Archives pour avril 2007
Etre licencié ce n’est pas tout à fait drôle. On ne m’empêchera pas de penser néanmoins que le plus grave n’est pas de perdre son emploi mais de ne jamais en retrouver.
Les motifs de licenciement sont précisés et codifiés par la loi. Toutefois, le monopole de la bêtise n’appartient à personne et les motifs de licenciements dépassent parfois l’entendement. Attention au mardi puisque c’est, selon une étude, le jour préféré des entreprises américaines pour annoncer leurs licenciement. Voici un florilège des motifs de licenciement, réalisé lors d’un cours de management avec Anthony L’Hour et Kévin Thomas, étudiants.
Sur le fond : touché, coulé
- L’histoire est en passe de devenir aussi célèbre de Tom Sawyer, j’exagère c’est mon côté sudiste. Petite anglaise s’est fait licencier pour avoir bloggué… Comme l’explique si joliment maître Eolas. Elle a depuis su rebondir puisque l’éditeur Penguin vient de lui faire signer un contrat d’édition avec un à-valoir que l’on dit être de plusieurs millions d’euros. Je viens d’appeler mon patron pour lui dire que je blogguais toute la journée et espérer sa fureur : « Normal c’est ton boulot, garçon ». Ouais.
- Laurent Dupin reprend dans un très bon article cette question du licenciement pour cause de blogging. Et notamment le cas de Garfieldd, un proviseur révoqué par l’Education nationale pour cause de « propos à caractère pornographique ». Laurent évoque également l’histoire de cette hôtesse de l’air, The Washingtonienne, aux poses suggestives dans sa tenue d’hôtesse de l’air prises au septième ciel dans son avion de ligne. Il n’y pas de contrepèterie dans la phrase précédente.
- Ce ne sont pas les seules raisons évidemment qui justifient les licenciements. Ainsi attention si :
o Vous avez un « regard noir »
o Un engagement syndical
o Etes enceinte
o Vous appelez Dhorassoo et jouez au football
o Donnez un cheeseburger à une mendiante dans un McDo
o Envoyez un message sur l’intranet de la CiA
o Pissez à côté de la cuvette
o Travaillez pour Sylvester Stallone
o Refusez d’opérer un patient à la petite cuillère
o Ecrivez un livre sur EDF et prônez la résistance par la paresse à l’aliénation par le travail
o Portez un bermuda au travail
o Ou encore si vous podcastez à partir d’une église
- La question se pose également dans l’armée française comme l’évoquait Le Monde récemment. De plus en plus, les militaires français en opération à l’étranger communiquent des informations, très parcellaires, qui, sans le vouloir, peuvent renseigner l’ennemi.
Sur la forme : “T Viré”
Il y a le fond et il y a la forme. La seconde prenant de plus en plus souvent le pas sur la première. Les nouvelles technologies introduisent également de nouvelles possibilités de licenciements. Le fax, le mail, le courriel, la télécopie ou encore le licenciement via un intermédiaire connaissent un grand succès. On se souvient ainsi de ces 2.400 licenciements de l’entreprise Amulet en Grande-Bretagne ou encore ceux de la Korean Exchange Bank. A Bucarest, on n’a pas encore l’internet haut débit mais on a tout compris : par télécopie on risque moins de se faire chahuter par un salarié mécontent de son licenciement, idem chez Marks and Spencer. Le courriel a de beaux jours devant lui comme ce fut le cas dans cette radio britannique. Ils auraient même pu le faire à l’antenne. Enfin, le must, la sous-traitance de licenciement. Bernd Dressler a diversifié son activité de rupture sentimentale par intermédiaire vers la clientèle B to B. C’est pas cher et cela donne de l’humanité au licenciement. Cela peut également se faire par téléphone.
Pour l’heure la loi française empêche ce genre d’évolution et oblige à un entretien préalable au licenciement et la motivation de celui-ci.
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Paru sur IMédias
France 2 proposait hier soir une soirée spéciale consacrée au cerveau animée par Béatrice Schönberg. Voilà de la télévision comme on l’aime : intelligente, c’est le cas de le dire, ne sacrifiant pas au simplisme tout en étant didactique et surtout présentant la thématique retenue dans sa globalité. Cela fait du bien en pleine campagne électorale.
