Archives pour juin 2007

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Christophe Milon a fondé Eco-Compteur en 2004 sous forme de société indépendante, après l’avoir initiée dans son incubateur familial Far Ouest. La société basée à Lannion propose ses prestations dans « le comptage de circulation douce ». A savoir les piétons et les vélos. En plein air donc grâce à des capteurs sous-terrains, résistants au temps et aux intempéries pour le mode piéton, et à une boucle magnétique qui distingue les cyclistes des autres engins de circulation pour le mode piéton. L’avantage réside en une meilleure connaissance de la fréquentation des sites pour les valoriser, générer de nouveaux parcours, ou encore entretenir et aménager les circuits existants. De nombreuses collectivités françaises, les parcs nationaux par exemple, et étrangères, le comité organisateur des jeux olympiques de Londres, lui ont fait confiance. Eco-Compteur réalise 583.000 euros de chiffre d’affaires. Elle s’apprête désormais à conquérir le monde en accentuant sa stratégie à l’international sur les marchés les plus porteurs, à commencer par l’Allemagne.

 

Article plus détaillé à lire prochainement dans la Tribune 

 

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Montauban Air Guitar 2007 @ Le Rio
Vidéo envoyée par derix

On connaissait le football sans ballon (je pense à Gourcuff), la pensée sans intelligence (je pense à quelqu’un mais ne dirais pas qui), voici Jimmy sans Hendrix : l’Air Guitar. D’aucuns s’accordent à parler d’art à ce sujet. Cela reste à voir. C’est sans conteste cependant un phénomène avec un vrai public, des émissions à la télévision et des jeux vidéos. Moi-même, je crois même avoir lancé cette mode, pratiquait assidument l’Air Guitar durant ma prime jeunesse. Une personnalité connue se cache dans cette vidéo. Saurez-vous la reconnaître ?
(Attention certaines images de prestations peuvent choquer… les puristes du rock)

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118-218 Happening radioplus
Vidéo envoyée par cyriltel

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Dailymotion blogged video
118-218 Happening radioplus
Vidéo envoyée par cyriltel

Une bande d'huluberlus s'agite sur Canal Plus et sur le net. A déguster ici.

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 plein_argent.jpg

Autrefois, il y avait les bons points, les images en noir et blanc données aux plus méritants, voire les cérémonies un peu dispendieuses avec force tapis rouge et flonflons, remises de diplômes et tutti quanti, les larmes aux yeux de papa, lui qui ne pleure jamais pourtant, et les souvenirs. Terminé ! Maintenant pour entraîner la jeunesse sur la voie du savoir, il faut du fric, beaucoup de fric. Le maire de New-York, Michaël Bloomberg, et futur candidat indépendant à la présidence des Etats-Unis, vient de mettre en place un programme expérimental (9.000 élèves sont concernés) visant à récompenser les meilleurs élèves des écoles de sa ville par de la menue monnaie. Entendez, 5 dollars par contrôle auquel l'élève assiste, 300 dollars s'il obtient son diplôme… A Dallas, c'est deux dollars par livre lu. (Raboulez la monnaie par ici). Deux articles parlent de cette initiative controversée : Ouest-France et Rue89.

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Décidément on arrête pas le progrès. Après le brunch et l'after, voici le slunch. Contraction de supper et de lunch, il s'agit d'un goûter qui se prolonge pour se transformer en cocktail dînatoire comme on dit dans le 16ème. Au menu, point de cacahuètes grillées ni de chips grasses, mais un savoureux mélange de salé et de sucré sous forme de tapas, friandises, spécialités exotiques, verrines, toasts faits mains. A partager entre amis. 

