Archives pour novembre 2006

La culture générale cela se cultive. Pour ce faire, le site Alyon.org, avec sa multitude de QCM, rugit.

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Paru sur IMédias

Des inconvénients du direct. Jamel devait animer dimanche 26 novembre au soir une émission annoncée à grands renforts de publicité. L’émission a été lancée comme il se doit par le management de Fun Radio. L’humoriste a le vent en poupe en ce moment, succès au ciné, émission de télé en vogue, un DVD qui sert à la lutte contre le réchauffement climatique. Blog sur le site de la radio, téléchargement de podcasts de présentation de plus de deux heures… « L’empathie, t’as compris, Jamel ? ». « Ouais c’est le contraire de télépathie ». Du grand art, de l’espoir d’une émission digne de ce nom sur Fun. De la blitzkrieg aussi. Plutôt blitz d’ailleurs puisque le témoignage de Jamel dura au maximum six minutes top chrono. Coincé par un bungalow dans le dos, diplomatique ou pas diplomatique, le comique n’a pu tenir son engagement. Prochaine date : début janvier. Pas facile dans ces conditions pour les animateurs, dont la petite Sophie, de continuer l’émission. Et on retombe vite dans les travers de la libre antenne. Mélusine a un problème avec le bizutage : « Ce n’est pas grave, ton corps change ». Et puis l’envie vient vite de changer de station. Les conversations d’ado pré-pubères s’écoutent aussi bien dans des bars technos du centre-ville le mercredi après-midi quand l’internant libère ses otages. « Fous ta cagoule » et mets les voiles.

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“Le crise cardiaque Restaurant” est un fast-food comme il en existe tant aux Etats-Unis. Le secteur représente 12 millions d’emplois et sa responsabilité dans le décès prématuré de 400.000 personnes par an !

La particularité est de ce fast-food de l’Arizona est de proposer à ses clients, outre les produits habituels de ces chaînes de restauration, un menu au contenu édifiant : un hamburger de 8.000 calories, les besoins d’une personne pour trois jours, constitué d’un kilo de viande de boeuf, d’une bière ou d’un coca, de frites cuites dans du lard et d’un paquet de cigarettes. Les clients ressortent en fauteuil roulant, accompagné par une serveuse déguisée en infirmière. L’obésité américaine est devenue un véritable phénomène de société comme le montre ce document de l’Ambassade de France à Washington : un américain sur trois obèse, 2/3 en situation de surpoids. Ce qui laisse peu de place aux mannequins anorexiques. Ce mal du siècle des sociétés occidentales touche lui aussi la France. Notre pays compte ainsi 5,91 millions d’obèses.
Burger8000.jpg

En savoir plus sur le net :
http://www.obesite.com/

Mortelle obésité

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La question peut faire frémir. Elle se pose cependant en toute liberté sur les sites proAna (pour pro-anorexiques). Ces sites sont utilisés par de jeunes filles pour vanter les mérites de l'anorexie et en décrire les symptômes et l'évolution. Popularisée par le web puis par des émissions de télé y consacrant des sujets, la communauté pro-Ana est cependant, et c'est heureux, débordé par les antis. La nature, et ici la culture, générant le tout et son contraire. Rappelons que l'anorexie touche 2% des femmes à un moment donné de leur existence comme le rappelle cet excellent dossier du site Doctissimo. La récente actualité avec le décès de deux mannequins depuis septembre, la première en Uruguay, la deuxième au Brésil, qui se prénommait, comble de l'ironie, Ana, ou encore, de l'autre côté, l'interdiction faite aux mannequins anorexiques de défiler à Madrid, montre l'acuité de la question et de ses dangers. A noter qu'il y a également beaucoup d'intox quant à la notoriété et la quantité de sites proAna, qui sont, somme toute, difficile à trouver par l'intermédiaire de moteurs de recherche. (Enfin, petit rappel pour les très nombreuses personnes qui m'écrivent en m'interrogeant sur ce qu'elles doivent faire : je ne suis ni médecin, ni qualifié pour répondre. Je les invite à prendre rendez-vous chez leur médecin traitant pour échanger avec lui et/ou en consultant ce site : http://www.anorexie.com/fr/) Ci-contre, un dessin de Patrick Chapatte. Anorexie_Chapatte.png @import url(http://medias.lemonde.fr/mmpub/css/blog.css);

