kid, Corinne Maier évoque cette question dans les toutes premières pages de son livre parlant « de service obligatoire de la tétine » et racontant ces childfree, des espaces sans enfants. Alors préservation de l'espèce et de l'identité nationale, et lutte contre la dictature de la parentalité s'affrontent. A quand son introduction dans le débat public ?
La scène se déroule en pleine campagne irlandaise, à Glennkill. George Glenn est retrouvé mort, tenu au sol par une bêche. Les soupçons se portent d'abord sur un loup. Un loup qui saurait manipuler les bêches. Ce n'est pas commun mais qui peut dire que cela est impossible. Pas les moutons du troupeau de George qui, à force d'interrogations, débutent leur enquête. A leur tête Miss Maple, la brebis la plus intelligente de tout Glennkill, et ce n'est pas peu de le dire. Car c'est là toute l'originalité de l'intrigue que de donner à ces moutons le rôle du détective pour découvrir dans un final haletant, bêletant dirons-nous, le fin mot de l'histoire. Dramatis oves. Leonie Swann signe là un premier roman, traduit de l'allemand, tout en finesse qui laisse à penser que les animaux dotés d'intelligence sont également enclins au pathos quand ils se rappellent les histoires que leur lisait feu leur berger. A lire pour en finir avec le panurgisme moutonnier.
Ce soir se déroule le concours de l'Eurovision. L'Eurovision c'est un concours de chant inventé du temps où les Soviétiques menaçaient encore d'importer violemment sur la place de la Concorde leurs nouveaux chars à propulsion mécanique et ce en totale contradiction avec les règlements du GATT et de l'OMC sur les produits nouveaux. Bref, L'Eurovision c'est un peu has been. Et comme le disait Shakespeare "on ne peut pas To Be et To be has been. car c'est bien trop difficile à prononcer".
Et je me souviens d'une époque, le brouillard du temps s'estompe, et les souvenirs me reviennent, où, je travaillais pour le Télégramme, je suivais le concours de l'Eurovision à la télé, ça c'est de l'investigation coco, pour en conter le résultat le lendemain dans le journal. J'étais resté jusqu'à une heure du matin pour que les lecteurs puissent découvrir le résultat. Scrutin crucial on l'imagine tant et si bien que je ne me souviens plus très bien qui a gagné ce soir-là. Ce que je sais parfaitement c'est que ce n'était pas la France. Trop hype. Pourtant il y a une magie à ce concours, et j'étais, comme qui dirait, comme un enfant.
Come on Sébastien
Ce soir c'est Sébastien Le Tellier qui défend le pavillon national. Sa chanson a fait polémique car elle est en anglais. Shocking. Evil, Diable, My God (intraduisible, ce site n'étant pas interdit aux moins de 18 ans). On en a plus parlé que de la manipulation du concours en 1968 par Franco pour qu'une espagnole gagne le prix et que s'élève à la face du monde le génie de l'Espagne fasciste. Diantre. Bon en attendant les commentaires de Julien Lepers, c'est sûr on va bien rigoler, et la remise d'une encyclopédie Larousse au vainqueur, voici le clip de Sébastien Le Tellier. Et je ne résiste pas à proposer la chanson de Marie Myriam, qui est, on le nous rappelle chaque année, la dernière gagnante française de ce concours en 1977. Pour ceux qui confondent le français et l'anglais et parce qu'ils ont tous les deux la moustache : le premier clip c'est Sébastien Le Tellier, le deuxième c'est Marie Myriam.
