On peut beaucoup reprocher à TF1. Son côté Marly-Gomont à 13 heures, son sens du spectacle dans ses émissions documentaires. N’empêche en cette année 2006, celle qui n’en a qu’une aura sorti de sa poche un joker que l’on ne s’attendait pas à voir apparaître et surtout elle l’aura fait en s’autoproclamant, avec grande malice, la chaîne de la diversité culturelle. Avec l’intronisation d’Harry Roselmack, piqué à Canal Plus, non seulement TF1 n’a pas perdu de téléspectateurs, ce qu’elle craignait, mais aura gagné en respectabilité. Comment dès lors accuser la chaîne du groupe Bouygues de faire preuve de discrimination ? Car non seulement les faits sont ténus, mais la médiatisation de cette arrivée aura éclipsé les actions des autres chaînes en la matière. Le bel Harry, cet ami qui vous veut du bien, par ses qualités, peut voyager loin. Sa classe enthousiasme la gent féminine et son ton ne dépare pas dans la grande famille des présentateurs de journaux. Et le journal de 20 heures continue à truster les premières places des audiences avec dix millions de téléspectateurs en moyenne chaque soir.
Flop. Hécatombe politique sur France 2
Sur France Télévisions, les femmes sont à l’honneur depuis longtemps. En 2007 cela ne sera pas forcément le cas. Lasse de n’avoir à faire qu’aux JRI en salle de pause, ou à Patrice Drevet en train de réciter les capitales européennes en rotant, Béatrice Schonberg et Marie Drucker se sont mises en quête de l’âme sœur sur un site Internet qui a fait ses preuves en matière d’out-placement : www.gouvernement.fr. Un mercredi matin à l’Elysée, enfer ou paradis c’est selon, les deux jolies demoiselles se retrouvent assises devant une trentaine de messieurs. Elles ont sept minutes pour leur poser des questions, ceux qui répondent bien ont le droit de passer en deuxième semaine. Pour Béatrice, ce sera Jean-Louis Borloo, pour Marie Drucker, ce sera François Baroin. “Marie, si tu nous regardes”. Ces liaisons fatales causent pas mal de soucis aux deux présentatrices. Faisant fi de leurs qualités respectives, leur direction leur demande de cesser la présentation de leurs journaux le temps de la campagne électorale. Rien par contre sur Christine Ockrent qui partage sa vie avec Bernard Kouchner, personnage politique préféré des Français selon les sondages. Rien sur Estelle Denis (M6) qui fait des passes, je vous en prie, au sélectionneur de l’équipe de France. Certes, la confusion des genres peut être critiquable. C’est oublier que les journaux télévisés ne sont pas réalisés que par une seule et unique personne. C’est oublier aussi que journalisme et objectivité ne vont pas très bien ensemble. Porter son regard sur un événement, choisir un sujet, des mots pour en parler, c’est être subjectif pas nécessairement partisan. Rien d’ailleurs en ce sens n’avait été reproché aux deux présentatrices. En appliquant le principe de précaution de manière si manichéenne, France Télévisions risque de se prendre les pieds dans le tapis. Qui de ceux qui n’avoueraient pas leurs relations politiques ? Qui de ceux qui partagent leur vie avec des patron(ne)s de boîtes qui achètent moult espaces publicitaires à la télévision. Et pourquoi n’est-ce pas le personnage politique qui s’effacerait le temps d’une campagne électorale pour laisser à sa compagne la possibilité de mener carrière ? Un bon thème pour l’Arène de France.
Une chose est sûre, on sait pour qui Claire Chazal ne perdra pas son poste : François Bayrou. En s’affrontant à chacune de leurs interviews, Bayrou mène 3 à 1 pour l’instant, mais rien n’est joué, les deux lascars forment un couple au moins aussi comique que le Muppet Show, vaguement revisité de Cauet.
La liste aurait pu être très longue. Trois émissions cependant sortent du lot. Les voici. Pour toutes les autres, pas de problème. Elles ont toute l’année 2007 pour faire pire.