Les mystères de l'anorexie LE MONDE | 10.04.07
© Le Monde.fr

Mise à jour de cet article : 10 avril 2007

(Note pour les commentateurs, trices : évitez le style SMS pour faciliter la lecture des internautes. Merci) 

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« Le rapport au travail n’est jamais neutre vis-à-vis du destin de la souffrance », indique le docteur Leboul qui reprend une phrase de Christophe Déjours. Les effets du travail sur l’être humain peuvent doubles et opposés. Au sens étymologique, travail signifie souffrance. Sur le plan de la santé mentale, le travail peut avoir des effets dévastateurs, comme le montre les cas de harcèlement moral, ou très négatifs. A l’opposé, le travail peut s’avérer une source de plaisir, qui se définit ainsi : quand il n’y a pas souffrance, c’est-à-dire quand il vise à permettre de conserver son équilibre psychique, nous sommes dans le domaine de la santé mentale toujours, ou de poursuivre sa conquête, ce qui est le but par exemple de l’intégration par le travail dans les CAT, centres d’aide par le travail, exemple des Papillons blancs sur Brest. Comment rester dans la normalité ? Toute la question qui se pose est de savoir quelles sont les conditions pour que le travail devienne souffrance ou plaisir.

Quelle est l’influence du travail dans la construction de l’identité de l’individu. Nous ne manquerons pas non plus de faire le lien avec les conditions socio-économiques, politiques et culturelles qui de fait influencent le travail, en nous posant la question de la prégnance et du rôle que l’idéologie peut jouer. Sauf indication contraire, les études dont nous retraçons brièvement l’essentiel proviennent de laboratoires de recherche français ou francophones. Les études menées pour tenter de déterminer l’existence de maladies spécifiques au travail n’ont rien démontré de probant. Soumis à des conditions de travail difficiles, l’être humain s’adapte et s’ancre à la normalité. Christophe Déjours a ainsi changé les termes de la problématique posée en se demandant « Comment ces personnes arrivent-elles à rester dans la normalité ? » Se pose alors la définition de la normalité, définition sur laquelle nous achoppons souvent, les positions pouvant se révéler contradictoires. Nous reprendrons, et c’est important de bien la connaître, « un équilibre, instable, fondamentalement précaire, entre souffrance et défenses contre la souffrance ». Il s’agit là d’une définition de la normalité dans le cadre de la psychodynamique du travail. D’une autre manière on dira de la normalité qu’elle est ce qui n’est pas anormalité, elle est ce qui est dans la ” norme ” qui n’est que la convention d’un groupe social en un lieu donné, à un moment donné.

Le travail : souffrance ou plaisir ?

La question de la reconnaissance Le plaisir au travail provient du fait qu’il nécessite, et ceci même dans les tâches les plus simples, une dimension créative qui est la source du plaisir. L’ergonomie démontre que tout n’est pas prévu, et que tout ne peut pas être prévu. Cela oblige l’intervenant humain a faire preuve de réactivité, d’adaptation et donc d’intelligence face aux contraintes du travail. Il vient alors que la nécessaire créativité peut être source de découverte de nouveaux savoirs, de nouvelles compétences, de réalisation de soi. Cependant, et c’est le propos essentiel de Christophe Dejours, pour que le plaisir soit associé au travail, il est nécessaire que le travail soit reconnu. Et si possible, elle n’en a que d’autant plus de valeur, reconnue par ses pairs et la hiérarchie de l’individu. La reconnaissance du travail vient des récompenses (Médailles du travail, tableau d’honneur des ouvriers les plus performants…) mais surtout de l’adaptation de l’organisation du travail à la découverte. La découverte dépasse alors le seul stade de l’épanouissement personnel de l’individu pour s’intégrer totalement dans le collectif du travail. La reconnaissance revêt en ce sens une dimension symbolique. Bien entendu, elle peut être associée à une valorisation financière mais avant tout l’individu est en quête de reconnaissance. Toutefois les études menées montrent une certaine déconnexion entre la reconnaissance et l’aspect financier. « S’il y a malheureusement du travail sans plaisir, il n’y a pas réellement du travail sans souffrance ». La souffrance au travail existe et existera. Nul doute ne peut subsister sur ce point. La question essentielle qui reste est celle d’un équilibre entre souffrance et plaisir au travail qui participe, comme d’autres paramètres, à la construction de l’identité de l’individu et à son épanouissement.

