Archives pour juillet 2007

Une blague assez juste qui circule sur le web (reprise par Christian Blanchas dans son éditorial sur le site web ce qui est d’ailleurs un vrai cas pratique de buzz marketing)

1 – Tu es à une soirée et tu vois une nana très attirante. Tu t’approches d’elle et tu lui dis : “Je suis un très bon coup “. Ça c’est du Marketing Direct.

2 – Tu es à une soirée avec un groupe de copains et vous voyez une nana très attirante. Un de tes amis s’approche d’elle et lui dit : “Tu vois ce garçon là-bas, c’est un très bon coup”. Ça c’est de la Publicité.

3 – Tu es à une soirée et tu vois une nana très attirante. Tu lui demandes son numéro de téléphone. Le lendemain, tu l’appelles et tu lui dis:”Je suis un très bon coup “. Ça c’est du Télémarketing.

4 – Tu es à une soirée et tu vois une nana très attirante. Tu la reconnais. Tu t’approches d’elle, tu lui rafraîchis la mémoire et tu lui dis: “Tu te souviens que je suis un très bon coup ? “. Ça c’est du Customer Relationship Management.

5 – Tu es à une soirée et tu vois une nana très attirante. Tu te lèves, tu arranges un peu tes vêtements, tu t’approches d’elle et tu lui sers un verre. Tu lui ouvres la porte lorsqu’elle part, tu ramasses son sac lorsqu’il tombe. Tu lui offres une cigarette et tu lui dis : “Je suis un très bon coup “. Ça c’est des Relations Publiques.

6 – Tu es à une soirée et tu vois une nana très attirante. Elle s’approche de toi et te dit : “J’ai entendu dire que tu es un très bon coup”. Ça c’est du Branding, le pouvoir de la marque !

7 – Tu es à une soirée et tu vois une super belle nana. Tu la mates avec des potes, tu fais des réflexions très fines, tu te bourres la gueule, tu ne fais rien du tout et tu rentres bredouille. Ça, c’est la réalité du marché

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Elle est belle la langue française. Dans un article de l’Express, Marie Huret nous parle d’un nouveau langage sur le web : le xyloglotte. Traduction littérale : langue de bois. L’idée consiste à utiliser des racines gréco-latines pour former de nouveaux mots. Ainsi on ne dira plus peau de vache mais bovinodermiste. On n’ira plus manger chez McDonald mais chez anaproxénète tandis que président des Etats-Unis se dit albidomogynécomane. Bref, à déconseiller à ceux qui souffrent de transrhinoscopie (peur de voir plus loin que le bout de leur nez).

 

En savoir plus sur le net.

Le site de NicoRoger.

Le blog des correcteurs du journal Le Monde.

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A vous qui profitez de l'été pour penser aux régimes alimentaires. Paru sur ce site il y a une dizaine de mois

“Le crise cardiaque Restaurant” est un fast-food comme il en existe tant aux Etats-Unis. Le secteur représente 12 millions d’emplois et sa responsabilité dans le décès prématuré de 400.000 personnes par an !

La particularité est de ce fast-food de l’Arizona est de proposer à ses clients, outre les produits habituels de ces chaînes de restauration, un menu au contenu édifiant : un hamburger de 8.000 calories, les besoins d’une personne pour trois jours, constitué d’un kilo de viande de boeuf, d’une bière ou d’un coca, de frites cuites dans du lard et d’un paquet de cigarettes. Les clients ressortent en fauteuil roulant, accompagné par une serveuse déguisée en infirmière. L’obésité américaine est devenue un véritable phénomène de société comme le montre ce document de l’Ambassade de France à Washington : un américain sur trois obèse, 2/3 en situation de surpoids. Ce qui laisse peu de place aux mannequins anorexiques. Ce mal du siècle des sociétés occidentales touche lui aussi la France. Notre pays compte ainsi 5,91 millions d’obèses.
Burger8000.jpg

En savoir plus sur le net :
http://www.obesite.com/

Mortelle obésité

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La question fait couler beaucoup d'encre. Elle était abordée sur ce blog en avril. 
 
