How I met your motherou comment j’ai rencontré ta mère ? Voilà une question que se posent de nombreux gamins ravis de tomber sur la malle à souvenirs de leurs parents sur l’étagère empoussiérée du garage. Pour certains la réponse tient en un ticket d’entrée en discothèque, découpé dans le coin gauche, et témoignant de l’affection de ses parents pour le Macumba et ses toilettes chauffées dans leur prime jeunesse. Pour d’autres, c’est un peu plus complexe, faisant l’objet d’un long processus de séduction entrecoupée de voyages d’études anthropologiques sur l’espèce femelle. Ted est plutôt de ce genre. Très vite, il s’éprend de Robin, prononcez Robine, jolie présentatrice sur une télévision new-yorkaise. Las, le cœur de la belle n’est pas libre, et quand il est libre, c’est celui de Ted qui ne l’est plus. Ah, l’amour. Toujours l’amour. Et la série raconte comment Ted, le père, explique à son fils en 2030 la rencontre avec sa mère.
Derrière un pitch qui pourrait être convenu, se cache la série la plus fraîche du moment. Diffusée sur Canal Plus, la saison une s’est poursuivie par deux nouvelles saisons aux Etats-Unis. L’heure indue de diffusion en France n’empêche pas de nombreux fans de consacrer des sites complets à la série. Deux d’entre eux notamment sont awsome et très jus de viandes : http://www.howimetyourmother.fr/ et http://how-i-met-your-mother.hypnoweb.net/
La chaîne cryptée gâche un peu le plaisir en reléguant ce bijou aux premières heures du jour après Jour de foot, alors que tout le monde sait que « rien de bon n’arrive après deux heures du matin ». Il n’en reste pas moins que tous les orphelins de Friends trouveront chez How I met your mother de quoi satisfaire leur nostalgie. Avec Robin(e), Ted, Marshall(mallows), Lily (la rousse d’American Pie) et Barney. Barney dont la philosophie, les barneyisms, relègue les fishimes d’Ally MC Beal (« Le champagne: dans la victoire, je le mérite; dans la défaite, j'en ai besoin ».), au rang de blagues Carambar. Jugez plutôt. « Ted, la seule raison d’attendre un mois pour coucher ensemble, c’est si la fille a 17 ans et 11 mois » ou encore : « A chaque Halloween je prévois un costume supplémentaire au cas où je me planterais avec la fille la plus canon de la fête. Comme ça j’ai une seconde chance de faire une première impression ». Alors de la philosophie au comptoirdu pub le Mc Laren’s, on en redemande tel un lycéen face à Socrate.
Pour savoir comment j’ai rencontré ta mère : retrouve-moi sur www.mikael-cabon.com
Vous avez raté votre vie ! Avec nous, vous réussirez votre mort ! Le slogan du Magasin des Suicides, MDS pour les habitués, MDR pour les lecteurs, est sans équivoque. Ici nul besoin de carte de fidélité ou de programme de relation-client, quand on ressort de la boutique de Mishima et Lucrèce Tuvache c’est que la mort frappe au portillon. 160.000 tentatives par, 12.000 réussites, pour les statistiques ce sont des chiffres, pour les Tuvache un marché. Et il y a de la tendresse dans l'écriture de Jean Teulé (auteur prolifique et ancien de l'Assiette anglaise de Bernard Rapp, le samedi à midi sur feue Antenne 2), de la gourmandise dans les mots, même si l'auteur indique avoir réalisé un livre léger.
A base de plâtre à prise rapide, bonbons tueurs, cordes à nœuds déjà faits, lames de rasoirs rouillées pour attraper le tétanos, le tanto pour le seppuku, champignons vénéneux, cocktails mortels du jour au rayon frais… Le tout en provenance des entrepôts du fournisseur, M’en Fous La Mort. Et sur cette question de comment réussir son suicide que Jean Teulé campe son roman.
