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Top. A la Maison Blanche
Martin Sheen n’est plus président des Etats-Unis. Il n’a pas été remplacé par Gérald Ford, et pour cause, et ne passe pas la case départ. Son successeur se nomme… Vous le saurez en regardant la saison 7 d’A la Maison Blanche. Si dans sa grande bonté, le groupe France Télévisions diffuse via France 4 des épisodes de la série, on en est encore qu’à la saison 3. D’ici 2012, les multiples rediffusions à des heures incongrues des trois premières saisons devraient être terminées et il pourrait être envisageable de passer aux trois suivantes. On a rarement vu une série aussi proche de la réalité en ce qui concerne le pouvoir politique. Si l’ode à l’Amérique éternelle, bénie des Dieux, est présente, le fait est qu’on plonge en même temps que les acteurs dans les intrigues du Potomac, du nom de la rivière de Washington D.C. D’autant plus que la réalisation de la série recourt aux techniques de narration les plus élaborées, n’hésitant pas à recourir aux flashbacks, aux intrigues multiples et liées, aux personnages secondaires, n’accordant pas nécessairement le bon rôle aux gentils organisateurs du cabinet présidentiel. Au sommet du pouvoir plus qu’ailleurs chacun possède une part d’ombre.

Flop. Commander in chief et Etat de grâce
Nostradamus n’étant plus de ce monde, on ne sait pas quel présage la déprogrammation de Commander in Chief, dont la diffusion est reléguée sur Teva au lieu de M6, préfigure. Ni le semi-échec d’Etat de Grâce, produit par France cet automne. N’empêche, difficile de ne pas y voir « un ciel qui flamboie éclairci de monstruosités hongroises se pourléchant les babines de goulash à la crème », écrit le devin dans son exégèse numéro 2007. En insistant un peu trop lourdement sur le caractère féminin de ces deux séries, les producteurs ont creusé leur propre tombe. Ainsi, nous n’avons pas été épargnés par les sempiternelles turbulences familiales de ces deux executive women. Si Grâce Bellanger apportait malgré tout un peu de fraîcheur à son rôle, la caricature de présidente qu’elle représentait ne pouvait que laisser de marbre les aficionados de ce genre de séries télévisées. Quand son mari l’honore sur le lit présidentiel, on se met à craindre l’arrivée des chars russes place du Trocadéro. Quant au Potus (1) féminin, elle gave aussi vite qu’une oie du Capitole pour Thanksgiving.
La seule chose de réussie dans cette série fut sa campagne de lancement aux Etats-Unis à l’été 2005. L’idée était pourtant généreuse mais le scénario se perd dans un affrontement quasi-permanent avec le leader de la Chambre américaine, joué par le père de Kiefer Sutherland, celui-là même qui se débat avec lesméchantsquionttuésoncopainleprésidentpalmeralorsquec’étaitungentil. Sans compter que le doublage en version française renforce cette impression d’anodine fable de Noël. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. C’est beau comme idéal, c’est moins efficace comme trame de scénario.
1. Potus = Président of The United States

























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