L‘ex-Raïs irakien a vécu ses dernières heures (selon plusieurs sources concordantes) en Irak. La condamnation de Saddam Hussein avait été, lors de son procès, nette et sans appel au regard du système juridique irakien. L’exécution d’Hussein n’est pas sans poser de problèmes.
- Le premier, c’est que le dictateur n’a pas été jugé pour l’ensemble des crimes dont il est accusé.
- Le second, c’est qu’elle fait de Saddam Hussein un martyr pour une partie de sa communauté. Cela n’est pas le moindre des paradoxes.
- Le troisième, the last but not the least, comme aiment à dire nos amis les Anglais, c’est qu’elle est non-conforme à l’ensemble des valeurs humanistes qui sous-tendent nos systèmes démocratiques. Alors que l’abolition de la peine de mort va en 2007 devenir constitutionnelle dans notre pays, alors que plusieurs états américains s’interrogent sur la peine de mort, alors que le Japon n’utilise plus ce procédé juridique, alors que les dénonciations pleuvent sur la Chine, dont le régime fait payer aux familles des exécutés le prix de la balle qui tue leur membre, quand celle-ci montre le vrai visage de son régime moyen-âgeux. Alors… alors Saddam Hussein meurt, dans une indifférence quasi-générale.
Edité deux fois, les 29/12/06 à 23 h et 30/12/06 à 14 h 45
























1 réponse pour le moment ↓
1 La Babole // 30 décembre 2006 à 10:21
La Babole (petite bonne femme illustrée de Haute Savoie) a également réagi à cette actualité : http://lababole.arviblog.com/article-112665.html
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