En ce moment de campagne présidentielles, on parle un peu de programmes et beaucoup de communication, voire même, ô immonde infamie et concession à l’économie de marché, de marketing. Le marketing politique est une discipline vieille comme la politique. L’on s’accorde à dire pourtant qu’elle nous provient des Etats-Unis, avec les campagnes électorales des deux partis US et notamment de l’apparition de la télévision avec le moment clé que fut le débat entre Nixon et Kennedy. Déjà Lincoln utilisait l’ensemble des moyens à sa disposition (affiches collées sur les arbres, cartes postales à son effigie ou symbolisant des moments forts de sa campagne…). Aujourd’hui, les campagnes de Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, José Bové et autres François Bayrou et Frédéric Nihous (qui ça ?) jouent sur cette corde de la communicaiton si facile à déployer.
Election=Manipulation ?
Le marketing politique n’a pas bonne presse pour une raison principale : ses accusateurs le considèrent être le bras armé de la manipulation mentale. Le débat est vaste comme le monde, et certains verraient d’un bon oeil l’interdiction des sondages. Une autre solution alternative existe : l’éducation aux sondages. La quasi-totalité des français n’y connaît rien dans les sondages, la manière dont ils sont réalisés, qui les réalisent… Entre l’obscurantisme du conservatisme, et la grandeur de la connaissance, c’est bizarre, mais je préfère la seconde solution. Les tenants de la première affirmaient haut et fort que l’Union soviétique était un pays de cocagne, ce qui diminue leur crédibilité à donner des leçons de démocratie.
Informer et apprendre par exemple ce qu’est un intervalle de confiance en statistiques, avoir une culture politique pour savoir quels sont les rôles d’un député et ne pas le confondre avec l’assistante sociale par exemple.
A l’heure de la mondialisation, les pays et les zones économiques se trouvent entre elles en concurrence. Ainsi, on ne sera pas surpris de la délectation des dirigeants brésiliens à l’idée d’appartenir désormais au club des pays dont le PIB (Produit Intérieur Brut) dépasse les 1.000 milliards de dollars. C’est que nous annonce Le Monde dans son édition de ce vendredi 30 mars. Avec le renouveau en cours de la Chine, l’émergence de l’Inde, voici le Brésil. Dans son livre sur l’aventure du coton, Erik Orsenna narrait l’explosion scientifique de ce pays qui veut devenir la ferme du monde là où d’autres s’évertuent à considérer l’agriculture comme quantité négligeable.
En soi le nombre de milliards qu’accumule un PIB n’a pas de valeur significative. Il faut considérer l’écart des richesses, sa répartition dans la population, son évolution, sa tendance à long terme. D’autres indicateurs prennent en compte la santé et l’éducation tel l’IDH (Indice de développement humain). L’étude PISA sur l’éducation montre d’ailleurs qu’il ne suffit pas d’être grand et gros pour bien éduquer sa jeunesse et que le bonheur compte aussi, même s’il est difficilement mesurable, dans le développement d’un pays.
Ce faisant, le Brésil ne reprend que la place qui doit être la sienne compte tenu de sa population et de son positionnement géopolitique en Amérique du Sud. Nous n’avons pas fini d’apprendre à danser la samba.
Jean-Christophe Rufin vient de publier un roman intitulé “Le parfum d’Adam”. Il s’agit d’un thriller écologique dans lequel une menace source pèse sur le monde : le massacre des pauvres par des écologistes intégristes. Soucieux de respecter la planète plutôt que les êtres humains, ces derniers s’apprêtent à en terminer avec les pauvres des bidons-villes du monde entier en utilisant le choléra comme agent contaminateur. Le roman s’inspire de mouvements fanatico-environnementaux existants à travers le moinde et notamment aux Etats-Unis. Avec le style efficace qu’on lui connaît, Jean-Christophe Rufin signe si ce n’est un grand livre, un bouquin agréable dont on se détache difficilement quand, vaincu par le sommeil, on se rend compte que l’on bave sur les pages. Pas moi, mais je connais quelqu’un qui…
Voici des éléments de corrections des textes donnés au concours d’entrée en instituts de soins infirmiers Bretagne 2007. Cela peut vous aider pour évaluer, avec toutes les précautions de vigueur, votre travail ainsi que pour préparer les concours suivants.
