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"Le passé n'est qu'un préambule" – Chroniques, articles, cours

Politique friction

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Politique friction

Paru sur IMédias
Ce qu’il y a de bien avec les présidents américains c’est qu’on a l’impression que leur vie politique est un scénario d’Hollywood. Nixon, le film d’Oliver Stone (au devant de la scène ces jours-ci avec son film controversé sur les attentats du 11 septembre), en est une preuve complète. L’affaire du Watergate, qui entraîna la chute de « Dick » Nixon, créa aussi l’un des meilleurs films traitant du journalisme : Les hommes du président d’Alan Pakula. Franz-Olivier Giesbert, le directeur de l’hebdo Le Point, en parlait très bien dernièrement dans l’émission cosmopolite mais si précieuse Le Café Picouly. Où le débat tutoie les cimes, où l’originalité ne cède pas à la mode. Tout le contraire de Stéphane Bern et de son arène où finalement on se demande à qui il faut couper les testicules à la fin tellement le spectacle en est affligeant. Avec Les hommes du Président, Dustin Hoffman et Robert Redford, drôle de nom pour une voiture, reprennent à l’écran les rôles de Carl Bernstein et Bob Woodward, journalistes au Washington Post qui dénoncèrent les magouilles de Nixon. Mon petit doigt me dit que finalement Nixon n’était qu’un peu en avance sur son temps. Ma théorie n’a rien à voir avec un complot. Le président américain, qui n’était pas fan de télévision comme son duel avec John Kennedy l’a prouvé, il suait et semblait mal à l’aise quand l’autre « faisait l’amour à la caméra », n’a voulu dans les faits qu’apporter sa touche à l’édifice de la télévision. En posant des micros dans les locaux du parti démocrate, il n’est finalement que le créateur de la première émission de téléréalité.

« Etat de grâce » 

Les télévisions d’aujourd’hui sont toutes aussi mal à l’aise avec la politique fiction aujourd’hui. France 2 et M6 s’apprêtent à programmer deux séries, l’une française, l’autre américaine, sur le thème d’une femme présidente. On ne manquera donc pas Etat de grâce le 27 septembre sur celle qui en a deux, je parle de la chaîne. Et Commander in chief sur celle qui en a six d’ici la fin de l’année. Et le microcosme de s’interroger sur l’influence de ces deux fictions sur le vote des Français l’an prochain lors des élections présidentielles. Le débat est vieux comme la télévision, j’allais dire comme le monde par inélégance : influence-t-elle les votes de nos concitoyens et si oui dans quel sens ?

En vieil amateur de Casimir que je suis, je n’ai jamais pensé manger du Gloubiboulga. Et je connais même des amis volleyeurs qui trouvent que Anneeeee et Sergeeeee leur mettent une grosse honte virtuelle au regard de leurs propres performances. Faire confiance à l’intelligence. Jusqu’à preuve du contraire, je n’ai jamais vu personne venir avec sa télécommande dans un bureau de vote.

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Retrouvez-moi sur un blog que ne renierait pas Robert Lavoiturerouge : www.mikael-cabon.com

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