Et je sais de quoi je parle, moi dont le QI atteint les 136. Merci Monsieur L’Hippotamus, non… zut je l’ai sur le bout de la langue… l’hypothalamus. Je l’avoue, cela ne se voit pas forcément à la lecture de cet article, mais je sais remettre les dominos dans l’autre, trouver des suites logiques aux nombres, résoudre des problèmes de poulies… Et puis voilà, badaboum, l’intelligence en tant qu’adaptation de ses actes à une réalité, en quelque sorte la créativité issue de la dissonance entre le perçu et le souhaité, n’est pas qu’une question de tests nous dit Claude Allègre. Il existe aussi l’intelligence émotionnelle, celle qui permet de faire preuve d’assertivité et d’empathie. Celle qui permet d’aimer, de souffrir, de compatir.
Le cerveau de Jean Réno est vert !
A la place de Jean Réno, très serein hier, on s’inquiéterait : il a le cerveau tout vert sur l’IRM. Enfin, les neurosciences intéressent très fortement le marketing. Et pour cause. Comme l’indiquait l’un des reportages présentés hier soir, quand ils ne connaissent pas la marque qu’ils boivent, les consommateurs préfèrent le Pepsi-Cola, sur ses qualités objectives, sauf quand on a de l’aérophagie ou que l’on souffre de diabète. Quand ils voient la marque, ce sont les valeurs de l’image de soi et de reconnaissance qui agissent et vont choisir le Coca-Cola. Et s’il vous vient l’idée de ne pas reconnaître cet état de fait, profitons d’un test de vérité pour montrer votre mensonge.
Le nouvel horizon de l’aventure humaine semble être le cerveau. Parce qu’il reste un grand inconnu et parce que ses potentialités sont considérables. Cela pose d’importantes questions techniques pour guérir les maladies liées à la dégénérescence du cerveau, éthiques aussi pour connaître les limites que nous nous imposons en la matière ainsi que sur les perspectives de l’intelligence artificielle. “Science sans conscience n’est que ruine de l’âme… ” Une idée répandue est que l’on utilise que 10% de son cerveau, France 2 a fait le pari réussi qu’il était possible de parler aux 90% restants.
Retrouvez-moi sur un blog qui en a : www.mikael-cabon.com
En savoir plus sur le cerveau :

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Publié par mcabon dans Général
On allait voir ce que l’on allait voir. Jean-Marc Morandini allait dérouter la démocratie en publiant les premières estimations dès 18 heures, même que c’est vrai, sous forme de rumeurs. Puis dans une note sur son blog, il annonçait que finalement, non, le débat avait bien avancé, que cela allait obliger à se poser des questions. Oui, et une en particulier, quand est-ce que tu vas arrêter de nous prendre pour des gogos ?
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Voilà un dimanche électoral de passé. Les résultats de ce premier tout de l’élection présidentielle sont somme toute assez logiques étant donnée les dernières études électorales, comme quoi elles sont fiables. Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal qui se retrouvent en finale, pour ce qui devrait être un second tour plus disputé qu’on ne le pense de prime abord en additionnant des chiffres. François Bayrou qui prend date pour 2012. Jean-Marie Le Pen qui s’en va par la petite porte. Et les autres candidats qui n’en finissent plus de pester. A noter l’écrabouillade du PCF. Je ne sais pas si cela dit, et ce serait donc un néologisme, mais tout de même moins de 2% c’est une mort lente.
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Paru sur ZdnetPublier ou ne pas publier les premières estimations des résultats dimanche prochain ? Telle est la question qui anime la blogosphère. La raison en tient à une déclaration intempestive et à forte connotation publicitaire de Jean-Marc Morandini. L’ancien animateur de TF1, qui avait pourtant dit vouloir arrêter le trash, lance un pavé dans la mare. Suivi par Guy Birenbaum. Au-delà de la simple question de l’amende dont le montant peut s’élever à 75.000 euros comme l’a rappelé la commission de contrôle, c’est surtout une question de principe qui se pose. Puisque les derniers bureaux de vote de France métropolitaine ne ferment qu’à 20 heures, il faudrait attendre cette heure précise, et pas une seconde avant, pour donner les premières estimations pour des questions de libre arbitre. Quid alors des votes de l’Outre-mer qui par définition ne votent pas en même temps que les autres ? Eux voteront le samedi.
Liberté, je bloggue ton nom
A grands renforts de « La liberté est ici », Jean-Marc Morandini s’assure une audience record dimanche prochain, qu’il publie ou non les premières « rumeurs » de résultats. A lui de vendre pour plus que le prix de l’amende les encarts publicitaires de son site.