Next. « Cogner la tête d’une fille par terre, je crois que c’était une bêtise ». C’est par ces termes d’une grande sincérité qu’un adulescent américain explique le départ d’une jeune fille lors d’un rencard télévisé. L’émission s’appelle Next et passe sur Europe 2 TV. Le concept est le suivant : des filles ou des garçons (mais toujours du sexe opposé à celui qui reçoit) attendent dans un camion. Ils vont s’essayer à la drague. Ils peuvent gagner ou perdre un second rendez-vous, date en américain. Le perdant retourne au camion, dit du mal de celle qui lui a mis un râteau, se touche l’entrejambe si c’est un mec, rentre le vente et dit d’une voix grave : « En plus elle a de petits nibards ». La perdante retourne au camion, dit du mal de celui qui lui a mis un râteau, se caresse les seins et dit d’une voix sensuelle : « Ce mec a un vrai problème grave avec les jolies filles ». Le célibataire peut donner un deuxième rendez-vous. Et perdre la face. En effet, l’autre n’est pas obligé d’accepter et peut choisir de prendre l’argent à savoir un dollar passé avec le célibataire. Soit pour deux heures de rendez-vous, la magnifique somme d’environ 100 euros. Et la perspective de se faire chambrer au lycée. En espérant que le blackboulé n’est pas regardé Bowling for Columbine et ne dispose du permis de chasser l’éléphant.
Le divertissement de la 8. Voilà un jeu qui ravira celles et ceux qui ne savent pas encore que Windhoek est la capitale de la Namibie, Etat qui a pris son indépendance de l’Afrique du sud en 1990 et qui compte à peine 1,8 million d’habitants soit une densité de 2,2 habitants/km2. C’est dire le désert qu’est la Namibie (le kalahari notamment). Aucune chance que ce genre de question ne tombe. La spécialité des deux individus qui essaient d’animer l’émission est de se couper la parole voire de se la faire couper, la parole, par leurs invités, qui ne prennent aucunement leur participation au sérieux. « Tiens, Armelle, pour ta promo, tu vas sur Direct8 ». « Ah, ouais, dans quelle émission ? » « Ben, euh, l’émission où il y a des caméras allumées. Il y aura une table et des chaises pour s’asseoir. Tu verras, c’est sympa. En plus les questions sont faciles ».
L’appel gagnant. Sur RTL9, tu iras. L’appel gagnant, tu regarderas. De rire, tu te tordras. La vie n’est pas facile pour tout le monde. Pour les animatrices de cette émission phare de RTL9, la chaîne la plus regardée du câble, obligées de se dénuder pour que les gogos-zappeurs s’arrêtent sur le programme et téléphonent à ce numéro surtaxé pour suggérer une suggestion suggestive à une énigme carambar. Pour les téléspectateurs aussi, surtout ceux des maisons de retraite de l’Est de la France qui à défaut d’avoir perdu l’esprit, pourraient avoir perdu l’usage de la parole et toute sensibilité dans les membres supérieurs et contraints à regarder ces inepties la journée durant. Je vous laisse, j’ai un coup de fil à passer.
A nos trois gagnants, merci. Il est bon de rire parfois.
Rien de nouveau sous le soleil des talkshows en cette année 2006. La rentrée télévisuelle n’aura pas été l’occasion de bouleverser un genre qui a fait son trou sur les chaînes françaises. Si bien qu’il donne parfois l’impression d’avoir été enterré vivant. Principal élément le passage de France 2 à Canal Peluche de Thierry Ardisson. Manifestement les vacances n’ont pas été assez longues pour le maître français du genre. Pâle copie de son émission francedeuxième, Salut les terriens trouve son public chez les ufologues, ces amateurs d’OVNI, à ne pas confondre avec les urologues, comme on ne confond pas les vessies avec les lanternes.
Son alter-ego, Marc-Olivier Fogiel réédite sur M6 sa production de France 3. Sa marionnette des Guignols de l’info ne bouge pas son positionnement d’un iota. « Eh PPD, t’as tellement les boules qu’il faudrait un A380 pour les transporter ». Les frères ennemis de la télévision ont au moins de le mérite de persévérer et de conserver un certain public de fidèles. Tout le monde ne peut pas en dire autant. 2006, annus horribilis pour Evelyne Thomas. « Chacun sa place » disparaît de la grille de RTL 9. Rien ne va plus pour la Marianne de la télévision depuis son départ de l’écurie de Jean-Luc Delarue. Ce dernier sur France 2, se refait une virginité après avoir senti le vent du boulet. Sur la même chaîne, Laurent Ruquier remplit son rôle de monsieur bons offices. Pas sûr qu’il passera ses vacances avec Muriel Robin. D’un autre côté cela permet de disposer de Florence Foresti avec un peu plus d’ampleur. Un passage de relais en quelque sorte. Florence Foresti, 29 ans et douze mois, adore le sandwich au pain et parodier les gens connus. Merci d’avance pour 2007
- Le premier, c’est que le dictateur n’a pas été jugé pour l’ensemble des crimes dont il est accusé.