N’hésitez pas à faire part de vos remarques et interrogations dans la partie commentaires. Merci de ne pas reproduire ces textes sans autorisation préalable.
Texte 5. L’allaitement.
Source : Libération.
Sans jeu de mots aucun, il est sain d’allaiter. De nombreuses études le montrent, les enfants dont les mères ont pu les allaiter sont plus résistants au maladie durant leur enfance.
Cependant cette recommandation ne doit pas prendre la forme d’un diktat, d’une imposition, d’une normalisation des comportements. Chaque femme doit considérer l’allaitementen fonction de son vécu, de ses capacités, de son ressenti. Il est ici avant tout question de liberté. Par regard qu’elle porte sur nous, la société impose parfois des comportements qui deviennent des attitudes non respectueuses de l’être humain. Dans les deux cas présentés, ces femmes souffrent de sortir de la norme, alors que la maternité est d’abord un moment fort de l’existence pour la mère, l’enfant bien entendu mais aussi pour les liens qui vont perdurer par la suite dans la relation mère-enfant. Il serait préférable de rechercher l’adhésion par l’information, l’éducation plutôt que par l’imposition de bonnes pratiques et le regard parfois inquisiteur des autres dans ce qui relève avant tout de la sphère privée.
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TEXTE 4 : livres.l’express.fr décembre 2005
Donnez trois représentations du corps qui vous animent en qualité de candidat à ce concours. Développez.
L’avénement du corps, comme l’écrit Hervé Juvin dans son livre éponyme, constrate avec la société de la connaissance dans laquelle nous vivons. Par représentation du corps, on entend la signification sociale ou personnelle que prend une chose ou un concept, au regard de soi avec tout ce qu’il y a de subjectif dans cette acception.
Sans philosopher à outrance, le corps est l’extension de soi dans son identité. Il est donc une caractéristique première d’un individu au même titre que son caractère et son tempérament. Dans le cadre des scarifications, des tatouages ou bien encore des piercings, on le comprend aisément. De même certains acceptent avec difficulté d’être touchés lors d’examens intrusifs comme les prises de sang, ou encore les touchers rectaux dans le cadre du dépistage du cancer de la prostate ou lors d’examens gynécologiques.
C’est aussi un outil de travail. Un boucher utilise son coprs pour découper de la viande, un docker pour charger et décharger de la marchandise… Il peut alors être la victime de rythmes ou de conditions de travail non respectueux de la biologie. L’explosion des troubles musculo-squelettiques montre que ce paramètre est à prendre en considération chez les soignants.
Enfin, le corps est associé à la vie. Quand le corps meurt, on considére que l’être, en perdant son enveloppe corporelle, est mort aussi. Outre les considérations religieuses et métaphysiques, qui appartiennent à ce débat, que l’on soit croyant ou non, cet aspect est essentiel dans la vie d’un soignant. Notamment en ce qui concerne le don d’organes. On le sait notre pays manque de donneurs en état de mort encéphaliques, en raison de la signification du coprs pour les membres de la famille. Certais organes disposent à cet égard d’une symbolique, d’une représentation très particulière. Ainsi, 30% des familles refusent les dons d’organe. Il est également possible de prendre l’exemple de la greffe du visage opérée l’an dernier chez Isabelle Dinoire et du débat éthique qui s’est développé au préalable et par la suite.
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TEXTE 3 : La pollution. Libération 22 janvier 2007
Quelles attitudes dénoncent le texte ? Qu’en pensez-vous ?