Alors, on sait que pour des raisons techniques évidentes, les rumeurs de 18 heures ne sont que des tendances guère plus fiables que les sondages des renseignements généraux, réalisés sur le zinc d’un bar entre la bavette à l’échalote et le demi pour la route. Mais ces rumeurs si elles proviennent des sondages à la sortie des urnes donnent de très fortes indications de la tendance du vote. Les candidats et leur QG y ont le droit. Idem pour les Français qui reçoivent en France des chaînes étrangères, notamment suisses et belges. L’information n’a plus de frontières depuis longtemps.
Versac et quelques autres, s’indignent d’un tel non-respect du code électoral. La loi est la loi. Publier les résultats avant 20 heures perturbe la bonne marche de la démocratie qui est faite d’un certain nombre de symboles et de traditions aussi. A l’instar du « A voté », en rien obligatoire mais qui fait partie du folklore électoral. Ou encore de l’apparition à 20 heures sur les chaînes de télévision des photos de deux heureux qualifiés pour le second tour. Je me souviens même il y a quelques années, c’était en 1988, qu’une grande firme nationale avait décidé d’afficher le nom du vainqueur à travers la France sur des panneaux 4*3, dès les résultats connus.
Repenser notre fonctionnement démocratique
L’émergence de la politique sur Internet (et des nouvelles technologies avec les machines à voter et demain le vote en ligne) suppose une refondation du code électoral de toutes façons. Imaginez, les candidats n’ont plus le droit de modifier leur site à partir de samedi minuit. Pour autant, leurs supporters peuvent toute la journée de dimanche s’échanger des mails, des SMS, publier des notes, commenter. Cela s’appelle la liberté. D’une certaine façon, cela contrevient au code électoral. Quand exercer une liberté fondamentale, c’est contrevenir à la loi, c’est le signe d’un malaise dont il faudra bien un jour, penser à l’adaptation pour une résolution sereine.
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Je l’avais vu derrière une pile plus guerrière. Il était tout seul comme un grand « agile et noble avec sa jambe de statue » comme écrirait le poète qui n’est plus. La livropathie, le fait d’acheter compulsivement des livres, me prit une nouvelle fois. Le titre ? L’auteur ? La photo ? La première page ? Interrogations. Toujours est-il que Le Musée de l’homme, le fabuleux déclin de l’empire masculin, prit sa place à la place où certains livres trépassent, c’est-à-dire sur le stock de bébéte qui monte de livres à lire. Et puis, un beau jour, c’était un jour où il faisait beau, je jette un coup d’œil alangui à ce bouquin sorti de sa pile comme un poisson de son aquarium désireux d’attirer le regard ou de prendre la poudre d’escampette. Qu’en sais-je ?
New Mucumba et couches-culottes
C’est le lundi de Pâques. Cinq heures plus tard, le livre, tronçonné en quelques périodes de pause, reposait en paix. Je ne sais pas vous, si cela vous arrive de rire en lisant. Moi oui, à la grande surprise de mes voisins du moment. Dans Le Musée de l’homme, David Abiker, chronique le « déclin de l’empire masculin », voilà pour le titre. Sur les pages, glissent des vérités drôlatiques qui font de ce livre un bouquin actuel et à la fois un testament pour les hommes du futur. « Comparer c’est vraiment un truc de bonhomme. A cinq ans, on compare la taille de nos camions. A treize, on compare la taille de nos zigounettes. A dix-huit, on compare les nichons de nos copines. A trente-cinq, on compare les organizers de poche. Et ça dure comme cela jusqu’à la fin. En fait, non, à la fin on ne compare plus. On part comme un con ». Joli. De ses tentatives pour devenir métrosexuel, de la nostalgie des soirées avec Serge au New Macumba, des vacances au club Med à gesticuler les crazy signs sur la piste de danse, David Abiker passe en revue ses moments de vie qui, sans qu’on le sache, de manière rampante, font basculer la vie. Pour les femmes, il y a Le diable s’habille en Prada, pour ceux qui se rasent aux trois lames, il y Le Musée de l’homme.

Ce livre est sorti en octobre 2005 aux Editions Michalon, 14,25 euros, et également depuis mars aux éditions Folio. Le Mur des Lamentations, deuxième partie de la trilogie de David Abiker est publié chez Michalon également. En vente sur Dialogues en ligne.
