Jonathan Bradleydébarque en Picardie pour dégraisser une PME spécialisée dans la robinetterie. Celle-ci vient d’être rachetée par l’employeur de Jonathan, une entreprise américaine qui ne vit que pour les profits. Notre américain tombe amoureux de l’assistante de direction, rétablit la société en un temps, trois mouvements et goûte avec stupeur, tremblements et plaisir au capitalisme à la française. A lire dans un train. Un ton en-dessous des essais de Ted Stanger pourtant bien vus Sacrés français ! et Sacrés américains ! parus chez folio.
Marie Paul Kermarec est décédée ce mercredi. Depuis trente ans, avec son frère Charles, elle animait la librairie Dialogues à Brest. Toujours à l'oeuvre, elle consacrait sa vie à sa passion pour la littérature qui l'avait poussée à fonder cette librairie peu commune qui se refuse à vendre des livres comme des boîtes de petits pois et qui fait preuve d'une efficacité incommensurable. De mes rencontres avec elle entre des piles de romans reste le souvenir d'une femme passionnée par son métier, incollable sur tout ce qui touche à la littérature. Les amoureux des livres viennent de perdre leur muse à qui ne sied pas l'imparfait.
860.000 malades, plus de 200.000 nouveaux cas par an, 2,3 millions de personnes touchées à terme. Rien qu’en France. Ces chiffres suffisent à eux-mêmes pour montrer et démontrer l’importance des enjeux liés à cette maladie. Découverte au début du siècle par le médecin autrichien Aloïs Alzheimer, cette maladie est aujour’hui incurable. Comment lutter dans ce cas ?
En permettant un éveil intellectuel.
Si les professions intellectuelles sont moins touchées par cette maladie que les autres, la raison en tient en leur activité de l’esprit. Jouer au Sudoku, être un cruciverbiste invétéré, lire, participer à des conférences, à l’université du troisième âge, aux concours de chansons dédiés au troisième âge permet de ne pas laisser son esprit s’engourdir.
En veillant à un exercice physique régulier
S’il est indispensable pour tout être humain (il est prouvé qu’il réduit de manière considérable, par exemple, chez la femme, le risque de cancer du sein), celui-ci peut se révéler plus délicat à entreprendre chez les personnes âgées. Marcher plus de trente minutes par jour, monter les escaliers, pratiquer un sport adapté à son âge, jardiner (qui est aussi une activité intellectuelle à bien des égards) figurent parmi ces possibilités simples de maintenir son corps en éveil.
En gardant un sens à sa vie
S’obliger à être en alerte, à voir plus loin que demain, à conserver des objectifs et posséder ses propres projets de vie, bref, donner un sens à son existence alors que sa fin approche, paraît indispensable. Etre en lien avec des enfants dans le cadre de maisons de retraite et de crèches qui partagent une partie de leurs locaux, participer à ses associations caritatives…
En soutenant les proches
Les malades ne sont pas les seules victimes de cette maladie. Les familles souffrent également de cette situation. Il n’est pas rare que le conjoint s’épuise à force de soutenir un malade devenu totalement dépendant. Dans le cadre du plan Alzheimer lancé cette année par la ministre de la santé, le soutien aux familles devient un élément déterminant. Soutien financier, psychologique, affectif pour permettre à chacun, à sa place, de continuer à vivre sans dénier la nécessité de la solidarité familiale.
Aider la recherche
Si pour l’heure, peu de possibilités existent en matière thérapeutique, rien n’est joué d’avance. La recherche progresse. A Roscoff, l’équipe de Laurent Meijer, travaille sur des inhibiteurs de protéines kinases dont la responsabilité semble être en cause dans les maladies neurodégénratives. Dans le cadre des recherches sur les cellules souches, il apparaît des possibilités, semble-t-il prometteuses, en la matière en permettant le renouvellement des tissus neuronaux. Autant de pistes qui entretiennent l’espoir si ce n’est de la guérison de cette maladie mais tout au moins de son ralentissement voire de son arrêt.