Un proverbe chinois dit “que chacun balaie devant sa porte et la ville sera propre”. Derrière le bon sens de cet adage populaire se cache une réalité pas forcément partagée par tous comme le montre ce texte empreint d’ironie. Ce genre d’attitude est d’ailleurs fortement réprimandée dans certains pays comme Singapour.
L’égocentrisme teinté d’égoïsme d’une part importante de notre société peut conduire à notre perte collective. Puisque n’est personnellement responsable, personnene peut être personnellement coupable. En rejetant la faute sur l’autre, la culpabilité particulière s’efface.
Pourtant les enjeux de ce que l’on peut appeler la sécurité sanitaire environnementale sont considérables. Et ce pour plusieurs raisons. Premièrement parce qu’aujourd’hui une partie de notre santé dépend de notre environnement extérieur. Deuxièmement, car se préoccuper de notre environnement c’est montrer notre attachement à notre planète et à son écologie, c’est à dire au respect des principes fondamentaux qui commandent son équilibre. Y compris en ce qui concerne les déjections canines qui apparaissent parfois pour certains comme étant naturelles voire culturelles tellement elles sont tolérées depuis longtemps. Une initiative prise à Brest montre qu’il est possible, outre les contraventions, de prévenir ce phénomène. La capitale finistérienne a ainsi engagé une grande campagne d’informations sur les déjections animales et a mis en place des espaces dans les parcs publics dédiés spécifiquement à cette populations (environ huit millions de chiens en France). Y compris aussi en ce qui concerne le tri sélectif, l’abandon des sacs plastiques, les économies d’énergie, l’utilisation d’ampoules longue durée…
Il est troublant, à l’heure où les nuages s’accumulent sur l’état de notre planète de voir que des comportement répréhensibles se poursuivent. Cela démontre à quel point le chemin à parcourir est long pour démocratiser des comportements responsables, soucieux de l’environnement sans pour autant renier l’idée du progrès telle que nous la pensons. Néanmoins, l’on constate également que nombreuses sont les personnes en phase su le diagnostic. De plus, certaines réussites sont à montrer en exemple, à travers le monde. En expliquant et en impliquant le citoyen dans cette démarché environnementale, la mutation des comportements pourrait poindre à l’horizon plus vite qu’on ne le croit.
Dans ce contexte, le slogan du ministère de l’écologie : “Il n’y pas de petits gestes quand nous sommes 63 millions à les faire” sonne alors comme une évidence.
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TEXTE 2 : La santé de l’homme n°380 Novembre Décembre 2005
A partir du texte, quelles sont à votre avis les raisons qui poussent les jeunes à fumer ?
Malgré une législation de plus en plus stricte, depuis la loi Simone Veil, en 1976, qui interdisait de fumer dans le salles de classe à la loi Claude Evin, en 1991, ou plus récemment la loi du ministre de la santé Xavier Bertand avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics dont les établissements scolaires, interdiction de ventes de cigarettes au moins de seize ans…, le nombre de fumeurs jeunes reste étonamment élevé dans notre pays. Ainsi, près de neuf jeunes sur dix expérimentent le tabac. Certains, parmi lesquels de plus en plus de filles, ne cesseront plus de fumeur. Quelles sont les raisons qui poussent les jeunes à fumer ?
De nombreuses études sociologiques montrent qu’il existe un réel phénomène de mimétisme social. C’est-à-dire que l’effet de groupe existe bel et bien.
L’adolescence se révèle également un âge où la pratique sportive régulière baisse. Or on le sait, sport et tabagisme font mauvais ménage. A l’inverse, l’absence de pratique sportive a pour conséquence l’augmentation du nombre de fumeurs.
Autant l’autorité parentale s’exerce pleinement jusqu’aux derniers moments de l’enfance, autant il est difficile pour des parents de s’inscrire contre le tabagisme de leurs néo-adolescents. Le tabac, plus que toute autre drogue, licite ou illicite, bénéficie d’une image sociale totalement différente du cannabis par exemple. Or les danger sont tout aussi importants pour la santé de l’individu.