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Il y avait déjà les antibiotiques, le plastique, à moins que celui-là ne fût que fantastique, il y a désormais les caisses automatiques. De plus en plus d’hypermarchés installent ce système dans leurs points de vente. Avec parcimonie puisqu’au mieux, c’est une dizaine de caisses automatisées sur la cinquantaine que compte un hypermarché classique. Cela s’explique pour plusieurs raisons, économiques dans un premier temps, de gestion de flux de clientèle et logistique dans un second temps, et troisièmement c’est le sens de la marche du progrès dans notre société. Alors bien entendu, tout le monde ne l’entend pas de cette oreille et le mot progrès ne résonne pas de la même manière pour tous.

Quid des caissières notamment ? Vous allez faire vos courses comme moi. Vous avez des enfants (peut-être sinon imaginez) comme moi. Autant être franc, vous ne souhaitez pour rien au monde que votre enfant, la chair de votre chair, ne rentre dans le métier. D’ailleurs, c’est bizarre caissière c’est une vocation pour personne. La pauvreté des missions demandées aux caissières, le caractère répétitif des opérations, la méchanceté (je l’ai vu de mes yeux vus) de certains clients voire, pire, leur indifférence généralisée, le côté gnangnan de certaines d’entre-elles (A certains moments on se croirait à la Poste : « Et t’as vu Brigitte elle a eu un quart d’heure de pause en plus alors qu’elle était à la caisse 2 »), les troubles musculo-squelettique (TMS), l’absence de promotion professionnelle sauf à devenir chez des caisses impaires le samedi entre 10 h et midi. Que 350.000 personnes y trouvent la possibilité de subvenir à leurs besoins est une chose, rappelons qu’il n’y a pas de sot métier, y voir un métier d’avenir à conserver relève de la gaudriole germinalienne. Le progrès sert aussi à améliorer les conditions de travail, parfois en supprimant le travail.
Et puis le mouvement est déjà en route dans d’autres secteurs d’activité. Il n’est qu’à se tourner du côté de la banque. Combien d’entre nous avons une carte bancaire et ne passons presque plus jamais à la banque. Fini le caissier de banque et bonjour le conseiller clientèle. Idem à la SNCF, la RATP, pour les pipi-rooms, les aéroports, les parcmètres, et nul ne réclame leur retour. D’autant que cela s’accompagne souvent de bénéfice consommateur au niveau de la qualité de service et parfois du prix.
La question de l’emploi
On a tous en tête, la caissière de chez Auchan, celle de Leclerc n’était pas mal non plus, qui est partie en retraite avec 250.000 euros de pécule amassé au fil des années dans le « fonds de pension » mis en place par l’entreprise nordique pour ses salariés. Pour cette « millionnaire », combien de néo-pauvres, conditionnées à se taire pour moins de 700 euros par mois parce qu’elle ont un 2/3 temps qui les empêchent de rentrer chez elles le midi ?
« Oui mais alors l’impact sur l’emploi ? ». Justement c’est le bon moment pour les hypermarchés de diminuer leurs effectifs. La vague de départ à la retraite débute aussi dans les hypers dont l’essor date dans notre pays du début des années 60. Cela peut-être l’occasion de privilégier la relation client en formant une partie des caissières aux métiers de la vente et du conseil. De la vraie vente et du vrai conseil avec des vendeurs en informatique qui savent ce qu’est une prise PCMI, des vendeurs de jouets qui font la différence entre Gi Joe et Action man, parce que cela n’a rien à voir, des jardiniers qui n’essaient pas de refourguer leurs géraniums fanés pour l’anniversaire de mamie. Des gens formés pour le client. Cela changerait et peut être plus épanouissant pour les personnes qui seraient versées dans ces cohortes. Idem pour les avantages en terme de valeur ajoutée pour le monde de l’informatique et du conseil. De quoi donner du travail à nos ingénieurs fraîchement formés.