Sauf que, dans la famille Tuvache, trois enfants aux prénoms de suicidés célèbres, tout le monde ne partage pas cet avis. Il y a Alan, le petit dernier, il sourit, il est gai, il aime la vie. Même un stage de commando suicide à Monaco ne le dévie pas de sa destinée : rendre la famille Tuvache heureuse du bonheur des autres. Pas facile mais réalisable.
-« Puis en se levant, elle promet à sa fille :
-- Demain soir, je te raconterai comment, du haut d’une falaise, Sapho s’est jetée dans la mer pour les beaux yeux d’un jeune pâtre….
-Maman, renifle Marilyn, quand je serai grande, est-ce que je pourrai aller danser avec les graçons à la disco…
-Mais bien sûr que non, n’écoute pas ton petit frère. Il dit des bêtises. Comment peux-tu imaginer que des hommes souhaiteraient danser avec une godiche telle que tu te vois ? Allez, fais des cauchemars, ce sera plus intelligent ».
Surtout il est contagieux, le petit frère. L’aînée rencontre l’amour, le cadet, l’appétit, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes, quand soudain… Le magasin des suicides, un livre à mourir… de rire.
Un mouvement qui fait florès à travers le monde. En France, on trouve les lieux de ses câlins gratuits, en tout bien tout honneur, ici : www.calins-gratuits.com.
Les propos de Nicolas Sarkozy sur les bretons font jaser dans le grand ouest. L’occasion de demander réparation et justice au chef de l’Etat sur quelques grands projets régionaux encore en suspens.
« Qu’est-ce qu’on va foutre dans un centre opérationnel sinistre à regarder un radar ? Qui a eu cette idée de demeuré ? (…) Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards en train de regarder une carte ! (…) Derniers jours de campagne dans une salle à voir une carte ! Grand sens politique vraiment ! ». Voici les propos peu amènes qu’aurait tenu Nicolas Sarkozy à l’occasion de l’un de ses déplacements en Bretagne, au Cross Corsen (1). Adressés à son directeur de campagne, ils sont repris dans le livre de Yasmina Reza, « L’aube, le soir ou la nuit ». Flammarion, l’éditeur du livre promettait à sa sortie un événement littéraire. A la lecture de cet extrait, mieux c’est à une explosion… d’indignation que l’on assiste et c’est en Bretagne que cela se passe.
Démenti élyséen
Comme dans de pareils cas, l’Elysée s’est fendue d’une réaction sous forme « c’est pas vrai, c’est pas moi qui l’ai dit », relève le journal Le Télégrammequi reprend cette information dans ses colonnes. En soit, dirons les partisans du chef de l’Etat, on peut comprendre la lassitude d’un candidat en campagne qui se fait expliquer l’importance de l’océanographie côtière opérationnelle appliquée au transport maritime par portes-containers ou tankers.
En soit, dirons les Bretons, merci de donner l’occasion à cette région de se mettre au devant de l’actualité du chef de l’Etat et, puisque « Ensemble, tout devient possible », de lui rappeler qu’elle attend depuis un certain temps déjà les décisions suivantes :
-La construction d’un second porte-avions. La décision ne cesse d’être remise aux calendes grecques. Soit il est utile, et il faut trouver les moyens. Soit il est inutile et l’on peut déjà passer une annonce dans un gratuit pour vendre d’occas' le Charles de Gaulle.
-Le transfert des sous-marins nucléaires d’attaque (SNA, à propos il y en a six) à l’île Longue. Située près de Brest, cette base navale rassemble les forces nucléaires sous-marines françaises. Quoi de plus logique, dans une période de rationalisation budgétaire, que de rassembler l’ensemble des sous-marins au même endroit pour en améliorer la gestion. A moins que la ville de Toulon ne dispose d’autres arguments, plus politiques, à faire valoir.
-La signature de la charte européenne des langues régionales. Son application devrait donner un vrai statut aux langues minoritaires, parmi lesquelles le breton, le basque, l’alsacien… sans remettre en cause la primauté du français. La plupart des pays de l’Union européenne l’ont intégrée dans leur droit national.