Mots clés en santé mentale et travail et psycho-dynamique du travail

Psychologie génétique, cognitive, sociale, travail, expérimentale, clinique, comparative. Etymologie du mot travail Psychopathologie-Psychodynamique Stratégies de défense collective et individuelle Notion de normalité avec sa définition Virilité, banalisation, sale boulot, Guerre des entreprises Cynisme viril Défi, déni, délit Déni de perception du risque. Conjuration de la peur. Retournement symbolique du couple passivité subie-défi actif au danger Risques et prévention Déconstruction Normativité, zèle, idéologie défensive de métier Aliénation Mobbing, Burn-Out. Karôshi. Reconnaissance. Identité de l’individu. Deuxième chance. Adaptation. Organisation du travail. Standardisation Ergonomie. Intelligence. Dimension créative. Références : Christophe Déjours. Paul Sivadon, Louis Le Guillant. Alain Wisner. Jean Bégoin. Hannah Arendt. Herbet Freudenberger. Leymann. Drida

Sur Internet :

Une interview de C. Dejours dans Place Publique Réhabiliter la normalité ?,

un article de C.Dejours Un résumé du livre “Souffrance en France, la banalisation de l’injustice sociale” par Catherine Le Gac, et un deuxième. Ces deux condensés, très complets, n’empêchent en rien la lecture complète de l’ouvrage paru au Seuil et format poche dans la collection Points.

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Les efforts en matière de sécurité routière portent leurs fruits. Selon que l’on considère un décès imputable à un accident de la route dans un délai de 8 jours ou de 30 jours après l’accident, le nombre de morts varie de 5.000 à 5.300 morts. Une division par plus de trois par rapport aux années 70. A l’époque la législation sur l’alcool au volant en est à ses balbutiements. En cliquant ici vous pourrez accèder aux statistiques de l’accidentologie de 2005.

Deux catégories sont particulièrement touchées : les crétins et les imbéciles. A savoir les conducteurs sous l’emprise de l’alcool et ceux qui ne confondent pas vitesse et précipitation. Par ailleurs, les personnes âgées ne sont pas plus touchées par les accidents de la route. Mais ceux qui les concernent sont plus graves et arrivent le jour, en semaine, en intersection et mettent aux prises deux véhicules. Concernant les jeunes, l’inconscience de certains conducteurs de scooters, sans casque, sans respect des règles élémentaires, les entraînent irrémidablement vers l’accident.

L’automobile et l’identité 

Prochain défi, alors que les autoroutes figurent parmi les voies les plus sûres, le trafic urbain. Plus du tiers des accidents mortels s’y déroulent et 80% des blessés y sont touchés. Considérée à la fois pour sa valeur d’image, la liberté qui s’en dégage, l’autonomie qui y est associée, l’automobile revêt un caractère identitaire très marqué. Il apparaît dès lors difficile de pouvoir s’en débarasser, serait-ce compatible d’ailleurs avec le mode de fonctionnement de notre société ?