A chaque âge de la vie sont associés des rites, des symboles qui agissent comme autant d’emblêmes et étendards. Soucieux de se vieillir pour entrevoir les avantages supposés du monde adultes, les adolescents, devrait-on dire parfois comme l’indique dans son dernier ouvrage François de Singly, les adonaissants, voire les adulescents pour les plus âgés, cherchent un moyen de contenance, une symbolique propre au monde adult. La cigarette appartient clairement à ce monde-là. En détenir entre ses mains confère alors une sorte de super-puissance qui pour en être factice n’en est pas moins grisante.
En la matière les actions de prévention contre les addictions tel le tabac sont particulièrement délicates à mettre en oeuvre. En effet, la jeunesse se méfie des discours des adultes, il est vrai parfois lénifiants. Il convient alors d’opérer avec prudence. Dire que la cigarette tue ne suffit pas à un âge où l’on se pense immortel. Et pourtant, que ce soit le tabagisme actif, 60.000 morts par an en France, ou le tabagisme passif, 6.000 décès prématurés estimés, nul ne peut plus affirmer que le tabac n’est pas dangereux pour la santé humaine.
Ainsi, on ne peut que considérer avec malice, les nouvelles campagnes de prévention contre le tabac qui mettent en avant la manipulation de l’industrie du tabac.
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Texte 1. Danone lance un yaourt bon pour la peau et pour les actions
Quelles sont les raisons d’un tel engouement ? Donnez-en deux.
Le sociologue Gérard Mermet, auteur du best-seller « Francoscopie », décrit notre société comme étant une société de casting. Qui dit casting dit donner la primauté à l’apprence extérieure.
Avec la montée de l’individualisme, l’apparence et l’esthétique personnelle prennent le pas sur les valeurs collectives et les valeurs intrinsèques à chaque individu.
De plus, le vieillissement de la population, 30% de la population aura plus de 60 ans d’ici à 2020, ne s’accompagne pas d’une valorisation de l’expérience et de l’ancienneté mais au contraire, d’une montée en puissance du jeunisme (ces valeurs de la jeunesse considérées comme étant les meilleures).
Une grande partie de la population est célibataire, environ 13 millions rien que dans notre pays. Une femme sur deux à New-York par exemple. De fait, il existe une volonté chez la plupart des célibataires de plaire et de séduire. Ce qui passe aussi, peut-être surtout, par le corps et ce qui s’en dégage. D’où l’attrait pour ces nouveaux produits très élaborés. En ce sens, la folie des omégas 3 dans l’alimentation montre que ce phénomène s’amplifie. Pour exemple, le dernier yaourt de Danone, Essensis, comprend des formules enrichies en Oméga 6 et se présente avec l’apparence des produits cosmétiques, par son code couleur (fuschia) et sa place dans les rayons, dans le rayon frais bien entendu mais également dans celui des produits cosmétiques.
Dès lors, il n’est pas surprenant que le géant de l’agroalimentaire Danone diversifie son offre en proposant de tels produits. C’est d’ailleurs un élément essentiel de la propagation de ces produits. A l’instar d’Actimel, Danone, Pepsico et autres Nestlé misent énormément sur ces nouveautés pour relancer leurs ventes. Ici l’offre entraîne la demande par le biais d’une forte présence dans les linéaires des grandes surfaces et des budgets publicitaires impressionnants par leur montant. Cela explique l’intérêt majeur dans les stratégies marketing de ces firmes et l’impact majeur sur le cours des actions de ces entreprises en Bourse. (Remarque : cependant, comme le montre, l’exemple de Philips Morris, qui dispose de deux activités, la première dans le tabac (Marlboro…) et dans le snacking et l’agroalimentaire (Jacobs-Suchards…) qui vend toutes ses activités alimentaires pour se concentrer sur la vente de tabac, secteur beaucoup plus rentable)
Le niveau d’éducation des individus augmente. Les consommateurs recherchent, à condition d’en avoir les moyens, (les études sur l’obésité montrent que les plus pauvres sont aussi les plus gros) des aliments qui respectent leur corps voire le valorisent.