-La négociation du politique agricole commune (PAC) qui fasse la part belle à l’environnement. Qui sont les agriculteurs les plus subventionnés par l’Union européenne ? Les plus gros, à commencer par le prince de Monaco ou la reine d’Angleterre avec leurs propriétés agricoles. Pas grand-chose pour ceux qui désirent proposer une alternative à l’industrialisation de l’agriculture et aspire à vivre dignement du fruit de leur travail.
-De vraies mesures pour la protection des marins. Applaudi lors de son arrivée lors des obsèques de Bernard Jobard, ce marin-pêcheur mort en mer suite à la collision de son navire avec un cargo, Nicolas Sarkozy, en plus de soutenir les victimes, pourrait permettre la création d’un véritable statut international des marins. Ce qui permettrait d’améliorer leur sécurité, leurs conditions de travail, et par là la sécurité sur les mers du globe. Pour l’heure, l’organisation maritime internationale peine à avancer sur ces questions sociales.
-Une véritable liaison grande vitesse. On sait l’Etat avare de son soutien financier aux grands projets d’infrastructures en cette période de disette budgétaire. Néanmoins, le projet de TGV Ouest (liaison Brest-Paris à trois heures) est ralenti par les pressions réalisées par les élus sarthois. Ceux-ci craignent que la ligne de déviation ainsi créée pour relier Paris à Rennes, en ne passant plus par leur ville, accélèrerait ou entraînerait une diminution de l’attractivité locale. Le décisionnaire en la matière, François Fillon, élu de Sablé dans la Sarthe. A vot’ bon cœur, Messieurs, dames.
-Permettre la réunification de la Bretagne. Sur décision de la république de Vichy, Nantes, capitale historique de la région, on y trouve le château des ducs de Bretagne, est intégrée dans une autre région. Par mesure symbolique, et de bon sens eu égard à l’empilement des structures administratives en France, vive la Bretagne à cinq départements (Bretagne actuelle + Loire-Atlantique)
-Venir passer ses prochaines vacances chez les ploucs. A en juger par les retombées médiatiques de son périple américain, la présence du président de la République améliore les retombées touristiques sur une région toute entière. Qui avait déjà entendu parler de Wolfeboro avant qu’il ne devienne le lieu de villégiature de Nicolas Sarkozy ? Pas grand monde. On attend donc de connaître la prochaine destination de vacances du chef de l’Etat pour réparer sa maladresse : Sainte-Marine, dans le Sud-Finistère, ou bien Perros-Guirec, dans les Côtes-d’Armor ? Décider c’est choisir.
1.Les Cross sont en charge de la surveillance des routes maritimes.
Dans la famille Lament on aime voyager. Et les continents se souviennent de leur bougeotte. Howard, ingénieur en valves, la classe, et Julia attendent un fils. L’accouchement se passe bien. A la maternité, un médecin lui demande de « prêter » son enfant à une mère d’un enfant né prématuré et qui se bat pour vivre afin qu’elle ne perde pas la sensation de maternité. Ce que Julia accepte. Là s’arrête le parallèle autobiographique. Cette mère s’entiche de cet enfant conforme à ses attentes et l’enlève. Las. Lors de sa fuite, un accident de voiture tue l’enfant. Julia est effondrée. On le serait à moins Pour elle, pour qui tout souriait, c’est une douche froide. D’autant que le médecin lui propose de prendre l’enfant prématuré. Un échange. Ce qu’elle fait, par générosité. Will puisque c’est son nom vivra ainsi sans le savoir dans sa famille d’adoption. D’autres épreuves viendront, d’autres joies aussi. Jusqu’à ce que Will découvre la vérité. Et parte en voyage. Car dans la famille Lament, on aime voyager.