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Je travaille actuellement sur un dossier sur les projets des pôles de compétitivité mer de Bretagne et de Provence-Alpes-Côtes-d'Azur pour le compte du magazine Nautilus (Fondé par Christophe Agnus. Abonnez-vous gratuitement à la photo de mer de la semaine, cela vaut le coup d'oeil). Outre la diversité incroyable des projets, la passion des chercheurs fait plaisir à voir. Vendredi dernier, j'étais à Roscoff avec Philippe Potin. Philippe travaille à la station biologique de Roscoff et témoigne de son travail sans compter son temps. Ses recherches portent notamment sur les propriétés des algues dans une visée thérapeutique. Certaines d'entre-elles font d'ores et déjà l'objet de tests en laboratoires voire sont utilisées dans des applications commercialisées notamment par l'entreprise Goëmar, en tant que "vaccin" pour certaines céréales. Fondée en 1872, la station biologique regroupe 220 chercheurs du CNRS.

En savoir plus :

Une histoire de l'océanographie française, par André Toulmond.

Le pôle mer Bretagne

Le pôle mer Paca 

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Zap du week
Vidéo envoyée par egyptoblog

Un zapping préparé par Egyptolog, accessible sur Dailymotion.

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Paru sur IMédias

Mon nom c’est Loani, je suis le double télévisuel de Loana. Pour tout vous dire ma surprise a été assez grande en regardant l’émission Secret Story. Déjà, je n’ai pas été appelée pour participer à l’émission. C’est grave à l’heure où la France cherche à signer un nouveau traité européen minimalisé. Je ne sais pas pourquoi je dis cela. J’ai dû le lire dans Cosmo ou Glamour. Deuxio, parce que j’ai plein de secrets. Tertio, parce que j’ai plein de secrets. Par exemple, mon vrai nom n’est pas Loani. Puisque c’est Loana. Enfin, ce n’est plus un secret parce que je vous l’ai dit au début de cette chronique. Suivez un peu.

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Enfin, je n’ai pas tout compris. Il y avait Benjamin Castaldi. Un studio à la Plaine-Seine Denis. Et une piscine. Je croyais que j’avais six ans de moins. Cela m’aurait fait 16 ans. Si, si. 16 ans, je ne laisserais jamais quelqu’un dire que c’est le plus âge de la vie.

L’émission est un peu bizarre. Un moment donné j’ai vu triple. D’habitude c’est double. Surtout après les soirées au Macumba night quand je fais des spectacles avec des vrais morceaux de télé-réalité dedans. Trois jumelles ! Mais cela fait six alors. Alors qu’elles n’étaient que trois. Après elles ont fait un échange, avec Marjorie. De l’échangisme dès le départ cela commence bien dis donc. En plus, elles s’appellent toutes les trois, Maryline. Poupoupidou.

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Dans cette émission, le loft ne fait que 400 m2 mais on dirait que cela fait deux fois plus, environ 1.500 m2. Et il y a plein d’endroits où se cacher pour faire des parties de cache-cache.

-          La chambre des secrets, avec son passage éponyme, c’est un mot que j’ai compris dans le livre où il n’y a que des mots. Je ne sais plus comment cela s’appelle. Je vais reprendre ce livre pour trouver son nom.

-          La piscine, quand on en a marre de se cacher et que l’on veut être trouvée. Moi j’aurais été tout de suite dans la piscine. Cette année, il y a des bulles dedans. J’espère qu’ils ont un bon partenariat avec le fabricant de champagne. Moi les bulles cela me fait tourner la tête. A ce rythme-là, j’aurais terminé noyée il y a six ans.

-          La cuisine. Il y a un endroit secret, c’est le réfrigérateur. C’est un peu froid, mais cela permet de retrouver ses esprits. En Corée du Sud, il paraît que c’est à la mode. Le premier qui trouve un homme nu à l’intérieur à trouver soit le grand amour soit le naturiste.

-          Le confessionnal. C’est l’endroit où l’on peut dire plein de bêtises. Alors que l’on n’est pas à Cambrai mais à La Plaine-Saint-Denis. Un piège pour celui qui a perdu 50 kilos.