Il y avait déjà les antibiotiques, le plastique, à moins que celui-là ne fût que fantastique, il y a désormais les caisses automatiques. De plus en plus d’hypermarchés installent ce système dans leurs points de vente. Avec parcimonie puisqu’au mieux, c’est une dizaine de caisses automatisées sur la cinquantaine que compte un hypermarché classique. Cela s’explique pour plusieurs raisons, économiques dans un premier temps, de gestion de flux de clientèle et logistique dans un second temps, et troisièmement c’est le sens de la marche du progrès dans notre société. Alors bien entendu, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille et le mot progrès ne résonne pas de la même manière pour tous.

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Quid des caissières notamment ? Vous allez faire vos courses comme moi. Vous avez des enfants (peut-être sinon imaginez) comme moi. Autant être franc, vous ne souhaitez pour rien au monde que votre enfant, la chair de votre chair, ne rentre dans le métier. D’ailleurs, c’est bizarre caissière c’est une vocation pour personne. La pauvreté des missions demandées aux caissières, le caractère répétitif des opérations, la méchanceté (je l’ai vu de mes yeux vus) de certains clients voire, pire, leur indifférence généralisée, le côté gnangnan de certaines d’entre-elles (A certains moments on se croirait à la Poste : « Et t’as vu Brigitte elle a eu un quart d’heure de pause en plus alors qu’elle était à la caisse 2 »), les troubles musculo-squelettique (TMS), l’absence de promotion professionnelle sauf à devenir chez des caisses impaires le samedi entre 10 h et midi. Que 350.000 personnes y trouvent la possibilité de subvenir à leurs besoins est une chose, rappelons qu’il n’y a pas de sot métier, y voir un métier d’avenir à conserver relève de la gaudriole germinalienne. Le progrès sert aussi à améliorer les conditions de travail, parfois en supprimant le travail.

Et puis le mouvement est déjà en route dans d’autres secteurs d’activité. Il n’est qu’à se tourner du côté de la banque. Combien d’entre nous avons une carte bancaire et ne passons presque plus jamais à la banque. Fini le caissier de banque et bonjour le conseiller clientèle. Idem à la SNCF, la RATP, pour les pipi-rooms, les aéroports, les parcmètres, et nul ne réclame leur retour. D’autant que cela s’accompagne souvent de bénéfice consommateur au niveau de la qualité de service et parfois du prix.

 

La question de l’emploi

 

On a tous en tête, la caissière de chez Auchan, celle de Leclerc n’était pas mal non plus, qui est partie en retraite avec 250.000 euros de pécule amassé au fil des années dans le « fonds de pension » mis en place par l’entreprise nordique pour ses salariés. Pour cette « millionnaire », combien de néo-pauvres, conditionnées à se taire pour moins de 700 euros par mois parce qu’elle ont un 2/3 temps qui les empêchent de rentrer chez elles le midi ?

 

« Oui mais alors l’impact sur l’emploi ? ». Justement c’est le bon moment pour les hypermarchés de diminuer leurs effectifs. La vague de départ à la retraite débute aussi dans les hypers dont l’essor date dans notre pays du début des années 60. Cela peut-être l’occasion de privilégier la relation client en formant une partie des caissières aux métiers de la vente et du conseil. De la vraie vente et du vrai conseil avec des vendeurs en informatique qui savent ce qu’est une prise PCMI, des vendeurs de jouets qui font la différence entre Gi Joe et Action man, parce que cela n’a rien à voir, des jardiniers qui n’essaient pas de refourguer leurs géraniums fanés pour l’anniversaire de mamie. Des gens formés pour le client. Cela changerait et peut être plus épanouissant pour les personnes qui seraient versées dans ces cohortes. Idem pour les avantages en terme de valeur ajoutée pour le monde de l’informatique et du conseil. De quoi donner du travail à nos ingénieurs fraîchement formés.

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La révolution du RFID

Enfin, cela accompagne une révolution en marche, lourde mais silencieuse, celle des puces RFID. Ces puces voient leur coût diminuer de façon exponentielle au fil de leur démocratisation. Elles ont le gros avantage d’être communicante dans tous les sens du terme. Pour le distributeur, le fournisseur et le consommateur (via son réfrigérateur pour indiquer la proximité de la péremption, la carte bancaire pour payer…), les avantages sont multiples. Cela peut apparaître comme de la science-fiction pour le néophyte, mais nos puces RFID sont à nos portes, « rentrez les vieux ». Cela posera d’autres questions, notamment celle du « flicage » potentiel des consommateurs. Puisqu’elles communiquent les puces peuvent aussi indiquer leur date d’ouverture, leur emplacement… Cela sert même déjà à Pfizer pour marquer son célèbre médicament Viagra. Quand je vous disais que les puces RFID c’est du solide…