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La culture ce n’est pas uniquement comme la confiture. Parfois en avoir ne sert à rien si ce n’est comprendre un peu mieux le monde qui nous entoure. Ci-après un questionnaire de culture générale auquel vous pouvez vous amuser à répondre. Les réponses vous seront données par retour de mail : mcabon@gmail.com

  1. Donnez les prénoms des trois rois mages. (3 points)

  1. Qui sont-ils ? (Répondre en donnant leur activité principale et le siècle actuel si vivant, siècle de décès si à cheval sur deux siècles. 0.5 point par bonne réponse)

Exemple : Eric Cantona ? Joueur de football et artiste. XXème siècle.

Auguste Renoir ?

François Truffaut ?

Macha Méril ?

Milan Kundera ?

François-René Chateaubriand ?

Nefertiti ?

Louis XIII ?

Hérode ?

  1. Qui a peint Marat assassiné en 1793 ?

A. Benoît B. David

C. Auguste D. Vendémiaire

  1. Qui a inventé le Père Noël ?

A. Personne ne l’a inventé, il existe B. Une marque de soda

C. L’Union Française des Commerçants (UFC) D. L’église catholique

  1. Aux Etats-Unis, qu’appelle t-on la procédure d’impeachment ?

A. Une bonne excuse pour ne pas aller à un dîner chez ses beaux-parents

B. La démission forcée du président

C. Le parjure devant un tribunal d’Etat

D. Une prise de ballon brutale au football américain

  1. Je commence par un E et finit par un T, je signifie Position d’une construction (corniche, balcon, tourelle) en saillie sur un mur, soutenu par des corbeaux, des consoles.

A. Encornement

B. Encadrement

C. Encorbellement

D. Egargoutement

  1. Combien de femmes avortent-elles en France chaque année ?

A. 12.000 B. 870.000

C. 220.000 D. 88.000

  1. Qu’est ce que la phase juvénile de l’adolescence ?

A. La puberté B. L’âge ingrat

C. Une période d’évolution positive D. L’amour d’une personne plus jeune

  1. Où serait né Jésus ?

A. A Jérusalem B. A Bogota E. Aucune de ces villes

C. A Tel-Aviv D. A Bethléem

  1. L’Abbé Pierre aurait-il pu rencontrer Marylin Monroe ?

Oui Non

  1. Qui a écrit les « Nouvelles Confessions » ?

A. Jean-Jacques Rousseau B. Shakespeare

C. Lamartine D. William Boyd

  1. Selon une récente étude, Sara Lazar, neurologue de l’école de médecine de Harvard (Massachusetts, nord-est), indique que le vieillissement pourrait être ralenti et la concentration améliorée par :

A. La méditation B. La prise de vitamine B61

C. La marche à pied D. Une utilisation intensive de l’auto-cuiseur

  1. Qui, dans son dictionnaire, qualifie le cannabis « permet à un idiot neurasthénique d’avoir l’air d’un imbécile heureux »

A. Franz-Olivier Giesbert B. Yves La Prairie

C. Jean-François Kahn D. Alain Finkielkraut

  1. Citez quatre pays d’Océanie (2 points)

  1. Je suis un écrivain très connu pour mes pièces de théâtre. Je fais figure de maître en mon genre. J’ai dit « Je ne cherche pas l’universalité. J’ai assez à faire pour écrire une foutue pièce ». Mon nom ne comprend pas la dernière lettre du nom du gagnant du prix Goncourt 2006. Il semble que j’ai obtenu le prix Nobel de Littérature. (2 points)

A. Harold Pinter B. Albert Camus C.Ionesco D.John Coetzee

  1. Je dirige une entreprise présente à travers le monde par ses activités d’édition de presse et de fabrication d’armement. Mon père est mort récemment d’une infection nosocomiale. Il était passionné de courses. J’édite les magazines Elle mais aussi le Journal du Dimanche et possède une multitude de maison d’éditions. Je suis jeune et mon prénom est Arnaud. Qui suis-je ? (2 points)

 

 

  1. Dans le domaine des médias, qu’est ce que l’ours ?

A. Le gardien du bâtiment

B. L’encadré présentant les coordonnées du journal

C. Un espace publicitaire

D. Le réfrigérateur de la rédaction

 

 

  1. A quel personnage de l’Odyssée d’Homère fait référence le personnage « Nono le petit robot » ?

A. Achille B. Platon C. Ulysse D. Albator

 

  1. « Je suis l’actrice préférée des français ». Qui suis-je ?

