Top. Le vrai journal
A bien y repenser c’est même l’été que l’émission de Karl Zéro n’a pas dépassé. Débarqué par Canal Plus, Karl Zéro a semblé éprouver quelques difficultés à digérer son éviction de la chaîne cryptée. Les critiques acerbes sur celle qui lui a succédé, la très pro Laurence Ferrari, en témoignent. En rebondissant sur un site internet connu pour des interviews politiques, l’homme continue à maîtriser son savoir-faire. Si au bout de dix années de diffusion, l’émission tournait un peu en rond, elle symbolisait à elle seule la liberté de ton à la télévision en général et sur Canal Plus en particulier. Mélange d’info et d’intox, détournement d’images, tutoiement de rigueur, aucun des canons journalistiques n’y était respecté pour le plus grand plaisir des 1,5 million de téléspectateurs, une performance pour Canal. On peut reprocher beaucoup à Karl Zéro, son traitement de l’affaire Alègre, sa recherche du soutien des politiques pour sauver son émission, son dilettantisme dans sa manière de traiter les sujets graves. N’empêche, son émission accrochait un jeune public souvent peu en phase avec le monde la politique.
Flop. Bataille et Fontaine.
« C’est moi le grand et toi le petit ». Cette fin 2006 a un léger parfum de disgrâce pour Laurent Bataille et Pascal Fontaine, ou bien le contraire. Les deux amis vont « se recentrer sur leur activité de production » comme on dit quand on est animateur et que le succès n’est plus au rendez-vous. C’est souvent ce qui arrive quand on pense tenir un filon d’or et quand les téléspectateurs s’aperçoivent que c’est du plomb. Jean-Marc Morandini s’en souvient encore. « Y’a que la vérité qui compte » et le rideau se ferme sur l’ère Bataille et Fontaine.
























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