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Paru dans Cambodge soir en janvier 2005

Plus question de décapitation comme ce fut le cas le 21 janvier 1793 en France. En Europe, les têtes couronnées font fantasmer les foules à en juger par leur place sur les écrans de télévision et dans les magazines « people ». Par exemple, du Japon, les Européens ne connaissent peu de choses, mais le stress de la princesse japonaise Masako à assumer son rôle et à donner un héritier masculin à la dynastie donne droit à des articles d’analyses poussées. Dans le même ordre d’idées, l’ensemble des européens a pu constater le mauvais goût du prince Harry d’Angleterre, le fils cadet de Diana et Charles, déguisé en nazi lors d’une soirée costumée.
Au total, sur l’Europe des 15, le match républiques-monarchies est très équilibré*. Dans la réalité aussi. Certains responsables usent sans parcimonie des avantages « royaux » des bijoux de leur république. Autant la Reine d’Angleterre ne dispose en définitive qu’un pouvoir de représentation tandis que sa marge de manœuvre politique reste faible. Chaque année par exemple, elle lit à la Chambre un texte d’orientation politique mais écrit par les conseillers du Premier ministre. Question de symbole et nécessité de la monarchie constitutionnelle. Dans les autres monarchies européennes, la situation se révèle quasi-équivalente. Les monarques d’aujourd’hui délaissent les affaires d’Etat, à l’exception des principautés indépendantes sur lesquelles nous reviendrons, et appartiennent à la culture nationale au même titre que les monuments et l’hymne national. De temps à autre s’élèvent des voix pour la suppression des royaumes sur un continent qui vécut de fortes poussées républicaines. Elles sont pourtant vite rabrouées par le poids de la tradition et le sentiment de sympathie généralisé envers les monarques. Car c’est finalement la tendance à retenir sur ce plan : moins ils sont impliqués politiquement, plus la nation peut s’y référer lors des moments importants de son existence. Ce fut par exemple le cas lors des attentats islamiques à Madrid l’an dernier où Juan Carlos, le roi espagnol, apparut comme un emblème rassembleur. D’un autre côté les partisans de restauration dans les Républiques ne disposent que d’une audience réduite quasi-groupusculaire. Le statu quo institutionnel depuis la Première guerre mondiale, hormis quelques périodes de dictature de-ci de là, se prolonge.

Mikaël Cabon

Du côté des républiques : Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Finlande, Autriche, Allemagne et France, de celui des monarchies : Suède, Royaume-Uni, Pays-Bas, Luxembourg, Espagne, Belgique, Danemark.

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 (Paru il y a deux ans sur IMédias)

De la ferme à The Simple Life, anthropologie des distinctions culturelles franco-américaines à travers une comparaison hâtive et audiovisuelle des cas d’Elodie Gossuin et de Paris Hilton®. A ma gauche, ou plutôt à ma droite, depuis qu’elle est élue UDF de Picardie, Elodie Gossuin, à ma droite, ou plutôt à ma gauche, comme ça on dirait que c’est quelqu’un d’autre qui le fait, Paris Hilton®. La Ferme contre The Simple Life, la France contre l’Amérique, TF1 contre Canal Plus, Evian contre Exetville. On a les jeux de mots que l’on peut, et les émissions de télévision aussi. Je ne sais pas si comme moi vous vous amusez à une comparaison anthropologique à travers la lucarne de ces deux beaux pays, quoique à bien y réfléchir en relisant ces lignes peut-être que peu de gens effectuent des comparaisons anthropologiques à travers la lucarne, mais quand on y pense l’intérêt est évident. Il est même doublement paradoxal. D’un côté nous avons Paris Hilton®, avec un nom à ne pas coucher dehors pour la télé, double blague, et de l’autre Elodie Gossuin que son statut de femme politique et de star du show business ravirait les électeurs outre-atlantique jusqu’à la faire élire gouverneuse de Picardie. Dans une Amérique puritaine, The Simple Life met en scène deux jeunes femmes* plutôt dévergondées et dévergondantes qui ne loupent pas à une occasion de retirer certains de leurs vêtements ou de rire de leurs bêtises, ce qui en soit rappelle plutôt le Cocoricoco Show, et de l’autre, dans des espaces ouverts sur la nature et sans toilettes pour faire pipi, le mythique Far West reconstitué sous nos yeux. L’anthropologie à l’envers, eigoloporhtna. En voilà une leçon à retenir, des rapports entre la France et les Etats-Unis ne jamais se fier aux apparences, le plus décadent n’est pas celui que l’on croit.