Et puis il y a aussi plein de gens secrets. Comme Erwan, 19 ans, de Chambéry. Il a de beaux cheveux, Erwan, un jeune travailleur. Moi je crois que c’est lui l’extra-terrestre. Il ne sait même pas qui est Massimo Garcia. Alors que tout le monde sait que c’est le prix Nobel des Serial Noceur. A mois qu’il ne soit transsexuel. Mais alors pourquoi il ne connaît pas Massimo ?

Pour conclure cet exposé en trois parties (merci Google pour cette phrase. Bisous) je pense que le secret de ces gens c’est qu’ils n’ont pas de secret. Parce que s’ils avaient des secrets, ils préféreraient les garder pour eux. Comme le dit ma copine Laure, « un secret partagé ce n’est plus un secret, c’est une confidence ».


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Il est des jours comme cela. Dans la pluie qui touche Brest, comment cela encore, les statistiques de ce site sont revigorantes. Outre le nombre de lecteurs, grandissant, merci, de nombreuses requêtes, certaines incongrues, conduisent à ce blog. L'une d'entre elles porte sur le surnom donné à Lincoln dans la série américaine "Prison Break", commentée sur ce site pour le compte d'IMédias. Curieux par nature et désireux de répondre aux questions des visiteurs, je suis en mesure de dire, comble du suspens, que le surnom en question est Linc, dit le déluge. Il vous en prie. 

Et comme le buzz lancé ici et sur l'expression "+1", utilisée sur le web, devenue "Je plussoie", du verbe plussoyer, qui signifie "j'adhère", "je suis d'accord", "je kiffe trop ta vibe, kem", me semble une relance pertinente des expressions, locutions et autres bizarreries de la langue française, j'ai le plaisir d'apporter ma pierre à l'édifice. On pourrait également populariser d'autres expressions.  "Plussoyez-vous ?

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Appel de Sylvie Noachovitch aux électeurs
Vidéo envoyée par hdb_blog

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Dans le monde de la télévision il est de bon ton de sacrifier ce qui fonctionne pour donner sa « touche » à une grille des programmes. Un peu comme les chiens sur les arbres, c’est humain et c’est ce que vient de décider la direction de France 5. Après avoir eu l’émission Ripostes dans le viseur, celle-ci est finalement sauvée. Il n’en va pas de même pour l’émission de Daniel Schneiderman Arrêt sur images. Depuis douze ans, l’émission décrypte notre société à travers les images diffusées sur nos télévisions. Un rôle salvateur, critique, donc peu porteur d’unanimité. Sous l’autel de l’audience ? Plutôt des inimitiés internes et de la petite guerre que se livrent en coulisses les dirigeants de France Télévision.

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Voici une affiche de Mordillo pour Amnesty International que je recherchais depuis longtemps, sans la trouver sauf maintenant. Une dénonciation symbolique de la pensée unique et du conformisme. mordillo_1.jpg
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Erik Orsenna est un homme prolifique et prolixe. Prolifique car avec vingt livres en un peu plus de trente d’écriture, et avec une nette accélération ces dernières années, l’homme revient avec régularité pour nous faire goûter les mets littéraires dont il a la spécialité. Prolixe, car à la manière d’un conteur il sait partir d’un presque rien pour parvenir à un presque tout. Cette progression a un nom. Cela s’appelle la magie de l’écriture. Dans son dernier ouvrage, troisième tome de la série sur la langue française chère à l’académicien qu’il est, « La révolte des accents », Erik Orsenna narre la quête de Jeanne à la recherche des accents perdus. Phares de notre langue, les accents, par l’explosion des échanges électroniques, le style SMS, l’omniprésence de l’anglais souffrent de notre fâcheuse tendance à les oublier. Alors ils fuient vers des contrées plus accueillantes. Vers l’Inde où l’on s’y connaît en épices diverses et variées. Ils y retrouvent les camarades de jeux de langues, de toutes les langues. Et se font désirer à ceux qui les veulent vraiment.

« La révolte des accents » est la suite, sans lien chronologique bien établi, quoique, de « La grammaire est une chanson douce » et de « Les Chevaliers du Subjonctif ». L’écrivain prépare actuellement un livre d’enquête, à l’instar de « Voyage au pays du coton », sur le thème de l’eau.