La révolution du RFID
Enfin, cela accompagne une révolution en marche, lourde mais silencieuse, celle des puces RFID. Ces puces voient leur coût diminuer de façon exponentielle au fil de leur démocratisation. Elles ont le gros avantage d’être communicante dans tous les sens du terme. Pour le distributeur, le fournisseur et le consommateur (via son réfrigérateur pour indiquer la proximité de la péremption, la carte bancaire pour payer…), les avantages sont multiples. Cela peut apparaître comme de la science-fiction pour le néophyte, mais nos puces RFID sont à nos portes, « rentrez les vieux ». Cela posera d’autres questions, notamment celle du « flicage » potentiel des consommateurs. Puisqu’elles communiquent les puces peuvent aussi indiquer leur date d’ouverture, leur emplacement… Cela sert même déjà à Pfizer pour marquer son célèbre médicament Viagra. Quand je vous disais que les puces RFID c’est du solide…

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Publié par mcabon dans Général
A TF1, on reçoit les autres chaînes. Et notamment M6. Le style Capital était particulièrement reconnaissable dans l’émission d’hier soir, Les rois du Système D. Animée par Benjamin Castaldi et Eglantine ma copine, l’émission reprend la marque de fabrique de la chaîne qui n’en a qu’une : les 50 machins qui truc, les 100 bidules qui bichonnent, les 20 gloubiboulgas qui Gloubibougassent.
Dans une France qui gronde de la baisse de son pouvoir d’achat, taper au porte-monnaie relève quasiment de la mission d’intérêt général. Ainsi, on pouvait apprendre que poser nu peut rapporter douze euros de l’heure. Homme objet pour artistes en herbe, voilà un beau métier que je conseille tout de go à ma voisine qui ne fait rien que m’attirer l’oeil comme le poisson à l’appât. Marcel Ratafia, madone de la mafia des jeux-concours a quasiment doublé sa solde de fonctionnaire durant sa vie active. Tirant, léchant, expédiant des tonnes de cartes-postales… « Voilà de la belle ouvrage ».
Mon front pour 15.000 dollars
Et puis il y a aussi ce scoop qui date déjà de trois ans, le front que l’on se tatoue. Pour 15.000 dollars, une femme s’est fait tatouer le front pour vanter les mérites d’une marque de casino en ligne. Une somme qui devrait permettre à l’un de ses enfants de continuer ses études. 15.000 dollars pour aller picoler au bistro alors qu’il devrait être en cours, un coup à se taper la tête contre le mur. Maurice aussi va en Hongrie se refaire le dentier. C’est moins cher qu’en France et « en plus ils parlent français ».
Bref, pas grand chose de neuf sous le soleil. On aurait aimé apprendre comment s’acheter un parachute en or pour le vendre au prix du Titanium tout en ayant failli à sa mission entrepreneuriale. Comment aussi faire pour demander des bakchichs à ses patients avant de les accepter en salle d’opération sans être pris en flagrant délit de turpitudes au serment d’Hippocrate. Comment faire pour vivre avec 700 euros par mois comme plusieurs millions de personnes en France. Comment faire pour ne pas désespérer de « ce monde qui s’autodétruit sans même s’en apercevoir ». Mais bon on n’est pas à un congrès d’altermondialistes non plus.
A la fin de l’émission, on n’est peut-être pas moins con, mais on est plus riche.

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La firme multinationale Mc Donald’s cherche à faire disparaître un mot du dictionnaire britannique. Obésité ? Mal-bouffe ? Maladie cardio-vasculaire ? Que nenni. C’est le terme Mc Job qui fait l’objet de l’ire du géant du fast-food selon Courrier International. L’hebdomadaire indique par ailleurs que le suffice Mc tient lieu de synonyme pour tout ce qui veut rappeler la standardisation. A noter qu’un Américain sur huit aurait travaillé au moins une fois dans sa vie chez McDo. On relira également un post sur le hamburger à 8.000 calories !
A lire sur la question
- >Le livre d’Eric Schlosser, “Fast Food Nation”, qui a également donné lieu à un film
-

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Il est des premiers romans qui conservent à la fois le goût de l’authentique et l’expertise du vieux routier. La Bibliothèque du géographe de Jon Fasman, aux éditions du Seuil et depuis peu en poche collection Points, appartient sans constexte à cette catégorie. Au départ, j’ai cru voir une critique de Frédéric Beigbeder trouvant “le livre incroyablement drôle, irresistible, le meilleur roman de l’année”, et je me suis rendu compte que je confondais avec la notice de “Jeanne Mass”, un livre bizarre sur lequel je reviendrai.
Paul Tomm, un jeune journaliste du Lincoln Carrier, doit écrire une notice nécrologique sur Jaan Pühapäev. Ce dernier, enseignant à l’université du coin, vient d’Estonie et son passé apparaît progressivement bien sombre au jeune enquêteur. L’enquête journalisitique et pseudo-policière, quoique, alterne avec une quête mystique d’une quinzaine d’objets à travers le temps. Quête dont le sens vient clore le roman que d’aucuns qualifient de thriller historique. On parle peu de ce livre de Jon Fasman sur le web franophone, une injustice désormais partiellement réparée.