Raymond Barre vient de décéder. Professeur d’économie et ancien Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing, après la démission de Jacques Chirac en 1976, il a fait figure d’Ovni dans le monde politique ne sacrifiant pas à la démagogie quitte à paraître un tantinet mollasson. (Interviewé ici en février 2007 par Christophe Barbier sur LCI)
Vous plaisantez, monsieur Tanner, de Jean-Paul Dubois
Jean-Paul Dubois ne fait pas qu’en couper. Il écrit aussi. Et fort bien de surcroît. Dans son dernier livre paru en poche, Vous plaisantez, monsieur Tanner, Jean-Paul Dubois narre l’histoire de Paul Tanner. Ce dernier vient d’hériter d’une maison vermoulue mais ô combien attachante empreinte d’un parfum de nostalgie. Il se décide à rénover cette maison par ses propres moyens en devenant son propre chef de travaux. De là débute les incroyables aventures d’un rénovateur devenu architecte, malgré lui pour paraphraser le titre du roman de Vikas Swarup (paru d’abord chez Belfond puis en poche chez 10/18).
« Oun année dé santier », lui dit Edouard Gomet, un artisan de ses connaissances. Une année désolante pour Paul Tanner. Désopilante pour le lecteur. Quand Tanner rencontre de doux-dingues complètement barrés, des couvreurs sans échelles, des russes supra-catholiques pour qui l’électricité est une invention de Dieu, des voisins compatissants, des margoulins de la toiture, des acharnés du béton… Vous plaisantez, monsieur Tanner, un livre bien construit.
On lira également, parmi la dizaine de romans à son actif, de Jean-Paul Dubois, Tous les matins, je me lève, Parfois je ris tout seul, et surtout Une Vie française, une narration sous fond de présidents de la Cinquième république, un livre phare.
On parle beaucoup, et depuis longtemps, de l'impact du net sur la santé économique de la presse écrite. Et ce en oubliant un aspect essentiel : le média (papier, télévisuel, écrit, parlé…) est avant tout un vecteur et pas une fin en soi. Deux sites d'informations lancés au même moment remettent au goût du jour les bienfaits de l'indépendance, de l'investigation et de la prise en considération des lecteurs dans la démarche rédactionnelle :Rue89 et Desourcesure.
Sous la houlette de Pierre Haski, auteur d'un superbe (pavé. Sous les pavés la Chine) ouvrage sur la Chine, Cinq ans en Chine, sur lequel je reviendrai bientôt, Rue89 propose un contenu spécifique axé sur l'actualité avec quelques scoops qui lui assurent une forte notoriété et un succès grandissant. Desourcesure, dont l'équipe est plus réduite, propose une vision plus personnelle des news en misant beaucoup sur son côté fureteur du web et en proposant un grand nombre de vidéos. Une constante sur ces deux sites : l'envie, montrée et démontrée, d'apporter une valeur ajoutée à l'information brute dont on croit, à tort, que sa profusion sur la toile amène le public à être plus au courant du monde dans lequel il vit.
Il est bon de rire parfois. Pour se détendre et augmenter sa créativité. Histoire tirée d'un site lié au football. Comme quoi.
LA SCENE : un poulet au bord d'une route. Il la traverse. QUESTION : Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?
Eléments de réponses.
René Descartes : Pour aller de l'autre côté.
Platon : Pour son plus grand bien. De l'autre côté est le Vrai.
Aristote : C'est dans la nature du poulet de traverser les routes.
Karl Marx : C'était historiquement inévitable. C’est une obligation historique que la mentalité étriquée des petits bourgeois esclaves de leurs préjugés ne saurait remettre en question.
Captain James Tiberius Kirk : Pour aller là où aucun autre poulet n'était allé avant.
Hippocrate : A cause d'un excès de sécrétion de son pancréas.
Martin Luther King, JR.: J'ai la vision d'un monde où tous les poulets seraient libres de traverser la route sans avoir à justifier leur acte.
Moise : Et Dieu descendit du paradis et Il dit au poulet : "Tu dois traverser la route". Et le poulet traversa la route et Dieu vit que cela était bon.
Richard M. Nixon : Le poulet n'a pas traversé la route, je répète, le poulet n'a JAMAIS traversé la route.
Nicolas Machiavel : L'élément important c'est que le poulet ait traversé la route. Qui se fiche de savoir pourquoi ? La fin en soi de traverser la route justifie tout motif quel qu'il soit. De cette manière, ses sujets le considéreront avec admiration, comme un poulet qui a le courage d’oser traverser la route. Mais également avec peur, car lequel parmi eux serait capable de rivaliser avec un tel parangon de la vertu avienne ?