Avec le prisme franco-européen, les présidentielles américaines représentent toujours un grand intérêt et une source d'étonnement sans équivalent de ce côté-ci de l'Atlantique, sauf peut-être à regarder l'Italie avec putréfaction, euh avec stupéfaction, excusez mon clavier napolitain. En ce moment-même donc, on l'a vu, lu, entendu, les démocrates choisissent leur candidat dans un scrutin interne très compliqué que l'on croirait inventé par un directeur de cabinet ministériel français. Qui sait ? Face à face, Hillary Clinton et Barack Obama, la bourgeoise de la côte est contre le métis de la côté nord. Tous deux disposent des qualités nécessaires poru devenir président avec un petit avantage pour Hillary par son expérience compensé par le charisme d'Obama et son positionnement médiatique, à la limite du messianique, qui fait de lui un homme providentiel. Et la providence, aux Etats-Unis, mieux vaut l'avoir avec soi que contre.
Ce combat de Titan dure déjà depuis plusieurs mois, pour le plus grand plaisir de John McCain, le candidat républicain, qui n'en peut plus de voir ses adversaires s'écharper. Pour des raisons tactiques, statégiques et psychologiques, Hillary Clinton ne compte pas abandonner la couse. Difficile en effet de laisser sur le bas côté son rêve le plus ultime. Néanmoins, il ne fait quasiment aucun doute désormais que le candidat démocrate sera Obama en raison de son avance dans le décompte des délégués. Les arguments de Clinton, "j'ai gagné les grands Etat et ceux qui vont faire l'élection de novembre", s'ils sont pertinents ne portent pas. On est dans l'irrationnel, et cet irrationnel porte Obama. Dommage pour elle. Désormais, la seule possibilité pour les démocrates pour remporter le scrutin de novembre est de retrouver un semblant d'unité. En effet, nombre de partisans de l'un ou l'autre compétiteur affirment qu'ils voteront pour le candidat républicain si leur poulain n'est pas choisi. Conserver ces militants est un préalable indispensable à l'évocation d'une victoire démocrate en novembre. Alors pourquoi Hillary Clinton cherche-t-elle à prolonger le plaisir. Parmi toutes les hypothèses évoqués, la négociation de la vice-présidence, plus vraisemblablement celle d'un poste au gouvernement ou au Sénat, éventuellement hors-classe pour montrer sa différence, il en est une qui manque. La voici en exclusivité : elle finalise actuellement la négociation de son contrat pour la reprise du tournage de The West Wing où elle camperait le rôle de la Commander In Chief. Quand on sait qu'il y a plus d'américains à regarder la télé plutôt qu'aller voter, le vrai pouvoir n'est pas celui de l'écran ?
Les marins-pêcheurs sont en colère. Alors que ce mercredi (21 mai), le gouvernement devrait annoncer un énième plan de sauvetage de la filière, celle-ci lance un coup de semonce quant à son avenir. Plusieurs éléments sont à porter au crédit de cette révolte.
- Le premier d’entre eux est la mentalité des pêcheurs eux-mêmes. Difficile de trouver peuple plus travailleur que celui-ci, à part peut-être dans les mines mais les houillères ne sont plus et leur souvenir est relégué aux musées. Les valeurs de la pêche ne conjugue en rien avec celle de l’assistanat. Aujourd'hui le monde de la pêche a la nette impression d'être sacrifiée sous l'autel de la réglementation européenne au profit de l'agriculture.
· Le second est que les pêcheurs souffrent d'être en amont d'une filière qui peine à valoriser sa production. 85% de la consommation française de poissons provient d'importations. Difficile dans ces conditions de peser sur le marché et d'imposer une valorisation de bonnes pratiques environnementales. L'ensemble des intermédiaires (criées, mareyeurs, transporteurs, distributeurs) qui interviennent sur la filière laissent peu de place aux marges de manœuvre de ce point de vue.
· Enfin, le système de rémunération de la pêche, la part, rend encore plus dépendant les salariés du secteur vis à vis des retournements de conjoncture. Les recettes et les dépenses sont partagées entre les armateurs et les marins. Si bien, que ces dernière semaines, certains marins-pêcheurs se sont retrouvés avec des feuilles négatives !