A. Annie Girardot B. Edith Piaf

C. Sophie Marceau D. Vanessa Paradis

 

  1. Le panda mange :

A. du bambou B. du chou

C. de l’eucalyptus D. du tabac

 

  1. Quel dessinateur s’est rendu célèbre par son album « L’enquête corse »

A. Enki Bilal B. René Pétillon

C. Georges Wolinski D. Martin Veyron

 

  1. Quel est le nom de la demeure de Charles de Gaulle à Colombey-les-deux-églises

A. La Boisserie B. Le « petit palais »

C. « La grandeur de la France » D. L’Elysée-Montmartre

 

  1. Un journal quotidien paraît, en France, pour les enfants en bas âge. Son titre ?

A. « Mon quoti » B. « News Later »

C. « Mon journal » D. « Dents de lait »

 

  1. Classez ces pays par ordre de grandeur, en superficie (1 pour le plus grand, 4 pour le plus petit)

A. Chine B. Australie

C. Inde D. Russie

 

25. Que signifie Gemmage ?

 

A. La substance gélatineuse que l’on extrait de certaines algues, les gélides

B. Le développement des boutons d’une plante, leur disposition générale

C. L’action d’inciser le tronc des pins pour en recueillir la résine

D. Un des constituants de l’humus

 

26. J’ai peint l’Addition, la ferme, Peinture, je suis mort à 90 ans à Palma de Majorque. Je suis aussi célèbre dans mon art que Patrick Dupond dans le sien. Espagnol, j’ai connu Kandinsky dans ma jeunesse. J’ai fui la guerre dans mon pays à partir de 1936. Je suis : (2 points)

 

A. Gaudi B. Miro C. Bacon D. Vermeer

 

27. Mon nom est Seth. Qui était mon frère ?

 

A. Isis B. Horus C. Osiris D. Epa Tan

 

28. Qui est Condoleezza Rice ?

 

A. Une chorégraphe de Chicago

B. Une femme politique américaine

C. Une chanteuse de R’N B

D. La sœur de Bob Dylan

 

29. Qui est l’actuel roi du Maroc ?

A. Mohammed VI B. Hassan I

 

C. Mohammed IV D. Hassan II

30. On me connaît au Pérou mais aussi dans les métros de Londres en feu après les attentats. José Maria de Heredia m’a composé un poème. Le mercredi je côtoie des coups de becs, je suis issu de la mythologie (2 points).

Andismaque Pan Kanardonis Faunus

 

Thésée Arès Vertumne Chiron

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Paru sur ZDNet
Attendu pour jeudi soir. Vous avez certainement entendu parler de cette vidéo pirate « ils ont volé ma recette » de Ségolène Royal. Diffusée par l’intermédiaire de Dailymotion et visible ici, cette vidéo montre une nouvelle fois qu’un(e) candidat(e) doit prendre en considération l’ensemble des nouveaux médias lors de ses interventions. Tout propos est susceptible de se retrouver hors de son contexte. Ils sont très forts au sein des équipes de DSK et Fabius pour le rappeler.
Regardons la vidéo (voir figure 1) en elle-même. Au début Ségolène Royal anime une réunion sur le projet PS pour l’élection présidentielle. Ce n’est pas la foule. Et les voisins de la candidate s’ennuient ferme. L’un se gratte les cheveux, l’autre dit oui tout le temps tellement qu’il fait penser à ces toutous que l’on mettait d’antan sur les plages-arrières des R12. Et puis cette phrase « je suis pour les 35 heures au collège », suivie peu de temps ensuite par une analyse posant la question de savoir comment des professeurs de l’enseignement public peuvent-ils assurer leurs missions d’encadrement, de suivi et de préparation des cours et en plus donner des cours individualisés. Brouhaha dans la salle. « J’t’avais dit qu’on a eu raison de venir », murmure l’un. Le sujet est bouillant au PS, dont 1 adhérent sur 5 est prof, et en France où le sujet de l’école ne peut jamais être abordé sereinement, phagocyté par les stéréotypes et les raisonnements à courte vue. D’un côté comme de l’autre.
Et les médias de parler de trahison, Ségolène Royal ne de pas vouloir envenimer « la polémique », et le web de se repasser la vidéo bien plus souvent que Kamini. La Vidéo a été regardée plus de 800.000 fois, ce qui est juste un peu moins que le nombre de profs dans notre pays, et 3 fois plus que le nombre d’adhérents au parti de François Hollande. Sur le site Désirs d’Avenir, les commentaires pleuvent. Difficile de se faire idée sur leur impact. Au sein du PS, Ségolène Royal n’est pas la tasse de thé de tous. D’ailleurs il n’est pas cinq heures. Plusieurs blogs plus ou moins satiriques sont ainsi en ligne. Mais cela montre au moins que la possible faveur des adhérents socialistes à Ségolène Royal ne passerait comme une lettre à la Poste, ou devrions-nous dire comme une vidéo sur Dailymotion.

