L’été est, on le sait, propice à la lecture des romans policiers. Tandis que certains, les chanceux, découvrent le Pendu de Brest, je baignais dans l’intrigue artistique écrite par Iain Pears, le Comité Tiziano. Ce comité est en charge du recensement des tableaux du portraitiste Titien. Peintre devant l’éternel, celui-ci possède une œuvre incommensurable. On estime à plusieurs milliers ses toiles et tableaux. Il était en quelque sorte le photomaton de son époque.
L’authentification d’une œuvre par ce comité occasionne une flambée du prix du tableau et de la richesse de son propriétaire. Las, l’appât du gain est le plus fort. Louise Masterson, une jeune américaine membre du comité, est découverte morte dans l’un des rares jardins de Venise. Puisqu’il s’agit d’art, la brigade artistique de Rome se trouve mêlée à cette histoire. Notamment, Flavia di Stephano dont les habitudes sont plutôt au travail de bureau qu’aux enquêtes criminelles que dirige le général Bottando. Elle retrouve dans la ville des doges, son comparse Jonathan Argyll. Tous deux se passionnent très vite pour cette affaire qui les entraînent sur les pas de Titien et des mystères de la peinture. L’écriture de Iain Pears est efficace et son érudition se conjugue avec la vulgarisation artistique.
Chez 10/18 et en vente chez Dialogues
























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