Bloquer pour débloquer
Reste que ce conflit a un arrière-goût de déjà vu. Le gazole a commencé son envolée il y a un peu plus de deux ans. Et déjà les pêcheurs réclamaient à corps et à cris une intervention de l'Etat pour compenser cette augmentation du prix du baril. L'absence de fiscalité sur le gazole pêche représente déjà un manque à gagner pour l'Etat de l'ordre de 250 millions d'euros par an. Pourquoi cette profession devrait-elle être soutenue quand tant d'autres, dans le même temps, souffrent de cette augmentation relative du prix du baril ?
De plus, les efforts déployés par la filière pour diminuer les charges de carburant ne sont hélas qu'à leurs balbutiements. Plusieurs techniques ont vu le jour ces dernières années comme l'utilisation de voiles en sus des moteurs pour propulser le navire (cela est en test sur des chalutiers avec l'entreprise Avel Vor Technologies ou bien sur des cargos plus imposants). Gain estimé : 25% de consommation. De même, l'optimisation des trajets et de la chasse au poisson pourrait permettre des économies substantielles. Enfin, l'usage d'énergies renouvelables pour les besoins du bord, montées des chaluts, l'alimentation des instruments de navigation constituent elles aussi une source d'économies possibles. Enfin, la méthode du blocage systématique des centres névralgiques des approvisionnements pétroliers relèvent de méthodes d'un autre temps mais qui hélas, on le verra à l'annonce du plan Barnier, montre qu'en France c'est dans la rue que les conflits et les incertitudes conjoncturelles trouvent leurs solutions. Rendez-vous dans deux ans.
Article paru dans la Tribune en 2006. Mais il reste d'actualité
L’heure est à la détente dans les ports français. Les aides annoncées par le ministre de l’Agriculture et de la Pêche, Dominique Bussereau, ont contribué à faire baisser la tension, non sans soubresauts comme à Arcachon où les pêcheurs ont bloqué le port début mai. Les inquiétudes des marins-pêcheurs portent sur l’augmentation du prix du gazole. La profession est d’autant plus touchée par les variations du carburant que celui-ci est totalement défiscalisé. Selon le rapporteur pour le budget pêche à l’Assemblée nationale, le député UMP du Morbihan Aimé Kerguéris, cette mesure coûte 230 millions d’euros à l’Etat pour l’année 2006. Ce privilège se retourne contre le monde de la pêche en cas d’augmentation des prix du baril comme c’est le cas depuis plusieurs mois. L’absence de TIPP (taxe intérieure sur les produits pétroliers), taxe fixe au litre, ne permet pas de freiner la volatilité des cours. Pour aider le secteur à faire face à cette augmentation du prix du gazole, l’Etat a mis en place depuis octobre 2004, le Fonds de prévention des aléas de la pêche (FPAP) l’abondant à hauteur de 65 millions d’euros depuis sa création. Le fonds gazole, auquel les pêcheurs contribuent également, octroie des avances remboursables qui compensent le prix payé, de l’ordre de 50 centimes le litre selon les ports, et le coût économiquement supportable pour les entreprises de pêche, aux alentours de 35 centimes le litre. Or, cette mesure n’est pas du goût de Bruxelles qui la juge non compatible avec les règles de la concurrence sur le marché européen. D’autant que le caractère remboursable des avances ne saute pas aux yeux de tous. Dès lors, le prolongement du FPAP annoncé par Dominique Bussereau, ne peut être que transitoire. « Il nous a signifié que cela durerait tant que l’on n’aura pas trouvé de système équivalent, ce sont ses termes. Or jusqu’à présent on n’en a pas trouvé », précise André Le Berre, président du Comité régional des pêches de Bretagne, l’un des principaux leaders de la profession, qui travaille sur de nouveaux dispositifs d’économie de carburants.