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Ille-sur-Têt (Pyrénées Orientales) est une petite ville comme les régions françaises en comptent tant. Grâce au talent et à la magie des textes et des images d’Alex Abdoun et Yann Kerveno, le village devient le centre du monde le temps du visite grâce à leur blog. Il est fort probable qu’Ille-sur-Têt reste une belle inconnue pour la plupart d’entre nous. Le travail de nos deux artistes nous la rend incroyablement humaine et teintée d’un charme incommensurable.
On s’amusera juste pour s’amuser et rigoler en souriant à établir la comparaison avec le site officiel de la commune tout en rappelant qu’Ille-sur-blog n’est “définitivement pas” un site de promotion touristique.
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Publié par mcabon dans Général
Léger malaise dans l’espace…
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Je ne sais pas vous, mais moi quand je mets mes chaussettes à sécher, c’est moi le chef des machines à laver et à sécher dans mon antre, mais j’en perds une bonne partie. Mystérieusement. Au café laverie, les Chaussettes de l’Archiduchesse à Rennes, Céline Hervé a trouvé un truc : elle les accroche sur un fil dans son bar. A lire en cliquant ici.

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Une étude intéressante est présentée sur Le Monde (cliquer ci-dessous pour en prendre connaissance). Elle porte sur la place de la santé dans les programmes des principaux candidats (Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy et François Bayrou) autour de cinq facteurs principaux : l’obésité, le tabac, l’alcool, la prévention routière et l’environnement.
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A Quimperlé ce week-end se déroule le salon BD et Métal. Je ne suis pas trop fan de métal, à part l’or que j’adore, mais de BD oui. A force d’en lire une dizaine par semaine soit environ 500 par an, je commence à connaître mes goûts. Parmi les auteurs que j’apprécié et présents à la salle du Coat-Kaer de Quimperlé ces 7, 8 et 9 avril pour sonner les cloches des passants : Kris, Lamanda, Bruno Le Floc’h, Convard pour ne pas les citer.
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“J’aime bien les phrases qui débutent par “n’importe quoi”. Elles sont souvent signées “n’importe qui”. N’importe quoi.
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On parle de beaucoup de monde en ce moment. Nicolas Sarkozy, François Bayrou, Ségolène Royal, Frédéric Nihous, qui çà ? Mais de Dominique Galouzeau de Villepin de la Vilardière des Champs beaux prés (1)*, rien. Rien de rien. On dirait le titre d’une chanson. Que devient-il ? Voici réparée cette forfanterie inélégante. Résumé de la journée d’hier du Premier ministre.
7 heures. Lever tard. Grasse matinée. Lecture de L’Equipe, pages nautisme. Premier thé à la camomille avec deux doigts de lambig. Deux tartines beurrées avec du Nutella dessus parce que c’est meilleur avec.
7 h 30. L’attaché militaire de Matignon prend son air de benêt pour m’informer de la situation en Iran. Je luis fais la remarque que je suis bardé de diplôme et que ses galons ne m’impressionnent pas.
« Je connais votre chef », lui dis-je, une méthode reprenant mise au point par Nicolas S.derechef devant les journalistes récalcitrants.
« Oui, c’est vous », me dit-il les yeux dans les oreilles, interloqués devant une rime intérieure si riche.
« Ca va, je ne lui dirais rien ». Il me dévisage. Aux Etats-Unis, il ne pourrait pas être militaire, me convainc-je en mon for intérieur.
Des soldats anglais viennent de se faire prendre de l’autre côté de la frontière fluviale entre l’Iran et l’Irak. Coup de fil à Tony Blair. Personne ne répond. Je laisse un message. « Salut, c’est Dom. Bon t’es pas là. A quoi ça sert d’avoir un portable si tu réponds pas. Bye ».

7 h 31. Nouvel appel à Tony Blair avec mon Nokia 550 S, celui qui permet aussi de se coiffer les poils du dos. « Salut Tony, c’est Re-Dom. Je ne sais plus si j’avais dit qu’il ne fallait pas y aller en Irak. Tu veux jamais me croire ».
7 h 32. Début de ma séance de 1.789 abdominaux. Mon corps est très républicain. Y compris la nuit.

7 h 33. Fin de ma série d’abdos. Je file à la piscine pour faire du toboggan avant que les mômes n’envahissent le dôme.
