Sophie Calle n’en finit pas d’avancer sur le chemin de l’étourdissement artistique. L’artiste, par définition éclectique, touche à tout, touche-à-tout fait doublement sensation à la biennale 2007 de Venise (Italie du Nord). Lire ici sur Rue89 un reportage sur l'expo.  

Dans la ville historique à souhaite, le parc dédié à l’exposition sonne à la manière d’une récréation contemporaine.

 

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Première sensation, morbide. Le jour où on lui annonce son invitation pour représenter la France à la biennale de Venise, Sophie Calle apprend que sa mère entre dans la phase terminale de sa maladie. « Et dire que je ne pourrai même pas aller là-bas ». Qu’à cela ne tienne. Sophie Calle filme les derniers instants de sa mère. L’image est brute. La femme est entre la vie et la mort pendant une quinzaine de minutes. C’en est presque doux, serein. A côté, un texte saisissant. Un texte d’amour relatant les derniers mois de la vie de Calle mère. Souvent taboue, l’idée de représenter par l’art l’acte de mourir gêne. La controverse s’est amplifiée. Elle se tait quand on voit que l’acte d’amour est ici supérieur, et de loin, à cette querelle.

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Deuxième sensation, éclairante. Dans le pavillon français, situé dans l’un des rares parcs de Venise, trône un OVNI artistique. Sophie Calle a été quittée par X. X qui s’appelle en fait G. Pour de vrai ? Pour de faux ? Dans sa lettre, l’homme sur le départ l’informe qu’il préfère la quitter plutôt que la trahir. De cette lettre, Sophie fabrique un prétexte à aller demander à 107 femmes de donner leurs impressions sur le texte. Une enseignante en français propose un commentaire composé sur le texte, une voyante tire les cartes à cet homme, une actrice joue la lettre assise dans un lit, une autre qui aurait qu’ils ne se perdent jamais dans le tourbillon de la vie, une comptable en fait l’analyse financière, une écrivaine en tire une nouvelle, une scénariste propose un script de la scène, une animatrice radio enregistre ses impressions… Sur papier, via les photos, les films (à regarder ici) et les audiogrammes, les témoignages s’affolent et s’offrent leur véritable terrain d’expression : la grandeur. Il a été tiré de ce travail un superbe livre d’art, dont le prix, 69 euros (en vente chez Dialogues), justifiera de l’offrir une à une personne aimée. Vous peut-être pour répondre par l’affirmative à cette supplique de Sophie Calle, « prenez soin de vous ».

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Pour en savoir plus sur cette artiste à part :

 
Magali Nachtergael a consacré à Sophie Calle un mémoire disponible ici.

Une interview dans Télérama

Une autre interview dans l’Express

Sur une ancienne exposition au centre Pompidou

Biographie de l’artiste


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:) :( ;) :D ;;)
Une réponse à “Prenez soin de vous, de Sophie Calle”
  1. Marlène dit :

    salut,je viens de voir ton article sur le livre de Sophie Calle, si tu as acheté ce livre j’ai quelques questions à te poser car j’aimerais acheter ce livre mais il est assez cher donc je voudrais savoir si il y a la lettre de Miranda Richardson dedans ?
    Pourrais-tu brièvement me dire ce qu’elle y a répondu stp ?? Je t’en serais vraiment reconnaissante :)
    Si tu n’a pas achet” le livre peut être te rappellestu de la réponse de sa lettre à l’expo??

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