« Ce qu’il fait à l’intérieur se voit à l’extérieur » disait récemment une publicité vantant les mérites d’un yaourt au bifidus actif. N’oublions pas que c’est avant tout une alimentation saine, équilibrée et sans excès qui permet d’être en bonne santé. Elle doit s’accompagner d’une hygiène de vie sans faille, en ce qui concerne la pratique sportive, les rythmes de sommeil, la prise de médicaments psychtropes, de tabac, d’alcool…
Sport le plus populaire de la planète, le football est victime de son succès : à savoir la prise de gros melon. Des commentateurs qui s’extasient devant les passements de jambes ultramillionnaires devant un public qui devant le prix des places dans les stades est assujetti à l’ISF. Rappel aux intégristes footballistiques ceci est une caricature. N’empêche comme dans toutes les caricatures pointent ici les dérives commerciales, je n’ai rien contre, il faut bien vivre, mais où l’enjeu prend le pas sur le jeu. Il est bon alors de revenir aux fondamentaux du football, ce pourquoi deux millions de personnes sont licenciées de ce sport. C’est ce à quoi dans un blog d’une grande richesses rédactionnelle et multimédia s’exerceErwan Le Duc, dont le prénom cache mal des origines certainement bretonnes. On s’amusera également des Cahiers du Football et notamment du diaporama de la semaine. Les puristes liront France Football. Tout le monde n’est pas obligé d’avoir de l’humour. N’est-ce pas Dhorasoo ?
Un euro par jour c’est la somme avec la quelle vivent un milliard de personnes. C’est aussi la somme avec laquelle les concurrents de Pékin Express doivent se débrouiller au fil des journées qui rythment leur parcours à travers l’Asie entre Pékin et Bombay, deux villes dont on ne dira jamais assez qu’elles représentent les futurs hauts lieux de pouvoir de notre planète. La première des douze étapes menait les concurrents vers Xibaipo, près du Lotus bleu à droite de la rizière de Ling Ping. A trouver sans l’aide de Philippe de Dieuleveult et pour cause. Trois jours pour 500 kilomètres sans de doper aux amphétamines, une épreuve dénommée la Virenque.
“Pourquoi pas nous ?”
Et elle n’est pas facile cette épreuve. Séfora met au parfum Cécilie sur la réelle nature de leurs relations et cela vire à la chamaillerie. De l’art de donner une bonne image des Françaises aux Chinois. Et puis demander en français « Pourquoi pas nous ? » à un Chinois c’est risquer une grave incompréhension dans un pays qui n’est pas réputé pour son usage des langues étrangères. Et il n’est pas aisé d’apprendre le chinois, parole de primo-sino-acquérant.