7 h 34. Je termine mon marathon. 12 minutes 14 secondes. Je finirai bien par rattraper Sarko. Même s’il a cinq ans d’avance.

8 h 18. Je prends ma deuxième douche de la journée. Il fait chaud aujourd’hui. Je me demande si je ne couve pas quelque chose.
8 h 49. Discussion avec mes collaborateurs. L’un d’entre eux me demandent si cela peut servir les lettres de recommandation. Je lui réponds que oui, que je le remercie mais que je ne pense pas en avoir besoin. Un gars sympa, il s’appelle Gérald ou bien Antoine, je crois.
9 h 11. Je pense beaucoup à mon âge en ce moment. 54 ans en novembre. Cela doit être la crise de la cinquantequatrièmeannée. J’ai lu cela dans Psychologies sur le net un jour.
9 h 17. François (Baroin) me passe un coup de fil. « Allo, Nicolas ? », « Non, c’est Dominique », « Oh, excuse moi de te réveiller Dominique, je cherchais à parler à Nicolas. Il n’est pas dans le coin ? ». En moi-même, je le vois suspendu par une corde au sous-toit de la salle du Conseil des ministres, viril comme un pendu. Je m’abstiens de tout commentaire. Si cela se trouve, je suis sur écoute. Je prends ma voix métallique pour faire croire qu’il est tombé sur le répondeur « Bonjour, vous êtes bien sur la boîte vocale de Dominique, vous pouvez laisser un message après le bip, parce que avant, cela ne fonctionne pas ». « Mais Dominique, on vient de se parler là… ». Je raccroche violemment. Depuis qu’il est avec la Drucker, il me fait pitié le petit. François si tu me regardes…
10 h 56. Je décroche le téléphone pour vérifier qu’il y a bien de la tonalité. C’est le cas.
11 h 23. Je rappelle Free pour savoir s’il n’y a pas de problème sur la ligne de Matignon. On me répond :
- “On t’a reconnu Gérald Dahan.
- Mais non, c’est Dominique de Villepin
- Allez Gérald, on va se laisser avoir. Il est peut-être nul le Villepin, mais il a sûrement autre chose à faire ».
On me raccroche au nez. J’ai lu dans un rapport du Centre d’Analyse Stratégique que les opérateurs avaient des problèmes avec le centre d’appels. Je confirme. Si j’avais le courage, je rappellerai les députés pour faire voter une loi. Je suis un peu comme un gosse, c’est quand on va partir que l’on se rend compte que l’on aurait pu bien s’amuser.
12 h 11. Je commande mon plateau repas. Jacques vient d’annuler son invitation à déjeuner. Il a peur d’avoir le cafard s’il me voit. « Tu me rappelles trop la dissolution », il m’a dit. Je ne vois pas trop de quoi il parle. C’est souvent Alzheimer à cet âge là. J’ai lu un rapport sur cette question.
12 h 48. J’envoie un mail collectif à ma liste de diffusion avec une blague. Histoire d’entretenir mon réseau. J’ai lu un jour que c’était bien d’entretenir son réseau pour retrouver un job.
13 h 00. Je regarde le journal. Un français parle de son métier. Je ne comprends même pas ce qu’il dit tellement il a d’accent. Je crois que j’ai reçu un jour un rapport sur cette question.
13 h 45. Fin du journal de 13 heures. C’est dingue tout de même. A Saint-Claude-de-Diray, il y a des fabriquants de pipe qui font tout à la main. Il faut que j’en parle avec Cindy Lee.
14 h 34. Les feux de l’amour, c’est un peu compliqué à comprendre au début, mais par la suite on se rend compte que c’est comme la vie de Premier ministre : très compliqué, long, excitant comme un rapport de la Cour des Comptes. Mais surtout, même quand on meurt, on peut revivre. Je reprends espoir.
14 h 36. L’Anpe du XVIème m’appelle. Mon dossier n’est pas complet. Si je veux bénéficier de leurs services, je dois envoyer une copie de mon attestation de nationalité, « parce que vous comprendrez, je ne veux pas jouer les rabats-joie mais vous êtes né au Maroc » et « venir au prochain rendez-vous sinon on vous radie de nos listes ». J’ai beau lui dire que moi je voulais pas qu’elle soit votée cette loi, il me répond d’aller régler cela avec la président du groupe parlementaire de l’UMP à l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer. Plutôt avoir des rides autour des yeux, plutôt que de parler à ce chenapan. Je reperds espoir.