- Le second, c’est qu’elle fait de Saddam Hussein un martyr pour une partie de sa communauté. Cela n’est pas le moindre des paradoxes.
- Le troisième, the last but not the least, comme aiment à dire nos amis les Anglais, c’est qu’elle est non-conforme à l’ensemble des valeurs humanistes qui sous-tendent nos systèmes démocratiques. Alors que l’abolition de la peine de mort va en 2007 devenir constitutionnelle dans notre pays, alors que plusieurs états américains s’interrogent sur la peine de mort, alors que le Japon n’utilise plus ce procédé juridique, alors que les dénonciations pleuvent sur la Chine, dont le régime fait payer aux familles des exécutés le prix de la balle qui tue leur membre, quand celle-ci montre le vrai visage de son régime moyen-âgeux. Alors… alors Saddam Hussein meurt, dans une indifférence quasi-générale.
Edité deux fois, les 29/12/06 à 23 h et 30/12/06 à 14 h 45
Martin Sheen n’est plus président des Etats-Unis. Il n’a pas été remplacé par Gérald Ford, et pour cause, et ne passe pas la case départ. Son successeur se nomme… Vous le saurez en regardant la saison 7 d’A la Maison Blanche. Si dans sa grande bonté, le groupe France Télévisions diffuse via France 4 des épisodes de la série, on en est encore qu’à la saison 3. D’ici 2012, les multiples rediffusions à des heures incongrues des trois premières saisons devraient être terminées et il pourrait être envisageable de passer aux trois suivantes. On a rarement vu une série aussi proche de la réalité en ce qui concerne le pouvoir politique. Si l’ode à l’Amérique éternelle, bénie des Dieux, est présente, le fait est qu’on plonge en même temps que les acteurs dans les intrigues du Potomac, du nom de la rivière de Washington D.C. D’autant plus que la réalisation de la série recourt aux techniques de narration les plus élaborées, n’hésitant pas à recourir aux flashbacks, aux intrigues multiples et liées, aux personnages secondaires, n’accordant pas nécessairement le bon rôle aux gentils organisateurs du cabinet présidentiel. Au sommet du pouvoir plus qu’ailleurs chacun possède une part d’ombre.
Flop. Commander in chief et Etat de grâce
Nostradamus n’étant plus de ce monde, on ne sait pas quel présage la déprogrammation de Commander in Chief, dont la diffusion est reléguée sur Teva au lieu de M6, préfigure. Ni le semi-échec d’Etat de Grâce, produit par France cet automne. N’empêche, difficile de ne pas y voir « un ciel qui flamboie éclairci de monstruosités hongroises se pourléchant les babines de goulash à la crème », écrit le devin dans son exégèse numéro 2007. En insistant un peu trop lourdement sur le caractère féminin de ces deux séries, les producteurs ont creusé leur propre tombe. Ainsi, nous n’avons pas été épargnés par les sempiternelles turbulences familiales de ces deux executive women. Si Grâce Bellanger apportait malgré tout un peu de fraîcheur à son rôle, la caricature de présidente qu’elle représentait ne pouvait que laisser de marbre les aficionados de ce genre de séries télévisées. Quand son mari l’honore sur le lit présidentiel, on se met à craindre l’arrivée des chars russes place du Trocadéro. Quant au Potus (1) féminin, elle gave aussi vite qu’une oie du Capitole pour Thanksgiving.
La seule chose de réussie dans cette série fut sa campagne de lancement aux Etats-Unis à l’été 2005. L’idée était pourtant généreuse mais le scénario se perd dans un affrontement quasi-permanent avec le leader de la Chambre américaine, joué par le père de Kiefer Sutherland, celui-là même qui se débat avec lesméchantsquionttuésoncopainleprésidentpalmeralorsquec’étaitungentil. Sans compter que le doublage en version française renforce cette impression d’anodine fable de Noël. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. C’est beau comme idéal, c’est moins efficace comme trame de scénario.