Sigmund Freud : Le fait que vous vous préoccupiez du fait que le poulet ait traversé la route révèle votre fort sentiment d'insécurité sexuelle latente.
Bill Gates : Nous venons justement de mettre au point le nouveau Poulet Office 2000, qui ne se contentera pas seulement de traverser les routes, mais couvera aussi des oeufs, plumera les poules, mangera du grain, servira de porte-documents et calculera sa ration d'aliments. La date de sortie est prévue pour le 1er trimestre 2000. Enfin, il y aura peut-être un peu de retard… Cependant la version bêta est disponible pour 30 $.
Oliver Stone : La question n'est pas : "Pourquoi le poulet a-t-il traversé la route ?" mais plutôt : "Qui a traversé en même temps que le poulet, qui avons-nous oublié dans notre hâte et qui a pu vraiment observer cette traversée ?
Charles Darwin : Les poulets, au travers de longues périodes, ont été naturellement sélectionnés de telle sorte qu'ils sont génétiquement enclins à traverser les routes après être descendus de l’arbre.
Albert Einstein : Le fait que le poulet traverse la route ou que la route se déplace sous le poulet dépend uniquement du référentiel dans lequel on se place.
Bouddha : Poser cette question renie votre propre nature de poulet.
Tomas de Torquemada : Tout poulet ayant traversé la route et qui reviendra en arrière sera considéré comme relaps et sera remis entre les mains de la Sainte Inquisition.
Shot in Buenos Aires, and directed by Emir Kusturiça, here comes “Rainin In Paradize” video clip. Manu Chao’s first single. Members of Colifata, the historical radio from Borda psychiatric hospital, animated by clinic-in patients themselves are acting by his side.
Waiting till August 27th, release date of “La Radiolina”, his new and third studio album, a 4 tracks EP will be available on digital from July 2nd.
http://www.manuchao.net
http://www.because.tv
EN EXCLUSIVITE POUR DAILYMOTION !
Tourné à Buenos Aires, et réalisé par Emir Kusturiça, voici le clip du premier single de Manu Chao, « Rainin In Paradize ». On y retrouve à ses côtés les membres de la Colifata, la radio historique de l’hôpital psychiatrique Borda à Buenos Aires, animée par les patients eux-mêmes.
En attendant le 27 août, date de sortie de « La Radiolina », son nouvel & 3ème album studio, un EP 4 titres sera disponible en digital à partir du 2 juillet.
Rien à voir avec l'inénarrable série américaine qui révélât des naïades sursiliconées. Il s’agit ici de la ligne « Alerte prix » de Carrefour. Mise en place pour rassembler les plaintes sur les différences prix dans les magasins Carrefour et accentuer la proximité avec le client (Customer RelationShip Management), la ligne répond aussi aux questions les plus insolites. Exemple ici. De quoi s’étouffer de rire en mangeant des Chokini.
Après la Russie, c'est le Danemark qui cherche à démontrer que l'Arctique c'est un peu à lui. Le Canada lui a embrayé le pas. L'enjeu est d'abord cocardier, montrer ses muscles pour impressionner, y compris sur la scène politique intérieure. C'est le cas en Russie avec Vladimir Poutine à quelques mois de la prochaine élection présidentielle. Il est aussi géopolitique (Le journal Libération titrait sur la nouvelle guerre froide dans l'une de ses dernières éditions) et financier. Financier ou économique car l'on présume d'importantes ressources en hydrocarbures et en minerais divers qui deviendraient à terme potentiellement accessible. Sans compter que la fonte de la calotte glaciaire pourrait permettre la création d'une nouvelle route maritime plus courte en passant par le nord.