20% des plus de 80 ans déclare avoir des relations sexuelles fréquentes. 6 femmes sur 10 et sept hommes sur 10 affirment avoir des relations sexuelles au moins une fois par mois. La sexualité des sexygénaires, comme les appelle le sociologue Gérard Mermet dans son ouvrage Francoscopie, est taboue pour bon nombre de personnes.
Une vie sexuelle épanouie permet une jeunesse de corps et d’esprit, une quête du bonheur qui est sans conteste un élément de bonheur et de joie de vivre et constitue l’un des rôles de survie mis en évidence par Wood. L’OMS le rappelle d’ailleurs dans sa définition du terme santé : état de bien-être physique, mental et social. Comment permettre son développement harmonieux.
-- Dans les maisons de retraite en permettant une intimité des personnes âgées, d’abord personne avant d’être âgée, et en permettant les rencontres voire la possibilité de disposer de lits adaptés.
-- Dans la sensibilisation du personne soignant à cette question pour permettre aux patients d’en poser les contours.
- - Dans le changement du regard de la société à l’égard d’un sujet manifestement tabou, c’est-à-dire tellement gênant que ne pas en parler c’est nier son existence et l’impératif de son enjeu. Vieillir est trop souvent considéré comme « mourir un peu ». De la même façon, la valorisation des talents des personnes âgées permettrait de cesser de voir la vieillesse comme une maladie qu’elle n’est pas.
- - En permettant la recherche et développement sur les questions liées à l’impuissance chez l’homme et aux sécheresses vaginales chez la femme par exemple. Le marché du Viagra, 1,7 milliard de dollars par an, l’un des médicaments les plus copiés, aux risques et aux périls des utilisateurs de la copie usurpatrice, montre que le marché existe et donc que la demande est réelle.
"Il était arrivé que le libraire avait lu une page d'un livre, page qu'il avait aussitôt arrachée, et qui n'était autre qu'un des enseignements dispensés par le tsar Andrei au jeune prince Andrei, son petit fils: "Lorque vous écrivez une lettre, Prince, ou un message, quoi que ce soit que vous adressez à quelqu'un, lorsque vous l'avez terminé, que vous en êtes satisfait, demandez-vous toujours si vous pourriez l'envoyer au même moment à quelqu'un d'autre. Si vous n'auriez qu'à changer le nom, l'adresse. Si oui, oubliez cette lettre. Ca n'en est pas une. Vous racontez votre vie, Prince, vous n'écrivez pas à quelqu'un. Recommencez ou abandonnez.
Lorsque vous serez bien familier de cette pratique, que plus jamais vous n'enverrez de lettres qui n'ensont pas, et cela prendra du temps, une décision s'ouvrira à vous. Pesez- la avant de la prendre car elle est de conséquence.Mais vous la soupçonnez déjà, n'est-ce pas? Déjà, vous commancez à vous dire: Et si j'agissais de même avec mes paroles? Imaginez, Prince. A chaque phrase que vous allez dire, que vous formulerez, si vous vous demandiez: Pourrais-je la dire en ce même moment à quelqu'un d'autre? et si, au cas où effectivement vous le pourriez, vous ne la disiez pas. Et si vous vous taisiez… Rares seraient sans doute vos paroles."
Le libraire n'avait pas même fini la lecture de la page qu'il l'avait déjà arrachée pour l'envoyer à l'un des frères.
La page qui se terminait ainsi: "Mais il peut se passer autre chose, mon cher Prince. Il peut se passer qu'en changeant le nom, l'adresse, ou la personne, vous vous rendiez compte par hasard que c'était à quelqu'un d'autre que vous étiez sur le point d'écrire, ou de parler. Et qu'une fois ce nouveau nom, cette nouvelle adresse, cette nouvelle personne découverte, vous ne puissiez plus en changer. Alors là, surtout, envoyez. Alors là, surtout, parlez. Car vous n'aurez jamais été si courageux."
On connaissait les tests ADN sur l'immigration, ceux concernant la parentalité, voici désormais la possibilité de décrypter entièrement son génome. Contre 999 dollars, la société 23andme, (23 pour les 23 paires de chromosomes de l'être humain) fondée par l'épouse d'un fondateur de Google, fournit le génome d'un individu. Ce dernier peut alors connaître les probabilités par rapport à la moyenne de souffir de pathologies sur le plan génétique. C'est une évolution majeure qui dessine dans ce cas. Cela n'est pas sans poser d'inombrables interrogations éthiques.