Ed Il faut toujours se méfier des facteurs. Derrière leur casquette La Poste, se cachent parfois des vendeurs de calendriers bien zélés. C’est en tout cas l’avis d’Ed Stevens, avocat de son état, qui le jour de son licenciement retrouve son épouse dans les bras de son postier. “Bougez avec la Poste”. Patatras, son monde s’effondre tel un château de cartes. Il décide alors de retrouver son village natal : Stuckeyville. Au bowling, qu’il vient de racheter il ouvre un cabinet d’avocats. Et s’attaque à une chimère : la reconquête de son amour de toujours : Carol Vessey. Aux Etats-Unis, la série a duré quatre saisons avant de trépasser de sa belle mort. Chez nous, c’est sur France 4 que les téléspectateurs peuvent goûter à cette succulente comédie qui sent bon l’herbe coupée les samedis après-midi, la colle Cléopâtre, les premières galoches, le diabolo menthe. Avec son ami Michaël, Ed s’amuse à des paris les plus fous les uns que les autres : monter sur un cheval d’enfant dans un jardin public, torse nu en criant « Yeeee Aaaaaaah », se mettre le plat de pâtes sur la tête dans un restaurant chic… « J’ai essayé, j’ai perdé mais j’ai bien rigolé », aurait déclaré Jules César après avoir visionné la série entre deux tournages de Rome. De quoi mettre du piment dans une vie gagnée par la routine de la nostalgie d’une période non vécue.
Flop.
VIP Teva diffuse V.I.P, une série centrée sur Pamela Anderson qui indique : « J’aime V.I.P parce que c’est drôle; il y a beaucoup d’action et je joue un rôle qui me convient parfaitement…”. A savoir celui d’une belle femme, un peu nunuche, qui se retrouve par une sorte de faille spatio-temporelle du scénario à la tête d’une agence de sécurité deux secondes après être en train de vendre des hots-dogs dans un restaurant de Beverly Hills. Pamela « Vallery Irons » Anderson recrute des nymphes aussi agiles que peu performantes en QCM de culture générale, et des body-builders dont la moindre des qualités n’est pas de disposer de deux cerveaux et un muscle. Du grand art. Au rayon des séries qui ne cassent pas trois pattes à un canard, V.I.P mérite une place de choix tant son seul avantage se résume aux tenues légères et transparentes de Pamela Anserdon. Mâtin, quelle actrice !
Ce soir j’ai été intronisé “professeur de devinettes” par mes filles. Notre jeu à table consiste à se poser des questions les plus farfelues. Celui qui donne la bonne réponse a le droit de poser la question suivante. Pendant ce temps, le repas se termine et ceux qui finissent leur assiette disposent du droit d’aller chercher à cloche-pied leur dessert dans le réfrigérateur. Les enfants sont formidables.
Pour moi qui réalise des QCM de culture générale à longueur d’année, le plaisir ne fut pas feint de voir enfin cette compétence symbolisé par ce titre honorifique. Et vous savez-vous pourquoi les pages jaunes sont-elles jaunes ? La réponse à ceux qui la demandent à l’adresse suivante mcabon@gmail.com
… pour aller danser. Je ne sais pas quand date la fin de cette croyance dans ce bonhomme rouge dont les couleurs, la bouille furent révélées par un géant du Cola pour les besoins de son plan de marchéage. Une tunique rouge, la barbe blanche, des bottes noires, les lutines à mes côtés, il manque la Harvey Davidson. L’an dernier déjà je sacrifiais l’apparence à la joie des petits et des grands. Déguisé en Père Noël, voguant de la maternelle au collège, imaginez le tableau, entre “Il est né le divin enfant” et “ça farte les gars” (gros succès l’an dernier. Je m’entends cette année à des ovations pour “ne sors pas découvert. Mets ta cagoule”
Je ne sais pas vous, mais moi l’exil de Johny Hallyday en Suisse, j’ai beaucoup de mal à y croire. La première raison tient au fait que je ne comprends jamais rien à ce qu’il raconte. A croire que c’est Jean-Jacques Goldman qui écrit le texte de ses interventions. J’en prends pour preuve ses diverses interviews, notamment sur Europe 1, pour expliquer son éventuel départ. A un moment donné, en écoutant les propos à l’envers, on entend assez distinctement “J’avais d’abord prévu d’aller boire une mousse puis je me suis ravisé et j’ai pris un Pastis… En suite (on peut comprendre “Parti en Suisse”, et voilà peut-être d’où vient l’erreur), j’irais peut-être faire un gros popo (qui peut s’entendre par “Impôt)”. Bref, ce n’était pas beaucoup plus claire que cette interview donnée sur France 3 Pas-de-Calais il y a quelques mois de cela.