14 H 37. Je cherchais des nouvelles dans Voici de Marie et Arthur, mes deux aînés, mannequins à leurs heures perdues. Cela fait une paie que je ne les ai vus. Tiens, Angeline Jolie a adopté un nouvel enfant. Je me souviens avoir reçu un rapport sur l’adoption internationale un jour.

15 H . Tiens il est déjà quinze heures. Et Tony qui ne rappelle pas.
15 h 37. Je revois pour la cinquième fois la retransmission de la visite de Nicolas Sarkozy dans la banlieue de Neuilly. Je ne sais pas si c’est de la dissonance cognitive ou de la procrastination de ma méchanceté intrinsèque, mais depuis que j’ai appelé à voter pour lui, je me sens plus léger.
16 H 19. Goûter avec Carlos et Philippe Bouvard qui sont venus prendre des nouvelles. Ils sont plus rigolos à la radio. En plus, ils ont fini le pot de Nutella en le mettant sur leurs BN.
17 H 01. Nouvel appel de Jacques. « T’aurais pas l’heure Dominique ? J’ai oublié ma montre ».
Il est « 17 h O1 », je lui dis, discipliné.
« Merci, mon Dominique. Je peux faire quelque chose pour toi ? ». Et il raccroche. Je remets à écouter RTL, cela me vide l’esprit et me rappelle des souvenirs.
17 h 03. J’ai reçu un jour un rapport sur les médicaments psychotropes et les français. C’est vrai que cela fonctionne les anti-dépresseurs.
17 h 18. Je rase pour la deuxième fois de la journée. Avant, je pensais que c’était bien d’avoir une pilosité virile et abondante. Je pouvais y penser deux fois par jour, rien qu’en me rasant. Maintenant cela me donne des envies de Aïd el Kébir. J’avais reçu un rapport sur la question un jour.
18 h 44. Je rentre à la maison. Ce soir, je n’amène pas de travail à la maison. J’en ai marre de me trimbaler avec un cartable vide.
18 h 78. Je reprends un dernier verre. « La journée a été rude ? » me demande mémé. J’appelle mon épouse mémé depuis qu’elle porte des Méphistos. Manquerait plus que la Prius, et je suis sûr qu’elle va jamais pêcho.
20 h 27. Sur le téléphone rouge qui me relie à Matignon, le voyant lumineux clignote. Je cours vers le combiné avant d’être retenu par ma ceinture électrique pour avoir des abdos de pros avec micro-pulsations au niveau du carré gauche en haut de la tablette en chocolat. J’arrache la moitié de la prise avant de m’affaler devant mon garde du corps.
- « Vous êtes viré », je lui dis
- Pourquoi ? », il me rétorque
Je lui demande son numéro de portable pour lui envoyer un texto d’explications. Cela se fait beaucoup chez les adonaissants.
Je prends le téléphone.
- Argent, trop cher.
- La vie n’a pas de prix.
C’est le nom de code entre nous
- Que puis-je pour vous, Raymond-Gonzague ?
- Répondre simplement Monsieur le Premier ministre. Est-ce vous qui avait les clés de la véranda sud de votre bureau ?
- C’est exact, Raymond-Gonzague. Que vaut à cette clé ce regain d’attention, ose-je.
- C’est à dire, Monsieur le Premier ministre, que Jean-Louis Borloo vient prendre des mesures tout à l’heure, pour voir si ces statues d’éléphant en jade passent par les fenêtres ou pas.
- Glups, je déglutine. « Désolé, Raymond-Gonzague, mais je crois que je viens de les avaler ».
22 h ??. Et des brouettes. Je ne verrai pas la fin de l’épisode des Experts. Des salariés d’Edf viennent de me couper l’électricité. Moi qui était en train de télécharger sur E-Mule les derniers disques de Matmatah pour les offrir à Victoire, ma benjamine qui va sur ses 18 ans cette année. C’est la seule qui m’importe de Victoire. Cela tombe bien, c’est la seule à mon actif.

Ma devise : « Ils vont s’apercevoir que je suis assez con pour aller jusqu’au bout. » à l’un de ses ministres, en pleine crise du CPE en mars 2006
Les photos proviennent :
1. Du site du Premier ministre, ici.
2. D’ici. AFP/Sentoo
3. De là. Tiré du Figaro (www.lefigaro.fr)
4. D‘ici.
5. Campagne RTL. D’ici.
6. De là.
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