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Reporters sans Frontières lance une grande pétition contre la censure sur Internet dans un trop grand nombre de pays. Certains internautes peuvent même être arrêtés pour avoir critiqué la politique de leur gouvernement sur le web. Inadmissible. Essentielle pour la liberté d’information et d’expression, la liberté de la presse mérite qu’on y attache de l’attention. 66 journalistes sont morts en 2006 d’avoir voulu informer.

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Kamini - Marly Gomont
Vidéo envoyée par yom_

Marly Gomont, haut lieu du rap rural. Un succès médiatique pour un beat qui est bon. Et dire que cela commence par un blog.

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Paru sur Zdnet
Ils sont 50 sur la ligne de départ. Casaques vertes, bleues, foncées ou claires, rouges, roses, blanches… Un vrai arc-en-ciel avec au bout du compte un trésor. Ce n’est pas le grand prix de l’arc de triomphe, cher aux turfistes patentés, mais de la course à l’élection présidentielle dont il s’agit. L’homogénéité n’est pas de mise entre les candidats. Pas pour une question de programme et d’ambition, on les perçoit différents, mais sur la question de recherche de parrainage. Le nerf de la guerre pour se présenter à une élection. Il existe 43.000 parrains possibles en France. Parlementaires, conseillers généraux, régionaux, maires, leur pouvoir, en ces temps obscurs, est considérable. Si plusieurs des candidats, investis ou supposés, à l’élection n’ont pas ce problème de récolte des signatures, il n’en est pas de même pour la majorité. Et la notoriété, si elle aide, n’est pas la panacée en la matière. Ainsi, le site du parti d’Olivier Besancenot, la LCR, interpelle ses visiteurs pour que ceux-ci pratiquent du buzz et regardent dans leur carnet d’adresses si un ou deux parrains potentiels ne s’y cachent pas. Le Front national n’utilise pas la même technique, (des vrp-militants sillonnent la France à la recherche de signataires) mais l’on sent poindre déjà, dans les discours aux accents dramaturgiques des fidèles de Jean-Marie Le Pen, que la partie n’est pas gagnée pour lui non plus. Ce que confirment les propos de Dominique de Villepin dans un récent entretien au Nouvel Observateur. La probable absence de Bruno Mégret (525 parrainages en 2002) pourrait lui faciliter la tâche.

Liste des signataires sur le net

La difficulté tient dans le nombre de signatures à recueillir mais également dans la publicité qui est faite par la suite du nom des parrains (ou des marraines d’ailleurs, soit dit en passant). Le Conseil constitutionnel vient récemment de repréciser les règles en la matière. Lors de l’élection de 2002, il avait publié l’intégralité des listes de parrains. En 2007, il ne le fera, faute de lois précises en la matière et malgré sa volonté, que sur 500 d’entre elles.