Mikaël Cabon

Paris Hilton® est accompagné de son acolyte la franfeluche Mademoiselle Richie, la fille de son père, le chanteur à la voix suave. ® : Démarque déposée

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Deux auteurs américains connaissent un certain succès outre-atlantique avec leur livre “Freakonomics“. Kesako ? Littéralement, ce néologisme signifie économie saugrenue. Derrière cette appellation somme toute un peu péjorative se cache une nouvelle manière d’utiliser les techniques de l’économie (ses outils : les statistiques, les sciences sociales, l’économétrie…) pour parvenir à des explications des phénomènes de société au-delà d’une vision dogmatique tronquée et d’a priori qui excellent bien souvent à donner une vraie-fausse vision de la réalité.

Dans leur dernier article paru dans The New York Times (accessible gratuitement en ligne après enregistrement), Steven Levitt, professeur d’économie à l’université de Chicago, et Stephen Dubner, journaliste dans ce même journal, s’intéresse à la naissance du talent. Dans nos sociétés, le talent, celui d’écrire dans ce blog, de bien jouer au football comme Zinedine Zidane, ou de faire basculer les foules d’émotions comme Ray Charles, est souvent considéré comme inné. On est bon en maths ou pas. On sait chanter ou non.

Se basant sur les études de Anders Eriksson, professeur à l’université de Floride, les deux auteurs montrent que le talent, bien que prenant support sur des dons naturels, est bien culturellement acquis plus qu’inné.

Avoir du talent suppose d’être d’abord passionné par ce que l’on fait. Et par là consacrer beaucoup de temps à l’objet de sa passion comme le font tous les passionnés. A ce titre, le reportage de l’émission Thalassa sur François Zanella , ancien mineur lorrain, qui a construit un paquebot en l’espace de douze ans, à l’échelle 1/8 est emblématique.

Ensuite selon les auteurs, être dans un environnement qui occasionne de multiples occasions de « feed-back », de retour sur expériences, et la capacité à se remettre en question afin d’acquérir de nouvelles connaissances. Prenant l’exemple de Michael Jordan, le célèbre et excellentissime basketteur américain de la NBA, Levitt et Dubner, indique que sans entraînement Michael Jordan, serait resté bien meilleur que la plupart des amateurs de ce sport. Mais que c’est son abnégation dans l’effort, sa volonté à parvenir au meilleur résultat, ses heures d’entraînement quand les autres se rendaient en discothèque pour mettre des paniers ou marquer à trois points, qui ont fait la différence.

Conclusion : le don est une chose, mais c’est le travail acharné qui le transforme en talent. Moi j’y retourne, et vous ?

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 Paru sur IMédias

Pas facile d’être musulman de nos jours. Sauf quand on s’appelle Zinedine Zidane ou Frank Ribéry. Ce qui n’est pas le cas des protagonistes de La petite mosquée dans la prairie, une série canadienne diffusée sur Canal Plus cet été.

L’histoire conte l’arrivée d’un imam, l’animateur d’une communauté religieuse musulmane, en charge d’éclairer les fidèles sur la vérité de la foi, dans une bourgade canadienne dénommée Mercy. Mercy, comme The Sisters Of Mercy, les sœurs de la pitié, célèbre groupe gothique-cold wave des années 80.

Une série de quiproquos cocasses se succèdent à l’occasion de son arrivée. Ancien avocat, Amaar, le nouvel imam, annonce en plein aéroport qu’il ne compte pas se suicider (professionnellement s’entend) en quittant Toronto pour Mercy, à la stupéfaction de ses voisins. Il se fait arrêter par un policier retors qui interprète l’ensemble de ses propos comme s’il était véritablement un terroriste. Toute coïncidence avec une scène déjà vécue ne serait que purement fortuite.