Sinogrammes
A force de reconnaissances de sinogrammes, Nelly et Fabien se trouvent en état d’immunité pour la première étape. Et c’est dans le musée de la Révolution que celle-ci se termine. Sous l’ombre de Mao Tse Doung, un tyran sans nom, Nadine et Sylvie, quatre minutes d’avance sur Thomas et Elie, remportent la première course. Medhy et Laurent, victimes d’une grave erreur d’orientation, balisent en la perdant. « La semaine prochaine dans Pékin Express », comment manger du canard laqué avec un euro en volant des pauvres paysans chinois en se faisant passer pour un bolchevik occidental en panne de sensations. Pleuvront les insultes sur la population agglutinée sur le parcours à la vue des caméras de télévision. Du grand art, du grand cochon dont on fête l’année en Chine. Zài jiàn ! Wo qù Zhōng guó (1)
Paru sur ZdNetCombien vaut un vote pour l’élection présidentielle ? A mesure que les écarts se resserrent dans les sondages entre les candidats les mieux placés pour le deuxième tour, la question se pose avec acuité. Il n’y pas beaucoup d’expériences de ce genre dans le monde démocratique. Aux Etats-Unis, vote-auction.com était semble-t-il un canular. En en 2000, des sites américains proposaient des échanges de voix entre partisans d’Al Gore et Ralph Nader. L’idée était de rester neutre en matière de répartition des voix au niveau global mais pas au niveau local (à l’échelle d’un état). Illégal
En France, vendre son votede manière public est illégal. E-bay a d’ailleurs supprimé récemment une annonce de ce type. N’empêche, la tentation peut être grande. On lira ainsi avec attention, le premier message, teinté d’humour provoquant ?, sur ce blog. D’autres se posent la question afin d’arrondir leurs fins de mois, se payer un Mc Do ou bien un carambar à la boulangerie du coin. Cela fut le cas également comme l’indiquait Versac sur son blog à l’occasion de la primaire socialiste. Ou encore ici, ou encore ici. Si la loi ne le permet pas pour le vote, rien ne l’interdit manifestement pour le parrainage. Cela se passe même à la tévision. Ainsi sur Lci, le maire de Noron-La Poterie vend son parrainage à Rachid Nekkaz.
Le vote est-il une marchandise ?
Cela n’aura pas suffit à Rachid Nekkaz. Primo, par ce qu’il lui en manquait encore une bonne trentaine pour atteindre la barre des 500. Secundo, parce qu’il déchire le parrainage en direct. A noter que André Garrec, le maire de cette petite commune du Calvados, ne déchire pas le chèque de son mécène à la fin. Précisons aussi que sur Internet circule une version tronquée de cette émission où il n’est pas montré le déchirement du parrainage par Rachid Nekkaz. Bref, un bel imbroglio.
Le vote est-il une marchandise comme une autre ? Si la question ne devrait souffrir d’aucune hésitation dans sa réponse tant les valeurs de la démocratie devraient être intrinsèquement les nôtres, il semble que cela devienne de moins en moins évident. Les partisans du vendre son vote y voient à la fois une liberté fondamentale et une manière de faire la nique à des pratiques politiques répandues. La force des lobbies dans notre société, qui la font parfois passer pour une lobbycratie, et des éléments de convictions dont ils font preuve. Ce sont les questions de la sincérité et de la transparence de l’engagement politique des citoyens qui sont posées avec force.
Ci-dessus un extrait de l’émission animée par Victor Robert, un brestois, L’effet Papillon, diffusée sur Canal Plus. L’une des émissions d’investigation les plus intéressantes du moment. (Dans cet extrait : les présentateurs de JT télévisés virtuels et l’essence "Terror Free Oil")
Pierre Assouline est journaliste et écrivain. Romancier et biographe, il anime également un blog consacré à la vie littéraire. Intitulé la République des livres, ce site dresse avec impertinence un portrait subjectif de la vie littéraire de notre temps. Au XIXème, il y avait les frères Goncourt et leur journal, Mauriac au XXème. Au XXIème, Pierre Assouline est bien parti pour leur succèder.
Pas facile de sortir un joueur du terrain. Comme le dit Pierre Desproges “si le chat n’est plus sur mémé c’est qu’elle est froide”, euh… pardon “On peut rire de tout mais pas avec tout le monde”.
Il est souvent délicat de parler de la mort. Pour tout dire le sujet est tabou et on le comprend. N’empêche, pour les soignants c’est une réalité côtoyée au quotidien. Le procès qui s’ouvre cette semaine de Chantal Chanel et Laurence Tranois suite au décès de Paulette Druais va relancer le débat sur la question de l’euthanasie suite à la loi Léonetti de 2005. Jeudi 15 mars, la décision juridique est tombée : acquittement pour Chantal Chanel et un an de prison avec sursis pour la médecin Laurence Tranois. Déjà la semaine dernière un collectif de 2.134 soignants a lancé un appel pour la dépénalisation de l’euthanasie active, c’est à dire l’injection d’un cocktail de médicaments (curare, potassium…) à dose létale. Cet appel tombe en pleine campagne présidentielles ce qui devrait être le meilleur moment pour parler de questions de société ne l’est pas forcément dans les faits.