Un casse manquée et la vie bascule. Dixon s’enfuit avec un peu d’argent en poche. Sa cavale l’entraîne dans une petite bourgade tranquille du New Hampshire. Blessé, il cherche à échapper à la police. Pour ce faire, il repère une maisonnée d’un quartier tranquille dans laquelle il pénètre. Interloqué le propriétaire des lieux ne peut que se ranger aux arguments du fuyard et de son revolver. Elias, professeur d’histoire dans une université, va donc cohabiter, à l’insu de son plein gré avec ce bandit des chemins de traverse. Il ira même jusqu’à arranger un rendez-vous avec l’infirmière du campus pour soigner son co-locataire. Mais déjà le FBI est sur la piste du braqueur de banques et débarque dans la ville. Denise, agent spécial des services secrets américains, fouine dans tous les recoins. Réussira-t-elle à débusquer l’intrus, elle qui vient passer la nuit avec Elias à quelques mètres de la chambre de fortune du voyou. La vérité approche. Mais n’est-elle pas question de circonstances et de point de vue ? « Si vous avez étudié suffisamment pour pouvoir situer la Pologne sur une carte et si vous connaissez le nom des trois derniers présidents, le reste est surtout une question de conviction. Tout tient à l’assurance avec laquelle vous vous exprimez (…) L’astuce n’est pas d’être la plus intelligente de la salle. Après le primaire, ça ne compte plus. L’astuce c’est de se faire remarquer ». Cynique, le deuxième roman de Iain Levison, après Un petit boulot, qui connaît plus de succès en France que dans le monde anglo-saxon qui ne sait pas ce qu’il perd.
Canaille et demie, de Iain Levison, Editions Liana Levi. 9 euros en poche. En vente chez Dialogues.
Un excellent article d'Eric Le Boucher dans sa chronique économie pour le journal Le Monde sur le développement économique du Brésil et du Vénézuela. Une comparaison de deux modèles économiques de ces pays d'Amérique du sud.
Bonjour, à ceux, nombreux, qui viennent sur ce liste pour obtenir des éléments de corrigés de l'étude de cas, je précise que ce contenu sera disponible en fin d'après-midi sur ce site. Il comprendra dans un premier temps la partie management puis sera complété courant de la semaine prochaine par la gestion. Une page spéciale dans le bandeau sous le titre du blog sera ouverte à cette occasion. En attendant le premier dossier se trouve ci-dessous.
Nous sommes tous collectionneurs. Parfois à notre insu. L'autre jour, dans un magazine dont j'ai oublié le nom, était publié un reportage sur une collectionneuse de cadeaux surprises des oeufs Kinder. Elle en possède la quasi-totalité. Applaudissements. Dans le monde des collectionneurs, la bizarrerie est de mise. Ce qui fait tout son charme. Ainsi, on trouve des collectionneurs de boîtes à fromage. Les tyrosemiophilistes. On trouve aussi le collectionneur de noms de collections. Du grand art. On y apprend par exemple que les collectionneurs de boule de neige s'appellent les chionosphéréphiles et que les collectionneurs de bougies de moteur répondent au doux nom de scintillophile.
Enfin, les férus de préservatifs s'appellent les sexosécurophilistes. Bon à savoir quand on surfe sur Meetic à la recherche de l'âme soeur. "Et toi tu as quoi comme hobbies ?" (Question d'un autre siècle. Datation au carbone 14 en cours). "Moi, euh, comment dire, je suis sexosécurophiliste". "Ah, tu es dans la sécurité". "Tout à fait. Dans la sécurité". C'est pas du vécu mais cela pourrait. C'est mieux que mycophile.
Sur l'image. Une boîte pouffophile, c'est-à-dire qui collectionne des poufs. Et spéciale dédicace à Anna Nicole Smith trop vite disparue la semaine dernière (L'article initial paraît en 2007). Sur Internet :
Le site de référence pour les noms de collectionneurs, cliquez ici.
Et le lien vers un collectionneur de Playmobils. Pas à dire en CE2, j'aurais été son meilleur pote.