A lire en écoutant les accents des cigales dans un champ de lavande.

A se procurer sur le site de Dialogues.

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Paru sur Zdnet

Tandis que la campagne électorale des législatives en France peine à sortir de sa torpeur pré-estivale, les démocrates américains s’engagent dans une bataille acharnée pour déterminer leur candidat à la présidentielle de 2008. Ils sont une dizaine sur les rangs. Certains plus sérieux que d’autres, certains plus riches aussi. Car l’élection américaine est, comme on le sait, avant tout une course à l’argent pour s’acheter des espaces publicitaires dans les états à enjeux, les fameux « swing states ». Selon le Code électoral américain, quand dans l’un des 50 états américains un candidat arrive en tête, tombe dans son escarcelle l’ensemble des voix des grands électeurs de cet Etat. Et ces écrans publicitaires, dont la vérocité dépasse bien souvent les vannes de François Hollande en meeting sur Nicolas Sarkozy, coûtent un paquet de dollars. Plus de la moitié du budget de campagne de George Bush lors de la dernière « race » présidentielle.

Un clip, une claque

Comme dans le proverbe, dans une course, mieux vaut arriver à point. L’enjeu de la campagne américaine se déplace désormais sur le web. C’est plus économique et cela permet de toucher sa cible de manière plus segmentée. C’est le cas depuis huit ans déjà. La dernière élection avait donné lieu à quelques passes d’armes épiques. Je tiens d’ailleurs à demander publiquement à Howard Dean, malheureux candidat « hihhhhhhhhhhhiaaaa », de cette élection de bien vouloir cesser de me demander de l’argent pour acheter du Viagra chaque semaine comme il le fait avec fidélité depuis deux ans désormais. Howard Dean qui vît ses espoirs douchés par ce fameux cri. Cette fois-ci c’est sur des sites de vidéos en ligne, tel You Tube que les candidats se sont donnés rendez-vous pour débattre et se différencier du produit concurrent. Ainsi, comme le note Francis Pisani, Hillary Clinton en lançant un concours pour déterminer quelle devait être sa chanson de campagne, a engendré un nombre de votes considérables et quelques retours de manivelles aussi.

Poutine absent du tatamis du web

C’est tout de même le très « smart » Barack Obama qui tient la corde avec 70 vidéos présentées sur You Tube et 2,8 millions de visites. Quatre fois que l’épouse de Bill dont elle aura bien besoin du prestige pour espèrer l’emporter à la fin des primaires démocrates. Mais rien n’égale Joe Biden, illustre inconnu en terres françaises, avec 96 vidéos dont celle-ci avec 120 visionnages Un grand moment d’anthologie de marketing politique dans un « diner » américain. Une tendance à rapprocher avec le web-TV politique que François Fillon appelle de ses voeux. Sur le site de l’Elysée, Nicolas Sarkozy s’est transformé en webmaster avec plus de vidéos et de photos en un mois que Jacques Chirac en douze ans de mandat. En Russie, le petite père des tatamis Vladimir Poutine n’avait pas encore le web en couleurs en 2004 et voyait toujours le monde en noir et blanc. Ce qui finalement ne lui va pas si mal.

Et quand on tape putin.ru sur un moteur de recherche on tombe sur un vide sidéral puis l’on apprend qu’il appartient à AbsolutMedia. C’est marqué en haut dans la barre du navigateur. Tout un symbole en somme.

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Le syndicat de la presse hebdomadaire régionale (SPHR) tenait son congrès sur Brest le mois dernier. Entre autres débats sur l'avenir de la presse locale, les nouvelles technologies, le management d'un journal, Bruno Frappat, ancien directeur de la rédaction du journal Le Monde, chroniqueur pour le quotidien La Croix et président du directoire du groupe de presse catholique Bayard est intervenu sur le thème de l'exigence rédactionnelle. Interview.