 

Votre position Monsieur le missionnaire ?

Invité par Yazir Hamoudi, le leader économique des personnes de confession musulmane de la ville, le nouvel imam a fort affaire pour se faire accepter. Il lui faut convaincre une mère que le polygamisme de son fils serait mal venu, résister aux avances d’une jeune demoiselle voilée, « quelle est votre position, monsieur le missionnaire ? », mais dont l’habillement suggère des formes plantureuses surtout quand elle s’habille « en protestante ». Le pasteur qui loue une partie de ses locaux pour l’établissement de la mosquée doit lui aussi faire face aux regards inquisiteurs de certains membres de sa communauté religieuse. Avant tout La Petite Mosquée réussit son pari parce qu’elle porte un regard tendre mais humoristique sur les musulmans sans dénoncer à outrance les comportements suspicieux des occidentaux, au premier rang desquels un animateur de radio, et se moquant surtout des failles de l’être humain. Avant d’être une série politique, où ses propos seraient porteurs d’un message, elle est avant tout une série de divertissement et à prendre comme telle. Sentiment confirmé par les propos de la réalisatrice Zarqa Nawaz : « À travers la comédie, j'espère qu'une petite lumière éclairera la lanterne de ceux qui ont des préjugés, notamment dans le monde post 11 septembre. Mais la série est bien une sitcom, pas une satire politique". On est loin du choc des civilisations cher à Samuel Huntington même si…

Dans la peau d’un noir, Pure laine…

La Petite Mosquée dans la prairie ne ravira pas ceux qui se facilitent la vie en mettant les individus dans des boîtes : les méchants d’un côté, les bons de l’autre, et si possible en utilisant des critères discriminants basés sur l’apparence, parce que, autrement, c’est plus facile de se tromper. La série figure dans la même veine que la série documentaire de Canal Plus, Dans la peau d’un Noir, ou encore Pure Laine, série canadienne elle aussi, mais du Québec cette fois-ci qui racontait l’intégration de Didier Lucien, venu d’Haïti, et enseignant en histoire de la Belle Province. Elle aide à décrypter nos peurs, nos angoisses qui pour être subjectives n’en sont pas moins reflétées sur les autres. Pour le meilleur et pour… le rire.

 

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- Présentation des personnages ici

- Extraits vidéos à partir d’ici

 

- Le site officiel

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Le foot c'est beau, c'est bien, c'est Seb. Cependant entre Jean-Michel Larqué, sur TF1, et Thierry Roland, sur M6, nul besoin de choisir entre ces deux frères ennemis. Pourquoi donc ? Car le football ne se résume pas à des confrontations sur un rectangle vert. Le foot est culturel. Il comprend donc le rire et l'autodérision. 

Voici une petite liste de sites qui ne se prennent pas au sérieux :

- So Foot,

- Les Cahiers du Football

Arrêts de jeu

- Kramoulox du Foot

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On peut être une star de renseignement et se révéler un piètre informaticien. Faute d’avoir su effacer les données de son ordinateur, le général Rondot se trouve aujourd’hui dans une situation complexe au regard de la justice de notre pays. L’affaire Clearstream (1) vient de connaître de récents rebondissements qui mettent en cause Dominique de Villepin qui a certainement connu des jours meilleurs. Surpris, l’ancien Premier ministre s’est vu demander son portefeuille pour un examen approfondi de son contenu et plusieurs clés USB et Cd-Rom ont été saisis par la justice.

Les suites judiciaires diront, peut-être, ce qu’il en est exactement. Les troubles manipulations des fichiers informatiques de comptes réels ou suspendus de personnalité de premier plan montrent que l’informatique ne se conjugue pas au temps de la vérité. On ne saurait trop conseiller alors aux conseillers de l’Elysée et des ministères de jeter leurs Blackberry en cas d’informations pouvant mettre à mal leurs défenses futures en cas de dossiers chauds bouillants.

Mon Blackberry ou je fais un malheur !