Dans le Journal Officiel, seules les premières 500 signatures, le minimum pour pouvoir se présenter, avaient fait l’objet d’une publication. Si l’audience du Journal Officiel, le quotidien officiel de la République, lecture fastidieuse s’il en est, est pour le moins réduite, il n’en est pas de même depuis l’avènement du web. Ainsi, et ce n’est pas de la délation, il est possible de consulter ces listes. En direct sur le site de Voltaire.net ou bien en tapant le code CSCX0200760K sur le site officiel du journal gouvernemental.

Transparence et embarras

Cette démarche de transparence embarrasse les candidats des partis peu ancrés dans le corps des grands électeurs qui craignent une volte-face de leurs soutiens habituels. « Eh, Monsieur le maire, t’as parrainé (utilisez le nom du candidat incriminé), ce crypto-(utilisez une idéologie du passé). Tu sais où tu peux te le mettre ton vote la prochaine fois ». Les balades sur les marchés peuvent devenir plus vertes que nature pour les parrains. Même si ceux-ci n’ont agi que pour permettre la libre-expression de certaines tendances politiques.

En 2002 Olivier Besancenot ne s’était qualifié que pour 43 parrainages, Jean-Marie Le Pen pour 33. Jacques Cheminade, candidat en 1995 grâce à 556 parrainages, n’est pas en reste sur son site Internet. Nous reviendrons d’ailleurs prochainement sur les « petits candidats » à cette élection présidentielle.

Le parrainage peut devenir, selon le contexte, une véritable arme de destruction massive. Des consignes de parrainage peuvent être données, ou non, de la part des partis disposant de nombre de signatures. Le but ici est soit d’empêcher un malotru de venir piquer des voix dans la besace de son copain soit de mettre un candidat avec pour objectif un croque en jambe. Tant que ce n’est pas une gifle ou un coup de boule.

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Rien ne se perd, tout se transforme. Ce principe enseigné dans les classes de biologie au collège vaut également pour la télévision. La nouvelle émission de l’ufologue en titre Thierry Ardisson sur Canal Plus en est l’illustration. On prend presque les mêmes et on recommence pourrait-on dire. Salut les terriens ressemble donc étrangement à Tout le monde en parle. L’un des derniers invités d’Ardisson sur France 2 était Jamel Debbouze, le premier de Salut les terriens, fut… Jamel Debbouze. Fidèle à lui-même, l’humoriste est un bon client, tout autant que Pascal Bruckner en promo pour son livre sur la repentance ou Anggun sur sa capacité à synthétiser et à parler d’autres choses que de la musique. N’est-ce pas elle qui, dans Paris Dernière, trouva cette définition succulente au terme de souple employé pour qualifier des chansons commerciales, « parce que cela se consomme tiède ». Le trublion Laurent Baffie cède la place à Stéphane Guillon. Celui-ci excelle dans son rôle de promoteur des ventes de réfrigérateurs américains pour femme en plein déni de grossesse. Il reste encore une place à la télévision pour les provocateurs. On dit souvent de Thierry Ardisson qu’il réinvente la télévision à chacune de ses émissions. Autant dire que le Géo Trouvetou manque ici singulièrement d’idées. Si le nombre d’invités est moins important que sur France 2, la durée de l’émission aussi. Et l’on sent que les vacances ont été rudes pour l’animateur pour réussir à changer de packaging à son concept. On dirait du Thierry Ardisson, cela a le goût du Thierry Ardisson, et c’est du Thierry Ardisson. Cette émission Canada Dry, vantée telle un 7/7 déjanté par Canal, justifie néanmoins le détour. A condition d’apprécier la sagacité du concepteur et le mélange des genres qui ne sacrifient pas la culture aux paillettes. Et vice et versa. Taratata.