Une station suisse bientôt désenneigée
La seconde raison vient que chacun est tout de même libre d’aller habiter où il veut. Le choix d’une station de ski suisse, où d’ici 2040 il n’y aura même plus de neige, peut étonner. Il y en a bien qui habite Marly-Gomont. Dans un demi-siècle, tellement il est inusable, Johnny Hallyday devra se réfugier en Antarctique là où le chant des manchots est le seul moyen de s’attirer les regards du sexe opposé.
La troisième raison provient de l’inexactitude des données concernant les stars émigrées. Yannick Noah et Jeanne Moreau ont à ce titre effectué de cinglants démentis. Je passe sur la quatrième raison pour aller directement sur la cinquième et m’insurger ici contre les propos à l’emporte-pièce. La dictature de l’émotion a une nouvelle fois frappé. Devant la partition supposée de la Belgique, Johnny Hallyday, préférant ne pas choisir entre la Flandres et la Wallonie, choisit un terrain neutre, et c’est tout à son honneur. Ce n’est pas la première fois qu’un citoyen français, pour des raisons financières, économiques, de qualité de vie, de facilité, de changement de job, quitte notre pays. Et Johnny Hallyday n’est certainement pas le plus riche de ceux-là. Le symbole qu’il représente engendre le débat. Pourquoi celui-ci n’est-il pas serein et forcément lié à des considérations politiques électoralistes ? Le soutien de Machin ne fait pas ce que Truc attend de lui. Bidule qui appelle à voter pour X a été condamné pour… De bonne guerre mais on est loin de la grande politique et des défis qui se posent à notre nation.
La question de la fiscalité des grandes fortunes a été maintes fois posée. Des rapports ont été commandés, publiés, débattus, sur cette question. Et rien de rien. Je ne parle pas ici de mesures, de réformes, qui ne pourraient être que la conséquence de prise de décisions mais de débats, qui eux précédent le choix. Où se trouve notre intérêt général du point de vue financier, moral et de l’équité ?
C’est amusant la distribution. Lieu central du consumérisme, le monde de la distribution est parfois gagné par le gigantisme. Ainsi, le plus grand hypermarché, à ma connaissance, du monde est français. Il dispose de 25.000 m2 de surface de vente, sous l’enseigne Carrefour près de Toulouse (Edit). Un autre du même acabit se situe à Villiers-sur-Bière. Le plus gros hypermarché de France, selon le magazine spécialisé Linéaires réalise 336 millions d’euros de CA. Il s’agit du Auchan de Vélizy. Au m2, la palme revient au Carrefour de Grenoble, avec 26.000 euros par an et par m2. Une sacrée performance quand on sait que la moyenne du secteur se situe aux environs de 12.000 euros par an et par m2. Au Canada, se trouve par contre la plus grande surface commerciale du monde avec plus de 500.000 m2 de surface de vente, soit 800 boutiques. Il s’agit du West Edmonton Mall dans la province de l’Alberta. Imaginez des produits vendus sur une surface équivalente à 100 terrains de football.
… Bon, ben voilà, mon quart d’heure de gloire est arrivé. Merci Wahrol. Plus de 2.000 visites ce jour sur ce blog. Une envie d’en savoir un peu plus sur moi, sur l’aventure du blog, sur la culture générale, les sciences humaines ? Que nenni ! Un concentré de tout cela en définitive. Les raisons de la majorité de ces visites tiennent en une seule question “qui est le gagnant d’Incroyable talent” ? Comme j’ai commis le crime d’écrire un article pour IMédias sur cette question, l’affluence est de mise. Comme je suis généreux, voici la vidéo de Salah le bienheureux. Vous pouvez aussi lire ce message sur “Qu’est-ce que le talent ?” (Tapez 235 dans le moteur de recherche sur votre gauche pour retrouver l’article)
L’affaire d’Outreau restera dans la mémoire judiciaire comme celui d’un échec patent et marqué du sceau de l’infamie. France 5 revenait hier sur cette sombre histoire dans une série de deux documentaires intitulée « Outreau : autopsie d’un désastre », présentée par Carole Gaessler.
