It’s about life. Avec de « Mal en pis », Alex Robinson signait en 2001 son « premier roman graphique ». Un premier roman graphique, c’est quoi. C’est un début qui ressemble à une bande-dessinée, qui a l’air d’une bande-dessinée, qui se lit comme une bande-dessinée, mais qui, au final, laisse plus à penser que les ressorts de l’intrigue sont ceux du roman, que la construction narrative ne peut s’assimiler qu’à celle du roman. « De mal en pis » est l’histoire de Sherman Davies, libraire par nécessité dans une Amérique telle qu’on l’imagine. En recherchant un appartement en colocation, il rencontre Stephen Gaedel, un prof d’histoire, et sa petite-amie, Jane Pékar, dessinatrice de BD. Entre les trois, le courant passe… et trépasse quand Sherman ramène dans l’appartement sa nouvelle dulcinée en la personne de Dorothy Lestrade, assistante de rédaction dans une publication culturelle new-yorkaise. Dorothy qui n’est autre que l’ancienne colocataire virée de l’appartement par Jane et Stéphen. Voilà pour le début. Tout au long des 600 pages du livre, se jouent sous nos yeux de douces existences. Elles parlent de la difficulté de trouver sa voie dans un monde qui ne nous attend pas et qui peut à bien des égards se révéler impitoyable. Comme dans Dallas mais ici c’est à New York. Quelques trouvailes scénaristiques permettent de relancer l’intrigue en plaçant le lecteur en tant que témoin. Un auteur à suivre, déjà récompensé par le prix du Premier album à Angoulême en 2005.
A commander chez Dialogues.
Edité chez Rackham.

























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