Issus pour partie du monde des entreprises, certains d’entre eux, addicts en quelque sorte, ne peuvent se passer de leurs « assistants personnels ». Cela ne prépare pas le café, ni de réalise des photocopies pour les dossiers urgents en triple exemplaire mais tout de même. Avec eux, on peut recevoir des messages électroniques, téléphoner, jouer à Tétris pendant les réunions un peu longuettes, et même, je connais un homme qui connaît un homme qui connaît un ours qui, travailler avec. Or, on le sait dans un contexte de guerre économique, d’espionnage industriel, les informations sont une ressource essentielle et une denrée à forte valeur ajoutée. Sur ses ennemis, c’est une évidence, sur ses amis, c’est de la prudence. Le Blackberry deviendrait alors, potentiellement, l’enigma du XXIème siècle, Enigma la machine, pas le groupe, c’est dire. Les recommandations du Secrétariat Général de la Défense Nationale, car c’est lui qui s’inquiète de ces usages, ne sont dénuées de fondements. Les protocoles informatiques qui régentent les communications ne sont pas, loin s’en faut, sans failles de sécurité. Un article revient sur cette question de protocole en étendant la question à l’ensemble de ceux qui régissent les systèmes d’information.

Ma broyeuse à papier is fantastic

D’autres modes publics sont également sur la sellette et font l’objet d’une attention particulière de la CNIL (Commission Nationale Informatiques et Libertés) qui vient de publier un rapport sur la question : dossier médical personnel, qui a accès à quoi ?, vote électronique, peut-on imaginer le vote à distance ?, vidéo-surveillance, quelles utilisations des vidéos ainsi récoltées ?

Il en est un qui a compris les méfaits possibles de l’usage intempestif de l’informatique. Il s’agit de Nicolas Sarkozy. Une photo illustrant son entretien au Journal du Dimanche du 8 juillet 2007 en témoigne. D’abord on constate l’absence d’ordinateur sur le bureau présidentiel, un gros téléphone type standard avec une ligne rouge directement relié au siège du parti socialiste, pour y téléphoner en imitant Gérald Dahan ou Jean-Yves Lafesse (2), et surtout sur la droite, évidemment, en-dessous du portrait de Charles De Gaulle sur la cheminée, une poubelle mécanique, autrement dit : un broyeur à papier. La prévoyance est l’ennemie de la modernité.

1. A cet égard, la lecture des ouvrages de Denis Robert sur la question, ainsi que son roman s’inspirant de cette affaire, sont une source inépuisable d’interrogations et démontre un réel talent de la part de son auteur pour l’investigation.

2. Pas de vidéo de Jean-Yves Lafesse ici pour cette raison.

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http://195.178.165.84/cgi-bin/nph-acapelastream?lang=fr&cache=1&id=20987.mp3





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« Souriez vous êtes filmés ». Les récentes annonces de développement de la vidéo-surveillance sur l’espace public pourraient rendre plus fréquentes cette sentence. Face à une société qui abhorre le risque sous toutes ses formes, la tendance est à s’orienter vers une civilisation de la sécurité. Sous l’angle individuel cela peut se comprendre. Moi-même j’aurais bien aimé savoir qui sont les salopiaux qui ont cassé les deux rétroviseurs de ma voiture (mon solex reste intact) samedi dernier. Du point de vue des libertés publiques, cela pose un nuage de questions dont on voit bien qu’elles sont aujourd’hui masquées par une politique de communication sur le thème qui ne souhaite pas engendrer un débat.

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Lu sur le blog de Corine Lesnes, correspondante du journal Le Monde, aux Etats-Unis, une histoire intéressant. Dans sa grande générosité, l’administration de l’immigration américaine informe des Indiens (les habitants de l’Inde) travaillant aux Etats-Unis qu’elle souhaite leur donner une carte verte (Green Card) sur le territoire des USA. Devant l’aubaine, nombre d’entre eux préparent leur dossier, annulent leurs vacances… Ces travailleurs qualifiés voient leurs espoirs douchés par une décision contradictoire de l’administration américaine qui les informe que la première proposition n’a plus cours. Dépités, plus de 200 Indiens, s’inspirant de la doctrine de la non-violence chère à Gandhi, envoient des fleurs au ministère en question. Qui plus est le message est reçu 5/5 et un porte-parole fait amende honorable. Amazing.
 