La question de la propriété de l'Arctique, normalement régie par la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, ravive quelques inquiétudes certes mais aussi pose la question de la propriété de la planète. De nombreuses autres revendications territoriales restent en suspens. On pense à son copain du sud, l'Antarticque, mais aussi à ces ensembles de lieux considérés comme exceptionnels, primordiaux, voire d'intérêts universels à l'instar de la forêt amazonienne qui obligent en quelque sorte, leurs propriétaires légaux et actuels à une responsabilité plus forte et à une transparence dans leur gestion.
Beaucoup de papiers ces derniers temps sur le site Internet Spock. L'objectif de ce site Internet est de proposer des renseignements sur les internautes en les récupérant sur la toile. Un tracking transparent en quelque sorte. Ce procédé soulève des levées de boucliers notamment sur le fait que le pisté n'aurait pas donné son accord pour la publication de ces données. Les systèmes de vidéosurveillance ne semblent pas susciter autant d'interrogations alors que le principe est le même. Certaines expériences dépassent Spock de loin. Autre enseignement de ce buzz marketing sur Spock : la qualité des relations presse de cette firme. Comme vous pouvez le constater en cliquant sur le lien spock, le site n'est pas accessible. Pas encore. Si la trentaine d'employés américains et indiens de l'entreprise doivent travailler d'arrache-pied avant l'ouverture, aucune information n'est disponible. Pour autant l'ensemble des propos de Jaideep Singh ne peuvent être que du conditionnel. Ils sont pourtant repris en boucle (100 millions de profils, 400 millions à terme, essentiellement américains…) avec des descriptions précises.Un mystère vulcain sans doute.
Un autre article intéressant sur les revenus tirés de MySpace and co vient contrebalancer cette étude qui montre qu'en 2011 Internet devrait attirer plus de recettes publicitaires que la presse écrite. (Ce qui montre en soi que les vieux réflexes ont la vie dure puisque c'est faire une différence fondamentale entre Le Monde version papier par exemple et le www.lemonde.fr)
C'est avec elle, par ses livres, que j'ai appris mes premiers sinogrammes (avec Mon premier livre de chinois). J'ai lu avec autant de délectation que mes deux auditrices ses livres Le voyage de Mao-Mi, Les Secrets d'un prénom et Les dix soleils amoureux des douze lunes. Lisa Bresner est décédée il y a quelques jours à Nantes. Un ange passe.
Au moment où Fisher-Price retire des jouets mal façonnés fabriqués en Chine et que l'Afssaps alerte sur la présence de dentifrices contrefaits dans lesquels seraient présentes des bactéries, j'apprends que Sarah Bongorni a sorti un livre (il date de fin 2005) intitulé A year without made in China où elle raconte sa vie sans acheter de produits fabriqués en Chine. Et par conséquent de la difficulté de trouver certains biens. Dans un contexte de montée en puissance de l'économie chinoise dans le commerce mondial, une traduction française serait méritée.
Depuis la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien détenus en Libye depuis 1999, pas un jour ne se passe sans que ne soit dévoilées les conditions de leur extradition. Ici, c’est la livraison d’une centrale nucléaire, là d’un contrat d’armement de missiles pour 100 millions d’euros, ici, l’annulation de la dette libyenne à l’égard de la Libye, comme si les bulgares étaient assez riches pour prêter de l’argent à d’autres, là encore, la reconnaissance internationale du régime dictatorial et terroriste de Kadhafi (cf Lockerbie et le DC10 d’Uta), et puis ces 400 millions d’euros versés à la fondation Benghazi et cet accord signé sous l’égide des représentants de l’Union européenne comme quoi les extradés s’engagent à ne pas porter plainte contre leurs tortionnaires (Lire ici). N’en jetez plus, la coupe est pleine. C’est Noël en juillet. Morale de l’histoire pour tous les régimes en perte de vitesse de la planète, laissez péricliter votre système de santé, sacrifiez 400 femmes et enfants, accusez des occidentaux de leur meurtre, maintenez la pression aussi longtemps que possible et négociez pied à pied comme des marchands de tapis. Voilà, vous venez de réussir le coup médiatique le plus fumant de la décennie, une prise que l’on nommera désormais par le nom de son instigateur.