La génétique n'explique pas tout
Au premier rang desquelles, celle qui voudrait que la génétique exprime la singularité d'un individu. C'est nier la force du groupe social et de la culture que d'affirmer cela. Sans un contexte, favorable ou non, la génétique exprime des données brutes probabilistes qui perdent de leur sens et de leur capacité d'explication. Dans un récent texte publié dans Courrier International et paru dans sa version originale dans Wired, la journaliste américaine conte son expérience. Son génome en main, elle compare, analyse, s'inquiète, sur un ton parfois badin, de son fort risque de succomber à une crise cardiaque. Inquiète, elle questionne les conseillers de la compagnie qui la rassurent en lui indiquant que dans ce cas il est bon d'entamer une activité physique régulière. Dans le domaine de la fiction, le film Bienvenue à Gattaca relate également cette même expérience. A juger par les propos du découvreur de l'ADN, le prix Nobel de Médecine Watson, sur la question de "l'infériorité de la race noire sur la race blanche", d'un point de vue génétique, ou encore des recherches de scientifiques américains sur un gêne de l'homosexualité, on mesure l'étendue du questionnement et de la potentialité d'une utilisation politique, osons idélogique, de cette évolution technologique.
Une aubaine pour les assurances
Mis dans les mains des assurances, dont le métier n'est pas de protéger des risques mais de les quantifier et de garantier des pertes matérielles, humaines ou financières de leur survenue, est plus inquiétant encore que le risque de sidération psychologique que peut entraîner la révélation de maladies génétiques graves. Notamment dans le cadre d'un système d'assurances totalement individualisé. On se souvient qu'il aura fallu l'intervention énergique de Jacques Chirac, pour qu'une loi créée un fonds de péréquation des assurances afin qu'un fonds de solidarité nationale prenne en charge les assurances de prêts des individus souffrant d'affections de longue durée (cancers, Sida…). Ceux-ci se voyaient dans de nombreux cas refuser leurs prêts, et ce même dans des cas de rémissions de leur maladie. Et par là-même exclure du monde de la consommation, de l'immobilier… On peut juger cela comme une chance ou un malheur, c'est selon. Néanmoins, pour des actes fondamentaux de consommation comme l'achat d'un bien immobilier, type la résidence principale, cela constitue un handidap et non des moindres. Déjà aux Etats-Unis, des fumeures ou des obéses sont relégués au placard, licencié, ou mieux, pas recruté, en raison de leur comportement contraire aux règles de bienséance supposée du "bon patient".
Sur le chemin du questionnement éthique
La tendance généralisée à chercher à se prémunir contre les risques dans une société qui n'aura jamais aussi sécurisée mais paradoxalement jamais jugée aussi dangereuse nous force à une réflexion éthique, nécessairement personnelle, et oblige à rechercher la compréhension d'enjeux globaux qui touchent bien plus que notre simple personne. Quelles peuvent être les limites de ce progrès scientifique ? Quels sont les risques potentiels de cette évolution ? Mis dans de mauvaises mains, c'est le cas pour tout progrès, que peut-il advenir de pire ? Comment se prémunir d'éventuelles manipulations ? Quid d'une fécondation in vitro, qui s'appuierait, à terme, sur cette technique dans le cadredu diagostic pré-implantatoire ?
A l'heure où la recherche sur les cellules souches connaissent des avancées spectaculaires et porteuses d'espoirs dans le combat contre les maladies, notamment neurodégénératives, ce lancement commercial ravive les craintes d'un nouvel eugénisme. Un eugénisme qui cacherait son nom et se réfugierait derrière une vision bienveillante du progrès pour empêcher le débat et la nécessaire introduction d'un cadre législatif nouveau. Ce sur quoi les lois bioéthiques, dont la révision est prévue, courant 2009, devront traiter. Avec tout l'esprit de compromis qui doit être le leur entre avancées médicales et respect de l'identité humaine.