A Outreau sont accusées 17 personnes de faits pédophilie et d’appartenir à un immense réseau de proxénétisme international. 13 d’entre elles seront ensuite, comme on le sait, innocentées. Ainsi, Daniel Legrand a le malheur de ne pas être petit et de s’appeler par son nom. La belle affaire. Ce jeune homme, qui habitait à plus de quinze kilomètres, ne sera accusé sur l’apparition d’un surnom, le grand « Dada ». « On m’a fait comprendre que l’on me relâcherait si j’avouais », relate Daniel Legrand. « On lui donnait de l’importance (à Myriam Badaoui, l’accusatrice-coupable) », dit Alain Marécaux, l’ex-huissier de justice.
D’autres questions restent en suspens
Les conséquences de cette affaire sont considérables. Autant l’accusation avait été sans nuances, autant la libération des faux coupables a donné lieu à une vaste entreprise de repentance nationale avec force indemnités, naturelles, à la clé. Sans pour autant poser toutes les questions. « J’ai même été brûlé à l’eau de Javel », dit Legrand père à la commission parlementaire chargée de l’enquête sur l’enquête. François Mourmand s’est suicidé en prison en l’administration, par la camisole chimique des médecins disent ses avocats. Cela a-t-il donné lieu à un vaste débat sur les conditions sanitaires et de sécurité dans les prisons françaises, sans cesse accusées de confondre privation de liberté et négation du respect de l’identité humaine ? Hélas, non.
Depuis, il n’est pas un seul procès lié à des affaires de pédophilie dans lequel l’avocat de la défense n’interpelle pas les juges en leur reparlant de l’affaire d’Outreau. L’erreur judiciaire d’Outreau immobilise en partie notre justice. La vérité ne sort plus de la bouche des enfants.
Il faudra aussi attendre cinq mois à David Brunet, un des innocents d’Outreau, pour revoir son fils, Anthony, qu’il a eu avec Karine Duchochois, plus de trois ans après son incarcération. A-t-on débattu des procédures de placement, et de signalement, dans notre pays qui font généralement le bonheur des dénonciations anonymes ? Non, hélas, non. « Toute cette affaire était censée protéger des enfants. Mais elle en a détruit beaucoup », précise Karine Duchochois.
Lynchage médiatique
Seul l’Abbé Viel est revenu habiter, après son acquittement, à Outreau. Les autres innocents connaissent des fortunes diverses. Alain Marécaux, par exemple, a tout perdu, sa dignité, son cabinet d’huissier de justice, mais aussi l’espoir que l’existence se ponctue de petits bonheurs.
C’est aussi, indirectement, le procès du lynchage médiatique. L’absence du respect de la présomption d’innocence, avant le premier procès, est à ce titre emblématique des faiblesses de la société de l’information, voire de la délation, qui est la nôtre. Les lecteurs, les auditeurs, les téléspectateurs retiennent plus facilement les premiers faits que les rectificatifs qui paraissent par la suite. « Il n’y pas de fumée sans feu », diront les bonnes langues soucieux de trouver de la véracité dans les adages populaires. Certes, mais il n’y a pas de feu sans pyromane.
La journée internationale de lutte contre le Sida, le 1er décembre de chaque année, est l’occasion de rappeler à chacun l’importance de la luttre contre cette maladie. L’an dernier en France, 6.700 nouvelles personnes sont devenues séropositives (2/3 d’hommes). 27% d’entre elles sont homosexuelles (essentiellement des hommes). Les femmes d’orgine subsaharienne sont également très touchées, de même que les adutes de plus de quarante ans, qui relâchent la pression sur le port du préservatif.
L’Afrique dévastée
La situation est invese dans les pays d’Afrique. Là, les nouvelles contaminations touchent surtout les femmes de 15 à 49 ans. La place des femmes dans ces sociétés, le manque d’éducation, la volonté de maintenir des relations sexuelles même dans des cas à risque pour ne pas être quittée par son homme, le manque de structures médicales (peu d’Africains connaissent leur sérologie) expliquent ce résultat catastrophique en terme de santé publique. Ainsi 2/3 des cas de Sida provienennt d’Afrique, là où les moyens manquent pour soigner les malades. Car si elle ne se guérit pas encore la maladie peut se maîtriser à condition d’en avoir les moyens financiers. Certains malades occidentaux vivent, au prix d’un traitement permament et de souffrances quotidiennes faut-il le rappeler, depuis plus de 25 ans avec cette maladie découverte pour la première fois par Gottlieb à Los Angeles en 1981.