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Photo tirée du blog http://www.salebete.net/ 
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Il n’est pas né celui qui écrira « Devenir écrivain pour les Nuls ». Par contre en dix leçons, c’est plus faisable. Dix cela sonne juste comme une phrase ciselée, patinée par le temps de la réflexion. Dix, comme la note que l’on donnait aux chanteurs à la petite croix de bois, croix de fer, s’ils mentent ils iront en enfer dans feue l’école des fans qui pour se référer à Molière n’en n’était pas moins pleine de fourberies et peu avare à en juger l’amoncellement de cadeaux qui se profilaient derrière les jeunes candidats, dont Vanessa Paradis, rappelez-vous, moi qui croyais que Joe Le Taxi « il va pas partout » (1). Vous voyez, cette dernière phrase n’est pas une phrase d’écrivain. En tout cas, pas d’un écrivain qui veut être lu de son vivant. Parce que les écrivains morts, je vais vous dire, il y en a plein les cimetières et les bibliothèques. Bref, cette dernière phrase, enfin pas la dernière mais celle sus-mentionnée la dernière, vous me remplirez ce formulaire en triple exemplaire, n’est pas une phrase d’écrivain nous ferait remarquer Philippe (Ségur).

 

Cher P

 

Je dis Philippe, car j’aime bien appeler les gens par leur prénom. Cela fait américain. Et je ne laisserai personne dire que c’est la seule chose de bien en provenance des Etats-Unis avec le Milk-Shake à la vanille et le puritanisme. Point besoin de démonstration pour le milk-shake vanille. Goûtez-en, préparé avec amour, et vous m’en direz des nouvelles. Concernant le puritanisme cela mériterait plus d’explications, il n’y en aura qu’une : le puritanisme cela émoustille les filles. Pour les puritains sans sens de l’humour, par le mot « filles », j’entends « souris », « donzelles », « demoiselles », « dames ». Philippe donc car je suis un intime. Depuis la lecture d’Ecrivain (en dix leçons), j’ai acheté tous ses livres. Je dis tous, Philippe n’est pas Honoré mais tout de même. Métaphysique du chien, Autoportrait à l’ouvre-boîte, Poétique de l’égorgeur, Seulement l’amour. Le pouvoir et le temps. Prenez une copie vous avez quatre heures. Rien que des titres de roman d’écrivain. Le prochain pourrait s’appeler Massacre à l’agrafeuse. Cela se sent, ce gars-là sait écrire. Normal quand on est « graphiste professionnel ».

 

De l’art de la citation

 

Un jeune de 17/18 ans se reconnaît facilement au fait qu’il truffe sa copie du bac de philo de citations. Cela « en-ri-chit ». Soit. Alors je suis en mesure de vous révéler un terrible secret : Philippe Ségur a eu 18 ans un jour et peut-être même bien son bac de philo. Ecoutez-voir. « Le maquillage est le linceul de la beauté », de Tahar Ben Jelloun. « Rien de ce qui est humain ne m’est étranger », de Térence, rien à voir avec l’acteur. « Everybody keeps cool, it’s a robbery », dans Pulp Fiction. (En passant, il me semble que Tim dit plutôt "Everybody be cool but I'm not sure so what, Brian is in the kitchen). Et puis, Méga-Condom, son nom de super-héros de quand il n’était pas grand, s’auto-cite aussi avec une sentence proche de l’anthologie : « (…° j’attache la plus grande importance à ce premier contact avec les jeunes générations. Il ne faut pas oublier que les analphabètes d’aujourd’hui sont les illettrés (NDB (2) : deux l, deux t) de demain ». Monsieur Phil Déchine, ou quelque soit votre nom, j’aime beaucoup de ce que vous…

 

 (1). En fait, c'est cela la nostalgie, quand tu regrettes L'école des fans alors que tu ne regardais même pas quand cela passait à la télévision. Ou quand on écoute Joe Le Taxi, en se disant que quand même avant on savait écrire des musiques de jazz.

 

(2). NDB : Note du bloggeur. 

 




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Notre système d’assurance-maladie est mal en point. Le constat n’est pas nouveau. De plan de redressement en plan de redressement, la situation ne donne aucun signe d’amélioration. Cette année, le déficit attendu est de douze milliards d’euros. Abyssal dans l’absolu, un peu moins quand on regarde le budget global de notre système, 240 milliards d’euros, l’équivalent de celui de l’Etat. L’ensemble des branches est dans le rouge, vieillesse, familles, maladie, accidents du travail. Les prochains efforts concerneront une nouvelle fois les assurés sociaux, priés de passer à la caisse, par une augmentation des cotisations sociales, des franchises, et par, de fait, une augmentation des cotisations aux systèmes complémentaires de santé.