La question des limites
Le débat éthique que pose l’euthanasie est difficile à bien des égards. Comment dire non à une personne qui souffre à en souffrir ? Comment, au contraire, accepter que quelqu’un puisse faire les frais, par erreur, par exemple d’une liberté accordée à quelqu’un d’autre ? Comment faire avec la détresse des soignants formés à soigner pas à induire la mort. La question est large. L’avis du CCNE avait pourtant le mérite de rappeler que la fin de la vie doit être digne, y compris dans le lieu de la mort (70% des décès ont lieu à l’hôpital alors que les individus souhaitent terminer leurs jours en paix à leur domicile si cela est techniquement possible). Les évolutions médicales ont dépossédé les individus de leur propre mort, indique le CCNE. La leur redonner pose avec force la question des limites de l’euthanasie.
Difficile d’être et d’avoir été. C’est la dure situation que s’apprête à expérimenter Jacques Chirac après l’annonce de sa non-candidature à l’élection présidentielle. Ce qui n’était plus qu’un secret de polichinelle est devenue une réalité affirmée. M6 revenait hier, comme France 2 l’avait fait en novembre, sur la vie de Jacques Chirac, cet animal politique casque caméléon toque en cul de vache. C’est un grand acteur qui disparaît de notre vie politique. On devrait d’ailleurs le revoir en février 2008 pour se voir remettre un César d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. A l’affiche de quatre présidentielles, de plusieurs mini-séries au gouvernement, Jacques Chirac a derrière lui une sacrée filmographie. Peu de films majeurs aux dires de ses opposants, des pépites que nos descendants trouveront aux couleurs de l’or diront les supporters de ce gaulliste pompidolien.
« Intelligent et méchant »
Nicolas Sarkozy a bien résumé la situation : « On le croit con et gentil. Il est intelligent et méchant ». On nous aurait menti donc. Un homme qui aime à la fois le sumo et les peuples premiers ne peut pas être un barbare. Non, mais ce n’est pas non plus nécessairement un bon président. On sent chez cet homme des blessures profondes comme l’abîme dont la présidence française ne l’aura pas guéri. Le documentaire de M6 hier hier tombait donc à point. Même si cela fait toujours bizarre une nécrologie, même politique, sans cadavre si ce n’est dans le placard. Et Dieu sait que la République est férue d’aménagement intérieur. Je me souviens avoir lue celle de Jean-Paul II près de trois ans avant sa mort. Une sensation de bizarrerie nous envahit. Voilà donc la révérence de « cet homme dont la vie est un roman », dit la voix off de M6.
On souhaite maintenant à Jacques Chirac, après sa déclaration d’amour à la France, dans ce « discours testament », de suivre plutôt les traces de Jimmy Carter que celle de Gérald Ford, celle de Nelson Mandela que celle de Valéry Giscard d’Estaing. On ne peut pas être et avoir été. Cela tombe bien, dévoué à une vie politique élective qu’il quitte désormais, Jacques Chirac peut renaître. Le caméléon se fera alors Phénix.
L’excision, qui consiste en l’ablation du clitoris, concerne au minimum cent millions de femmes dans le monde. Certaines études laissent à penser que le chiffre pourrait atteindre 120 millions. Trois millions de jeunes filles, souvent âgées de moins de dix années, sont excisées dans le monde, en Afrique surtout mais aussi, de fait, en France. Cette pratique qui mutile les femmes s’avère de plus à risques puisque les conditions sanitaires lors de l’excision sont pour le moins absentes. Si bien que l’organisation mondiale de la sant