 

Vous êtes président du directoire du groupe de presse et d'édition Bayard. Face aux mutations économiques du secteur, cela vous amène-t-il à être sans peur et sans reproche ?

Sans peur oui. Contrairement à ce que l'on dit, la presse est vouée à un bel avenir si ceux qui y agissent donnent un sens à leur métier. Les missions, les fonctions du journalisme sont des actes de civilisation.

Sans reproche, non. Les temps sont durs, les aléas nombreux. On peut commettre des erreurs par des excès de lenteur, de prudence, de réactivité ou de précipitation.

La force de notre groupe tient dans la grande diversité de son activité. Présents dans la presse quotidienne, magazine hebdomadaire, magazine mensuelle, à destination des jeunes, des seniors, des chrétiens, dans l'édition aussi, en France et aussi à l'étranger où nous réalisons 20% de nos 430 millions d'euros de chiffre d'affaires et la moitié du nombre de nos publications. Notre implantation est particulièrement forte en Europe sur la presse senior où nous déclinons, en collaboration notamment avec le groupe franco-belge Roularta, le succès de Notre temps et ses 900.000 exemplaires de diffusion.

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Bruno Frappat, président du directoire de Bayard, était à Brest vendredi dernier pour le congrès du syndicat de la presse hebdomadaire régionale. L’occasion d’une rencontre d’1h30 en aparté avec ce journaliste devant l’éternel, au propre comme au figuré. Elle est écrite, je la relis et la publie ici. En attendant vous pouvez aller consulter le blog de ce Monsieur du journalisme. (A suivre également le compte rendu de son allocution sur le thème de l’exigence rédactionnelle)

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don d’organe, Aline greffée du coeur
Vidéo envoyée par Zitounet

Alors comme cela c’était une blague. L’émission de télé-réalité diffusée hier sur la télévision hollandaise, l’autre pays du fromage, était un canular. La donneuse de rein atteint d’une maladie au stade terminal (elle avait supposément un cancer ce qui enlève tout de même une sacrée probabilité que la greffe se passe dans des conditions correctes) n’était qu’une actrice, et cela n’a rien de péjoratif pour les actrices. Sensée mettre sur les devants de la scène la question de la rareté des donneurs d’organe aux Pays-Bas, l’émission a plutôt tourné à la mauvaise blague, abusant de la crédulité des journalistes et de l’opinion publique, c’est le principe même des canulars, mais aussi en desservant à mon sens la cause défendue, si on croit à la sincérité d’un mastodonte des médias tel Endemol qui produit tout de même une kyrielle d’émissions de télévision dont le niveau intellectuel est proche du vide sidéral. Autant le canular de la RTBF a permis, malgré les soubresauts inhérents à ce canular, a un débat public dans ce pays, autant cette farce grotesque tombe à plat. Quelles limites ? La prochaine fois c’est quoi ? On fait croire à des passants qui viennent d’être contaminés par le Sida car un acteur vient de fendiller avec un cutter leur épiderme dans la rue ? On lance un service de blagues téléphoniques sur le thème de : “C’est l’hôpital, vos parents sont morts” ou “C’est l’école de vos enfants. Il y a eu une chute de poteau de basket, on n’a rien pu faire” ? La question du don d’organe pose énormément de questions éthiques car très personnel. Le travail de sensibilisation est une tâche de longue haleine. Elle ne peut se régler sur les plateaux de télévision avec force médiatisation comme si finalement ce n’était pas plus dur de convaincre un être humain de devenir donneur potentiel que de lui faire acheter des chips en promotion ou l’amener à penser que “Oui, finalement, avec X, mes cheveux sont plus doux, moins graisseux. Je me sens plus belle depuis que j’utilise X”. Dans quelle société sommes-*nous si tout devient marchand même les émotions et le fait de jouer avec elles comme un chat avec une pelote de laine ou comme un pelote de laine avec un chat.

En savoir plus :

- Sur le don d’organe, France Adot.

- Le site de l’agence de biomédecine

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