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17 avril 1950. Un homme meurt. Il s’appelle Edouard Mazé. Ouvrier de son état, il participe à l’une de ses nombreuses manifestations, anti-Indochine, anti-misère qui ponctuent le climat social de l’époque. Les CRS ont l’ordre de repousser la manifestation. Plusieurs coups de feu résonnent. Un homme meurt. Il s’appelait Edouard Mazé. De ce bout d’histoire, Kris, alias Christophe Goret, au scénario, et Etienne Davodeau, au dessin, s’emploient à faire rejaillir à la fois l’essentiel et le détail. Car cet assassinat apparaît comme un symbole pour les syndicalistes de l’époque. Conscients de l’importance de l’image, ils font appel à René Vautier, cinéaste militant, pour tourner un film sur l’ambiance dans la classe ouvrière brestoise. Destiné à entretenir les mythes et perpétuer le souvenir, le film sera projeté 88 fois dans les rues de Brest. En fond sonore un poème de Paul Eluard, « Au rendez-vous Allemand » en hommage au journaliste Gabriel Péri. “Un homme est mort qui n’avait d’autres défenses que ses bras ouverts à la vie”. La pellicule cède à la 89ème projection. Du film il ne reste rien. Cet ouvrage de bande-dessinée lui redonne vie sous une forme nouvelle avec l’émotion que sait si bien traduire Etienne Davodeau dans son dessin, lire Rural ! et Les Mauvaises gens, et avec la force de la narration que Kris met dans ses scénarios. Il est l’auteur entre autres du Déserteur, avec Obion, et de Toussaint 66, avec Lamanda. A lire pour les amateurs de BD, et à tous ceux pour qui Siam et Glasgow, sont plus des noms de rue que des destinations loitaines.

« Un homme est mort », 15 euros. Aux Editions Futuropolis.

Un_homme_est_mort.jpg Kris.jpg

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Donc le ridicule ne tue point. Mais il assure de confortables audiences. M6 diffusait hier soir Incroyable talent. Le principe consiste en des amateurs qui viennent présenter leur talent, réel ou supposé, de tout ordre, face à un jury. Ce dernier se compose d’une directrice du cirque Pintade, d’un agent d’artistes et du directeur du Festival du rire de Québec tandis qu’une animatrice, Alessandra Sublet, tente d’exister lors des intermèdes. La bonne poilade. Pas de quoi se contorsionner sauf à regarder ses deux sœurs dont le sourire les fera passer au second tour, une idée peut-être pour les prochains candidats à l’élection présidentielle.

Drôle de créatures

Trois coups de buzzers, ou des buseurs c’est selon, et sonne le glas des espoirs des amateurs. Tabernacle. Un clone de Tom Cruise dans Cocktail balance ses bouteilles et le fond de ses verres dans le public. Il sera en deuxième semaine. Une sculpteur du vivant se déguise en orange et essaie de faire manger son micro à l’animatrice. Carton rouge. 35 pompiers-gymnastes de Paris permettent au public de se rincer l’œil, les mieux pourvues devant comme dans les meilleures émissions d’Arthur. Une stripteaseuse, qui aurait pu maigrir un peu plus des genoux, n’émoustille même pas la barre métallique qui lui sert de guide. « L’esprit fermé et coincé de la France » ne lui donne pas sa chance. Même punition pour une drag queen déguisée en soleil. Dehors on vous dit. « C’est bien mais c’est non », « On vous a déjà dit que vous aviez beaucoup de talent ? Oui, ma famille, répond le candidat, ému. Alors changez de famille », foudroie le jury. On se croirait dans « La Nouvelle star ». « A la revoyure », reprend le Québécois. Désillusions.

La société de casting chère au sociologue Gérard Mermet s’en trouve grandie. Tout devient prétexte à compétition, et de fait à exclusion, même le talent. Celui-ci, contrairement aux idées reçues, n’est pas un simple don de la nature. Il suppose à la fois un travail acharné dans un monde de passions et une écoute des critiques pertinentes et adéquates. Une définition qu’a fait sienne un trublion d’homme aux deux prénoms nommé Eric Antoine au talent d’humoriste autant que de magicien. Le plus grand du monde. « Deux mètres de haut ». ?



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