 

Un regard neuf 

Dans son livre Adieu Sécu, qui se lit avec délectation tant le propos est éloquent, Claude Frémont, pourfendeur des excès du système, au-delà du réel mais simplificateur problème des abus, et de ses scléroses tout en étant un grand humaniste, revient sur les dérives qui accompagnent la vie de la Sécurité sociale depuis des décennies. A lire aussi sur l’Internaute. La difficulté viendrait, selon Julien Duval, dans l’approche des comptes de la sécurité sociale. Dans son livre Le mythe du trou de la sécu, il indique que « l'affaiblissement de la protection sociale découle non pas d'arbitrages techniques mais d'un choix politique: le transfert généralisé des " risques" du capital vers le travail ». Ce retournement de la problématique pose question et permet d’apposer un regard neuf sur ce qui apparaît comme le plus grand défi pour la société française actuelle et son identité.

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Tête à claque - Willy Waller 2006
Vidéo envoyée par e-boueur

Une parodie du Télé achat version québécoise !!

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Les Bretons ont une vision assez complexe de la météo et ne se prive pas de le faire savoir. Entendu sur une radio nationale.
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Pour le plaisir des yeux, et si vous avez deux minutes, allez jeter un coup d'oeil sur le site de Dave Werner

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Mon propos sera un peu sévère. En découvrant le dernier né des livres de Jonathan Coe dans la collection Folio, (le premier en fait dans l’ordre chronologique de son édition en langue anglaise), je m’attendais au tourbillon qui m’avait saisi en lisant Testament à l’anglaise, La maison du sommeil, la superbe anthologie de la Grande-Bretagne travailliste, avec Bienvenue au Club et le Cercle fermé, et à un degré moindre Les nains de la mort. Dire que je fus déçu serait faible au regard du sentiment de symphonie inachevée qui émane à la fin de la lecture de ce livre. Avec la femme de hasard, Jonathan Coe signe son premier livre et le plus mauvais aussi. Maria cherche sa place dans la vie. Grande bosseuse, elle réussit tout ce qu’elle entreprend sauf sa vie sentimentale. Poursuivie par l’amour de Ronny, elle se marie avec Martin qui change de femme tous les cinq ans et la largue pour la nounou, cela ne s’invente pas, écrit des poèmes, aime beaucoup les chats, se fait taxer de l’argent par son frère, vit en colocation avec des folles, s’occupe d’un centre d’accueil pour femmes battues, ne rêve pas. Une succession de hasards sous le regard bienveillant d’un narrateur dont la discrétion n’est pas la plus grande qualité. « Ce que vous offrez à vos lecteurs n’est jamais un roman « parfait » mais toujours une version manquée du livre que vous auriez voulu écrire », répond Jonathan Coe dans une interview. Cela a la vertu de la sincérité. La preuve en est ce livre resté à l’état d’ébauche du roman qu’il aurait pu être.

 

En vente chez Dialogues 

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La Chine prépare ses jeux olympiques l'an prochain à Pékin. Déjà les habitants de la ville ont eu des cours de politesse, pour apprendre l'anglais et à ne plus cracher par terre. Cet été une grande répétition concernant la circulation automobile aura lieu avec l'interdiction à plus d'un million de voitures de transiter par la capitale chinoise. Le gouvernement dictatorial chinois prépare avec grande conscience cette fête olympique qui fera pleinement pénétrer le pays dans le XXIème siècle, appelé à devenir le siècle de la Chine. 

Dans cette volonté de tout prévoir et tout contrôler, "harmoniser" comme disent les Chinois victimes de la censure, la météo en fait partie. Ainsi, au-delà de la précision des informations sur les conditions météorologique sur Pékin pendant les Jeux, les Chinois se préparent à faire tomber la pluie par anticipation ou à la retarder selon leurs besoins. A lire sur le site d'Aujourd'hui la Chine.

Par ailleurs, Reporters sans Frontières, dont je suis adhérent, multiplie les mises en garde sur les droits de l'être humain et l'accès à l'information dans ce pays qui compte 50 millions de bloggueurs, qui persiste à Hong-Kong à s'éprendre de démocratie, mais qui reste sous la protection embarrassante d'un régime autoritaire.  

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